|
News & EventsJourney of Faith
Synode pour le Moyen Orient10-24 Octobre 2010Revue de la presse
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
Agé aujourd’hui de 75 ans, il fut élu patriarche le 30 mars 2006. L’Eglise copte-catholique est unie à Rome depuis 1442. En 1895, Léon XIII créa ce Patriarcat, dont le siège est au Caire. Cette communauté compte en Egypte 250 000 membres, soit une minorité par rapport aux 8 millions de coptes-orthodoxes égyptiens.
Lors d’un récent passage en France, il a invité les catholiques occidentaux à « suivre de près les nouvelles positives et optimistes, plus que celles “à la mode” et pessimistes. Ces dernières font plus de bruit, se répandent plus et donnent l’idée que la situation générale est ainsi. Mais ce sont souvent des cas particuliers qui prennent une ampleur dans la presse parce que ça fait du bruit et que cela sort de l’ordinaire, quand l’ordinaire est la vie pacifique. »
Réagissant aux assassinats qui ont endeuillé le Noël copte en janvier dernier à Nag Hammadi, Mgr Naguib a déclaré : « Ce crime a été un choc qui a heurté leur sens d’appartenance au pays et de fraternité. Beaucoup le considèrent un acte confessionnel. Mais les plus sages y voient le résultat d’un ensemble de facteurs qui engendrent et nourrissent le fanatisme, ces mêmes facteurs cités par les sages penseurs musulmans. » (Photo : Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC)
Rome, 25 octobre 2010 (Apic) Le patriarche d’Antioche, Gregorios III, a salué le changement de l’ordre protocolaire lors de la liturgie de clôture du Synode pour le Moyen-Orient.
![]() |
Gregorios III, patriarche d’Antioche (Photo: Wikimedia Commons)
» agrandir
Pour la messe de clôture de l’Assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient, célébrée le 24 octobre par Benoît XVI, l’ordre protocolaire d’entrée dans la basilique Saint-Pierre a été modifié. Selon un communiqué du patriarcat grec-melkite, le nouvel ordre, permettant de distinguer le collège des patriarches de celui des cardinaux et de celui des évêques, a octroyé une visibilité plus grande aux chefs des Eglises catholiques orientales. Cette visibilité est jugée importante, au …
[longueur: 967 caractères]
Par Fady NOUN | mercredi, octobre 27, 2010
« Un synode œcuménique avec tous les chrétiens de la région, catholiques, orthodoxes et protestants, est en préparation », annonce Grégoire III.
L'ouverture de l'année académique de l'Institut oriental pontifical aura été la dernière manifestation qui a vu, réunis à Rome, les patriarches des Eglises orientales catholiques ou leurs représentants au lendemain de la clôture de l'Assemblée spéciale du synode des évêques pour le Moyen-Orient.
Les patriarches ont assisté, à Sainte-Marie-Majeure, à la divine liturgie qui, cette année, était célébrée selon le rite maronite par le patriarche Sfeir, entouré d'un grand nombre d'évêques.
Une séance académique a inauguré la nouvelle année scolaire en présence du président du Conseil pontifical pour les Eglises orientales, le cardinal Sandri, chancelier de l'institut, et du supérieur général de la Compagnie de Jésus, le père Adolfo Nichola. Un déjeuner a réuni les présents.
Dans un entretien accordé au Figaro, le patriarche Grégroire III des grecs-catholiques a annoncé hier que l'élan imprimé à l'Assemblée des patriarches catholiques d'Orient se poursuivra et qu'un synode œcuménique était envisagé.
« J'espère que nous allons pouvoir travailler à un synode équivalent pour le Moyen-Orient avec tous les chrétiens de la région : catholiques, orthodoxes et protestants », a dit Grégoire III.
« Et si, face au poids des intérêts politiques, tout l'effort du synode n'était qu'utopie ? » A cette question posée par le correspondant du quotidien français, mais qui est sur toutes les lèvres, le patriarche Grégoire III a répondu : « L'échec ou la peur n'appartiennent pas au vocabulaire des chrétiens, qui sont les fils de la Résurrection ! Les chrétiens sont toujours optimistes. Nos dogmes ne divisent pas car ils ne disent rien d'autre que l'amour de Dieu pour les hommes. Tous, avec les musulmans, nous sommes responsables de la réussite de ce synode. »
Par ailleurs, le synode sur le Moyen-Orient a décidé de consacrer la région à la Vierge Marie. La dernière proposition (44) faite par l'assemblée affirme en effet : « Conscients des liens spéciaux qui, par dessein de Dieu, nous unissent à la mère de Jésus, nous proposons que toutes nos Eglises rassemblées confient, en un acte commun, tout le Moyen-Orient à la protection de la Vierge Marie. »
Une telle consécration devrait trouver un écho particulièrement favorable au Liban, où musulmans et chrétiens ont décidé de consacrer une fête nationale commune à la Vierge Marie.
A Rome même, la tenue du synode pour les Eglises catholiques du Moyen-Orient a convaincu le pape que les pays d'ancienne christianisation, comme le Moyen-Orient, ont besoin d'une nouvelle évangélisation. La prochaine Assemblée spéciale du synode des évêques, en 2012, sera donc consacrée à la nouvelle évangélisation, a donc décidé le chef de l'Eglise catholique.
Le pape en a fait l'annonce dimanche au cours de l'homélie qu'il a prononcée durant la messe de conclusion du synode des évêques pour le Moyen-Orient dans la basilique Saint-Pierre.
« La nécessité de reproposer l'Evangile aux personnes qui le connaissent peu ou qui se sont éloignées de l'Eglise a souvent été soulignée durant les travaux de l'Assemblée » pour le Moyen-Orient, a-t-il rappelé.
« Le besoin urgent d'une nouvelle évangélisation, notamment pour le Moyen-Orient, a souvent été évoqué », a-t-il ajouté en évoquant un « thème assez répandu, surtout dans les pays d'ancienne christianisation ».
Le pape a aussi rappelé la création, le 12 octobre, du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation.
Rome réfute les critiques israéliennes
Sur un autre plan, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, a réfuté lundi les critiques contre le synode venues du côté israélien, après une déclaration d'un responsable israélien.
Le directeur de la communication du Vatican a fait observer que « si l'on veut avoir une expression synthétique des positions du synode, il faut actuellement s'en tenir au "Message", qui est le seul texte écrit commun approuvé par le synode ces derniers jours ».
Il a précisé que les « contributions données par les pères » représentent une » très grande richesse » et une « grande variété » de points de vue.
C'est pourquoi on ne peut pas « considérer chacun comme la voix du synode dans son ensemble ».
« Dans son ensemble, l'évaluation du synode et de ses travaux dans les paroles du Saint-Père et dans l'opinion commune des participants et des observateurs apparaît comme très positive », conclut le P. Lombardi.
Le message final du synode pour le Moyen-Orient consacre trois paragraphes à la « Coopération et dialogue avec nos concitoyens juifs ». Pour la première fois, les documents d'un synode sont disponibles en hébreu sur le site de Radio-Vatican. Une intervention a reflété la situation des chrétiens de langue hébraïque. Un rabbin a eu la parole et a rencontré Benoît XVI. Enfin, trois documents du synode ont condamné l'antisémitisme et l'antijudaïsme.
BY CINDY WOODEN (CNS)
| Posted 10/25/10 at 4:27 PM
![]() |
VATICAN CITY (CNS)—Closing the Synod of Bishops for the Middle East, Pope Benedict XVI said, “We must never resign ourselves to the absence of peace.”
“Peace is possible. Peace is urgent,” the pope said Oct. 24 during his homily at the Mass closing the two-week synod.
Peace is what will stop Christians from emigrating, he said.
Pope Benedict also urged Christians to promote respect for freedom of religion and conscience, “one of the fundamental human rights that each state should always respect.”
Synod members released a message Oct. 23 to their own faithful, their government leaders, Catholics around the world, the international community and to all people of goodwill. The Vatican also released the 44 propositions adopted by synod members as recommendations for Pope Benedict to consider in writing his post-synodal apostolic exhortation.
Although the bishops said the main point of the synod was to find pastoral responses to the challenges facing their people, they said the biggest challenges are caused by political and social injustice and war and conflict.
“We have taken account of the impact of the Israeli-Palestinian conflict on the whole region, especially on the Palestinians who are suffering the consequences of the Israeli occupation: the lack of freedom of movement, the wall of separation and the military checkpoints, the political prisoners, the demolition of homes, the disturbance of socio-economic life and the thousands of refugees,” they said in one of the strongest sentences in the message.
They called for continued Catholic-Jewish dialogue, condemned anti-Semitism and anti-Judaism and affirmed Israel’s right to live at peace within its “internationally recognized borders.”
Although relations between Christians and Jews in the region often are colored by Israeli-Palestinian tensions, the bishops said the Catholic Church affirms the Old Testament—the Hebrew Scriptures—is the word of God and that God’s promises to the Jewish people, beginning with Abraham, are still valid.
However, they said, “recourse to theological and biblical positions which use the word of God to wrongly justify injustices is not acceptable. On the contrary, recourse to religion must lead every person to see the face of God in others.”
Addressing the synod’s final news conference Oct. 23, Melkite Bishop Cyrille S. Bustros of Newton, Mass., said, “For us Christians, you can no longer speak of a land promised to the Jewish people,” because Christ’s coming into the world demonstrated that God’s chosen people are all men and women and that their promised land would be the kingdom of God established throughout the world.
The bishops’ point in criticizing some people’s use of Scripture was intended to say “one cannot use the theme of the Promised Land to justify the return of Jews to Israel and the expatriation of Palestinians,” Bishop Bustros said.
In their message, the bishops expressed particular concern over the future of Jerusalem, particularly given Israeli “unilateral initiatives” that threaten the composition and demographic profile of the city through construction and buying up the property of Christians and other Arabs.
They also offered words of support for the suffering Iraqi people, both Christians and Muslims, and for those forced to flee the country.
The synod members said they talked extensively about Christian-Muslim relations and about the fact that they both are long-standing citizens of the same countries and should be working together for the good of all.
“We say to our Muslim fellow-citizens: We are brothers and sisters; God wishes us to be together, united by one faith in God and by the dual commandment of love of God and neighbor,” they said.
But Christians must be given their full rights as citizens and the future peace and prosperity of the region require civil societies built “on the basis of citizenship, religious freedom and freedom of conscience.”
Throughout the synod, members said that while religious freedom and freedom of worship are recognized in most of the region’s constitutions, freedom of conscience—particularly the freedom to change religious affiliation—is not respected in many places.
The synod propositions called for educating Christians in the beliefs of their Muslim and Jewish neighbors and for strengthening dialogue programs that would help the region’s people “accept one another in spite of their differences, working to build a new society in which fanaticism and extremism have no place.”
Much of the synod’s discussion focused on the fact that many Christians are emigrating because of ongoing conflicts, a lack of security and equality and a lack of economic opportunities at home.
They praised those who have remained despite hardship and thanked them for their contributions to church and society.
While they did not call on emigrants to return home, they did ask them to consider it eventually and to think twice before selling their property in their homelands. Several bishops had told the synod that Christians selling off their property was turning previously Christian-Muslim neighborhoods and towns into totally Muslim areas.
One of the synod propositions said, “We exhort our faithful and our church communities not to give in to the temptation to sell off their real estate,” and they pledged to set up micro-finance and other projects to help people retain their property and make it prosper.
The synod members affirmed their commitment to efforts to promote full Christian unity and promised to strengthen cooperative efforts with other Christian churches in the region because “we share the same journey” and unity is necessary for effectively sharing the Gospel.
The bishops at the synod also recognized their own failures in not promoting greater communion between Catholics of different rites, with other Christians and with the Jewish and Muslim majorities of their homelands.
And they told their lay faithful, “We have not done everything possible to confirm you in your faith and to give you the spiritual nourishment you need in your difficulties.”
All Christians, including the bishops, are called to conversion, they said.
The propositions called for creation of a “commission of cooperation” between church leaders of different rites, the sharing of material resources and establishment of a program to share priests.
They also echoed a repeated call in the synod for the pope to study ways to expand the jurisdiction of Eastern Catholic patriarchs and major archbishops to allow them greater power in providing for their faithful who live outside the traditional territory of their churches and to consider dropping restrictions on ordaining married men to the priesthood outside the traditional homeland of the particular church.
Maronite Archbishop Joseph Soueif of Cyprus told reporters, “The synod is not a medical prescription or a cure” for the problems Christians face in the Middle East, “it’s a journey that is just beginning” and will have to be implemented by the region’s Catholics.
![]() |
ÑæãÇ - ãä ÍÈíÈ ÔáæÞ:
ãÇÐÇ ÈÚÏ ÇáÓíäæÏÓ" ãÇ åí ÇáÂáíÉ¿ åá ãä ÇÑÔÇÏ ÑÓæáí Úáì ÛÑÇÑ ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÐí ÕÏÑ ÈÚÏ ÓíäæÏÓ ÇáÇÓÇÞÝÉ ãä ÃÌá áÈäÇä¿
ÈÚÏ ÇáÓíäæÏÓ ÔíÁ ÂÎÑ¡ æÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí ãÑÌøÍ¡ Ëã ÊÍÑß ÑÇÚæí¡ ÃÈÑÔí¡ ÈØÑíÑßí... æÇáÂáíÉ ãæÖæÚÉ æÔÈå ãÊÝÞ ÚáíåÇ æßá ßäíÓÉ ãÍáíÉ æÝÞ ÇÓÊÑÇÊíÌíÊåÇ ÊÊÍÑß ÑÇÚæíÇ æÃÈÑÔíÇ æÈØÑíÑßíÇ.
æÇáÇÑÔÇÏ¿
ÕÍíÍ Çä ÈÇÈÇ ÓíäæÏÓ áÈäÇä ßÇä íæÍäÇ ÈæáÓ ÇáËÇäí¡ æÓíäæÏÓ ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ ßÇä ÈíäíÏíßÊæÓ ÇáÓÇÏÓ ÚÔÑ¡ æáßä æÅä ÇÎÊáÝÊ äÙÑÉ ÇáÇËäíä¡ ÅáÇ Ãä "ÇáÇÓÊÑÇÊíÌíÉ ÇáÈÇÈæíÉ" æÇÍÏÉ¡ æåÐÇ ÇáÈÇÈÇ ãßãá áÐÇß¡ æÐÇß ÇáÈÇÈÇ ãáåã åÐÇ æÕÏíÞå æ"ÍÇÝÙ ÚÞíÏÊå".
ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí ÍÇÕá áÇ ãÍÇáÉ¡ Ýí ÑÃí ãÔÇÑßíä "ßÈÇÑ" Ýí ÓíäæÏÓ ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ¡ áÇÚÊÈÇÑÇÊ ÚÏÉ ãäåÇ:
1 – Çä ÓãÇÍ ÇáÈÇÈÇ ÈäÔÑ ÊæÕíÇÊ ÇáÓíäæÏÓ – æåæ ÃãÑ ÇÓÊËäÇÆí – íÚäí ÇáÊÒÇã ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí.
2 – Çä ÅÚáÇä ÇáÊæÕíÇÊ íÚäí Çä áÇ ÓÑøíÉ ÊÍßãåÇ.
3 – áæ áã íßä ÇáÈÇÈÇ ãæÇÝÞÇ Úáì ÇÚáÇä ÇáÊæÕíÇÊ áãÇ äÔÑÊ¡ æÈÇáÊÇáí ßÇä ÇáÓíäæÏÓ äæÚÇ ãä "ßÑÓí ÇÚÊÑÇÝ".
æáßä ßíÝ íÚÏ ÇáÇÑÔÇÏ¿
ãä ÇáãÚáæã Çä ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí íÚáäå ÇáÈÇÈÇ¡ æåæ íãÑ Ýí ãÑÇÍá ÚÏÉ¡ æÍÇáíÇ ÇäÊÎÈ ÇáÓíäæÏÓ ÎáÇá ÇÌÊãÇÚÇÊå áÌäÉ (Èá ãÌáÓÇ) áãÊÇÈÚÉ ÃÚãÇáå ÊÖã ããËáÇ Úä ßá ßäíÓÉ. æÇáÇÚÖÇÁ ÇáãäÊÎÈæä åã: ÈØÑíÑß ÇáÓÑíÇä ÇáßÇËæáíß ÇÛäÇØíæÓ íæÓÝ ÇáËÇáË íæäÇä¡ ÇáÈØÑíÑß ÇáÓÇÈÞ ááÇÊíä ãíÔíá ÕÈÇÍ æÈØÑíÑß ÇáÇÞÈÇØ ÇáßÇËæáíß Ç䨿äíæÓ äÌíÈ¡ æãØÑÇä ÌÈíá ááãæÇÑäÉ ÈÔÇÑÉ ÇáÑÇÚí¡ æãØÑÇä äíæÊä Ýí ÇáæáÇíÇÊ ÇáãÊÍÏÉ ÇáÇãíÑßíÉ ááÑæã ÇáßÇËæáíß ßíÑáÓ Óáíã ÈÓÊÑÓ¡ ÝíãÇ Úíøä ÇáÈÇÈÇ ÇáãØÑÇä æÑÏæäí Úä ÇáßáÏÇä æÇáãØÑÇä íæÓÝ ÓæíÝ (ãÇÑæäí) æãØÑÇäÇð ÃÑãäíÇð¡ ÝÖáÇ Úä ÑÆíÓ ãÌãÚ ÇáÍæÇÑ Èíä ÇáÇÏíÇä ÇáãæäÓäíæÑ ÌÇä áæí ÊæÑÇä¡ æÃäíØÊ ÈåÐå ãåãÇÊ æÖÚ ÇáÎØæØ ÇáÚÑíÖÉ æÇáÃÝßÇÑ áÕæÛ ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí ÇáãæÚæÏ.
ÃÓÆáÉ ËáÇËÉ ØÑÍÊåÇ "ÇáäåÇÑ" Úáì ÈØÑíÑß ÇáÑæã ÇáßÇËæáíß ÛÑíÛæÑíæÓ ÇáËÇáË áÍÇã¡ æÇáãØÑÇä ÇáãÇÑæäí ÈæáÓ ãäÌÏ ÇáåÇÔã¡ æãØÑÇä ÇáÓÑíÇä ÇáßÇËæáíß ãíÎÇÆíá ÇáÌãíá. æÇáÇÓÆáÉ ßÇäÊ: ãÇÐÇ ÈÚÏ ÇáÓíäæÏÓ¿ ãÇ åí ÇáÂáíÉ ááÊäÝíп åá ãä ÇÑÔÇÏ ÑÓæáí Úáì ÛÑÇÑ ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÐí ÕÏÑ ÚÞÈ ÇáÓíäæÏÓ ãä ÃÌá áÈäÇä¿
æÝí ãÇ íÃÊí ÇáÇÌÇÈÇÊ:
áÍÇã
- ÈÚÏ ÇáÓíäæÏÓ ÓäÈÏà ãä ÍíË ÇäÊåíäÇ¡ Ãí ÊÌÓíÏ ÇááÞÇÁ ÇáÐí ÍÕá Èíä ßá ÇáÈØÇÑßÉ æÇáÇÓÇÞÝÉ æÇáÐí ÃÚØÇåã ÒÎãÇ æÚÒãÇ áíßæäæÇ Ýí ÎÏãÉ ÃÈäÇÆåã¡ ÇÖÇÝÉ Çáì ãÇ íãßä Çä ÊÍãáå ÇáÑÓÇáÉ ÇáÊí ÓíÕÏÑåÇ ÇáÈÇÈÇ¡ æåí ÑÓÇáÉ äÏÇÁ Çáì ßá ÇáÚÇáã¡ ãÓíÍííä æãÓáãíä æíåæÏÇ¡ æÊÍãá ÏÚæÉ Çáì ãÒíÏ ãä ÇáÊæÇÕá æÇáÍæÇÑ. ßÐáß ÓÊßæä ÇáÑÓÇáÉ ãæÖæÚÇ áÚÙÇÊäÇ Ýí ÇáÑÚíÉ æÖãä Úãá ÇáÇÎæíÇÊ.
åäÇß 44 ÊæÕíÉ¡ ÝíåÇ ÊæÌåÇÊ ÚãáíÉ áäÇ ßãÓíÍííä Ýí ßäÇÆÓäÇ æãæÇØäíä Ýí ÃæØÇääÇ¡ áÇáÊÒÇã ÞÖíÉ ÇáÓáÇã æÇáÚÏá æÇáãæÇØäÉ æÍÑíÉ ÇáãÚÊÞÏ. æåäÇß ÇÌÊãÇÚÇÊ ááÈØÇÑßÉ æÇáÃÓÇÞÝÉ ÇáßÇËæáíß Ýí áÈäÇä Ýí ßÇäæä ÇáËÇäí ÇáãÞÈá¡ æÝí ÓæÑíÇ åäÇß ÇÌÊãÇÚ ááãØÇÑäÉ Ýí ÊÔÑíä ÇáËÇäí¡ æËãÉ ÇÌÊãÇÚÇÊ Ýí ßá ãä ÇáÏæá ÇáãÚäíÉ áãÊÇÈÚÉ ãÇ ÍÕá Ýí ÇáÓíäæÏÓ.
- ÇãÇ Ýí ãæÖæÚ ÇáÂáíÉ Ýßá ßäíÓÉ ÊÃÎÐ Úáì ÚÇÊÞåÇ ßíÝíÉ ãÚÇáÌÉ ÇáãæÖæÚ. æäÍä ߨæÇÆÝ ßÇËæáíßíÉ áÏíäÇ ÓíäæÏÓ ÎÇÕ Èßá ØÇÆÝÉ¡ æáÏíäÇ ÊäÓíÞ Èíä ÈÚÖäÇ ÇáÈÚÖ Úáì ÕÚíÏ ÇáãÓÄæáíä æÇáÔÚÈ æÇáÇÎæíÇÊ æÇáÔÈíÈÉ æÇáãÄÓÓÇÊ ÇáÇÌÊãÇÚíÉ æÇáÊÑÈæíÉ æãÇ Çáì Ðáß. æßá ãØÑÇä íÏÑÓ ÇãßÇä ÇíÕÇá Ðáß Çáì ÇÈÑÔíÊå¡ ÇÖÇÝÉ Çáì áÞÇÁÇÊ Ýí ÇáãÑßÒ ÇáßÇËæáíßí ááÇÚáÇã ßá ËáËÇÁ¡ äÚÑÖ ÝíåÇ ãÇ ÍÕá æÓÈá ÇáãÚÇáÌÉ.
- ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí íÔãá ÌãÚ ßá ÇáæËÇÆÞ æÇáÇæÑÇÞ ÇáÊæÌíåíÉ ææÑÞÉ ÇáÚãá æÇáãäÇÞÔÇÊ ÇáÊí ÍÕáÊ æÇáãÏÇÎáÇÊ ÇáãßÊæÈÉ Çæ ÇáãÑÊÌáÉ¡ æÊæÖÚ ßáåÇ Ýí ÓáøÉ æÊÓáøã Çáì áÌäÉ ÇäÊÎÈäÇåÇ¡ æÇáì ÇáÇãÇäÉ ÇáÚÇãÉ¡ æÇáÈÇÈÇ íÕÏÑ ÇáÇÑÔÇÏ¡ æáßä ÑÈãÇ ÈÚÏ ÇÔåÑ.
ÇáåÇÔã
- ÕÏÑÊ ÊæÕíÇÊ ÚÏÉ Úä ÇáÓíäæÏÓ ÈáÛÊ 44 æÝí Ôßá ÇÓÊËäÇÆí æÇÝÞ ÞÏÇÓÉ ÇáÈÇÈÇ Úáì äÔÑåÇ¡ æåí ÊÊÖãä ÞÖÇíÇ ÚãáíÉ áÇ ÈÏ ãä ÊäÝíÐåÇ áßí ÊÊÍÞÞ ÇåÏÇÝ ÇáÓíäæÏÓ¡ Çí "ÇáÔÑÇßÉ æÇáÔåÇÏÉ". ÔÑÇßÉ ÇáßäÇÆÓ ÇáßÇËæáíßíÉ ãÚ ÇáßäÇÆÓ æÇáÌãÇÚÇÊ ÇáãÓíÍíÉ ÇáÇÎÑì¡ æÇáÔÑÇßÉ ãÚ ÈÞíÉ ÇáãæÇØäíä ÛíÑ ÇáãÓíÍííä ÇáÐíä íÚíÔæä Ýí ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ¡ Ýí ÓÈíá ÊÍÞíÞ ÓáÇã ÚÇÏá æÔÇãá áÌãíÚ ÇÈäÇÁ åÐÇ ÇáÔÑÞ.
- Çä ÇáÈØÑíÑß ÇáãÇÑæäí ÇáßÇÑÏíäÇá ãÇÑ äÕÑÇááå ÈØÑÓ ÕÝíÑ¡ æÇáÇÓÇÞÝÉ ÇáãæÇÑäÉ¡ ÇäÔÃæÇ Ýí ÂÐÇÑ ÇáãÇÖí áÌäÉ ááÊÍÖíÑ ááÓíäæÏÓ¡ æÑÈãÇ íÞÑÑæä Çä ÊÊÇÈÚ åÐå ÇááÌäÉ¡ - æáæ ãÚ ÊÚÏíá Ýí ÇÓãÇÁ ÇÚÖÇÆåÇ – ÚãáåÇ áÊäÝíÐ ãÞÑÑÇÊ ÇáãÌãÚ. æËãÉ ÇãäíÉ ßÈÑì áÇäÔÇÁ áÌäÉ ÊäÈËÞ ãä ãÌáÓ ÇáÈØÇÑßÉ æÇáÇÓÇÞÝÉ ÇáßÇËæáíß Ýí ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ¡ áÇíÌÇÏ ÇáÂáíÇÊ æÇÊÎÇÐ ãÈÇÏÑÇÊ æÊÏÇÈíÑ áÊäÝíÐ ÇÚãÇá ÇáÓíäæÏÓ¡ æØáÈ ãÔÇÑßÉ ÇáãÓíÍííä ÛíÑ ÇáßÇËæáíß æÇáØæÇÆÝ ÇáÇÎÑì – æáã áÇ – Ýí ÇáÊäÝíÐ æÊÍÞíÞ ãÇ ãä ÔÃäå Çä íÍÞÞ åÏÝ ÇáÓíäæÏÓ æåæ ÇáÔÑÇßÉ æÇáÔåÇÏÉ.
- ÇÚÊÞÏ Çä ÞÑÇÑ ÇáÈÇÈÇ ÇáÓãÇÍ ÈäÔÑ ÇáÊæÕíÇÊ ÇáÜ 44¡ åæ Ïáíá Çáì Çäå ÓíÕÏÑ ÇÑÔÇÏÇð ÑÓæáíÇð¡ æáßä ØÈÚÇð íÚæÏ ÇáÞÑÇÑ ÇáäåÇÆí Çáíå ÔÎÕíÇð¡ ÇäãÇ æÝÞ ÑÃíí ÇáÔÎÕí¡ ÝÅä ÇÑÔÇÏÇð ÑÓæáíÇð ÓíÕÏÑ Ýí ÇáãÑÍáÉ ÇáãÞÈáÉ.
ÇáÌãíá
æÞÇá ÇáãØÑÇä ÇáÌãíá:
- Çä ÇáÓíäæÏÓ åæ ÇØáÇÞ ÍÑßÉ ÏíäíÉ ãÓßæäíÉ ÇÌÊãÇÚíÉ áÊÌÏíÏ ÇáßäíÓÉ ãä ÇáÏÇÎá æÇäÝÊÇÍåÇ Úáì ÇáÇÏíÇä ÇáÇÎÑì¡ ãä ÇÌá ÈäÇÁ ãÌÊãÚ äÍæ ÇáÇÝÖá Ýí ãÇ íÎÊÕ ÈÇáÍæÇÑ ÇáãÓßæäí æÊÌÏíÏ ÇáÑæÍíÉ ÇáßäÓíÉ ÇÖÇÝÉ Çáì ÊÌÏíÏ ÇáØÞæÓ¡ æÇáÍæÇÑ ãÚ ÇáÇÏíÇä ÇáÇÎÑì áÈäÇÁ ÔÑÞ ÇæÓØ ÌÏíÏ¡ æÝí ÇáæÞÊ ÐÇÊå ÇáÚæÏÉ Çáì ÇáÌÐæÑ ÇáÊí ÏÃÈ ÚáíåÇ åÐÇ ÇáÔÑÞ.
æäÊãäì ááßäíÓÉ Çä ÊÞæã ÈÝÇÚáíÉ æÍãÇÓ ÈãÇ íãßäåÇ ãä ÊÛáíÈ åÐå ÇáãÈÇÏÆ æÇáÇÝßÇÑ ÇáÊí ØÑÍÊ æÚíÔåÇ¡ ÃßÇä Úáì ÇáãÓÊæì ÇáØÞÓí Ýí ÇáßäíÓÉ äÝÓåÇ Ãã Úáì ÇáãÓÊæì ÇáãÓßæäí Èíä ÇáßäÇÆÓ ÇáãÎÊáÝÉ Ãã Úáì ÇáãÓÊæì ÇáÍæÇÑí Èíä ÇáÇÏíÇä.
- Çä ÂáíÉ ÇáÚãá ÊÊÑßÒ ÎÕæÕÇð Úáì ÇááÌäÉ ÇáÇÓÇÓíÉ ÇáÊí ÔßáÊ¡ æÇáÊí ÓÊÏÑÓ ßá åÐå ÇáÞÖÇíÇ æÊÑÝÚåÇ Çáì ÇáÓÇÏÉ ÇáÇÓÇÞÝÉ æÇáãÌÇáÓ ÇáÇÓÞÝíÉ Ýí ßá ãä ÇáÈáÏÇä ÇáãÚäíÉ æÇáÚãá Úáì ÊÝÚíáåÇ Ýí ßá ÇÈÑÔíÉ¡ Ëã Ýí ßá ßäíÓÉ¡ æÝí ÇáÑÚÇíÇ.
- ÇÚÊÞÏ Çä ÇáÈÇÈÇ ÓíÚØí ÇáÑÓÇáÉ ÇáãäÊÙÑÉ Çæ ÇáÇÑÔÇÏ ÇáÑÓæáí¡ æåãÇ íÔãáÇä ßá ãÇ ÊÍÞÞ Ýí ÇáÓíäæÏÓ¡ Úáì Çä ÊÚãá ßá ÇÈÑÔíÉ æßá ÑÚíÉ Úáì åÐÇ ÇáÇÑÔÇÏ. æåæ ãÇ ÍÕá ÚäÏãÇ ÒÇÑ ÇáÈÇÈÇ áÈäÇä ÚÇã 1997 æÈÏÃäÇ ãäÐ Ðáß ÇáæÞÊ ÇáÚãá Úáì åÐÇ ÇáÇÑÔÇÏ.
ÇáÊäÝíÐ Ñåä ÈÇáÂÊí ãä ÇáÇíÇã.
![]() |
ROM, 25. Oktober 2010 (ZENIT.org).- „Was ist wesentlich? Der Friede ist wesentlich und wichig! Hier müssen wir aktiv mitarbeiten, um den Frieden für den Mittleren Osten auf eine h?here Ebene zu tragen. Ohne Frieden sind wir Kandidaten, um zu emigrieren", wer dies sagt ist Seine Seligkeit Patriarch Gregorios III.. Der Kirchenführer ist zust?ndig für den ganzen Nahen Osten, für 21 Bisch?fe und Di?zesen und Eparchien. Er ist ma?geblich daran beteiligt, dass die Nahost-Synode durchgeführt werden konnte. MMag. Gabriela Maria Mihlig, Romkorrespondentin für den Lateinischen Patriarch Fouad Twal, sprach mit dem Patriarchen der Griechisch-Katholisch Melkitischen Kirche, der für alle Katholiken der Melkiten in Rom, Paris, Marseille, London, Stockholm, und Wien zust?ndig ist. Auch weitere Eparchien in Kanada und USA, Südamerika, wie in Brasilien, Argentinien, Mexiko, Venezuela, und Australien sowie im Nahen und Mittleren Osten, wie etwa in Syrien, Jordanien, Pal?stina, Israel, Sudan, Irak, Iran, Saudi-Arabien und in Afrika werden von ihm begleitet.
Eure Seligkeit, was ist Eure Aufgabe als Mitglied der Synode gewesen?
-- Patriarch Gregorios III.: Als Patriarch der Griechisch-Katholischen Melkiten bin ich der Vorsteher unserer Delegation in der Synode. Im September und im November 2009 sowie im Mai 2010 und im Juni 2010 waren die Vorbereitungen für diese Synode. Die beiden Vorbereitungsdokumente, das Lineamenta und das Instrumentum Laboris, dienten allen Teilnehmern zur Vorbereitung. Ich habe zahlreiche Briefe in dieser Zeit der Vorbereitung für die Synode an die Bisch?fe und an die Ordensleute geschrieben und mich mit der arabischen Welt besonders befasst.
Initiator der Nahost-Synode: Der Friede ist wesentlich und wichig!
Interview mit Patriarch Gregorios III., Patriarch der Griechisch-Katholisch Melkitischen Kirche
Ich erlaube mir hier zu erw?hnen, da? ich der einzige Patriarch gewesen bin, der zur Sommerzeit einen langen ausführlichen Brief an alle K?nige und Pr?sidenten der Arabischen Staaten geschrieben hat, um sie zu informieren, worum es hier in der Synode für den Mittleren Osten geht.
Man sagt, es w?re Ihr Wunsch gewesen, diese Synode mit dem Papst abzuhalten, stimmt das?
-- Patriarch Gregorios III.: Es war mein Wunsch als Patriarch eine Synode für den Mittleren Orient haben zu dürfen und der Heilige Vater hat unsere Bitte aufgenommen. Nun sind wir hier mit ihm für zwei Wochen versammelt gewesen.
Wir sind Papst Benedikt XVI. von Herzen dankbar, dass er sich für uns so viel Zeit genommen hat, um unsere Bitten und Anliegen anzuh?ren. Mit diesem Schlu?dokument der Synode sind wir gest?rkt und k?nnen zuversichtlich zurückkehren, um unseren Aufgaben als Patriarchen in unseren Territorien nachkommen zu k?nnen, dem Motto der Synode entsprechend wahrlich „eines Herzens und eines Sinnes" zu sein, und, um unsere Gl?ubigen in ihrem Glaubensleben nun weiterhin st?rken zu k?nnen.
Diese Synode ist nicht einfach eine Synode im herk?mmlichen Sinn gewesen, die nur für uns Christen abgehalten worden w?re! Sie ist ein „Instrument", um als katholische Christen die Botschaft an die Orthodoxen, an die Protestanten, an die Moslems, an die Juden bringen zu k?nnen.
Unser Ziel ist es, da? wir Christen noch tiefer verstehen, wie wir zu ihnen in der Gesellschaft und in der Gemeinschaft mit allen Menschen in der Welt geh?ren und wie wir ihre Probleme auch hierher zum Papst nach Rom mitgetragen haben und wie wir uns auch mit ihnen verbunden fühlen, durch die Geschichte hindurch. So war es sehr wohltuend, ihnen mitteilen zu k?nnen, da? diese Synode nicht gegen sie ist, sondern im Gegenteil, n?mlich, da? wir die Zusammenarbeit, das Zusammenleben, den Dialog weiter mit ihnen führen und somit auch besondere „Brückenbauer" sein wollen, um wirklich dem Frieden unter uns Raum geben zu k?nnen.
Zum Thema „Glaubensst?rkung" w?re sicherlich viel zu sagen, Eure Seligkeit, doch die Zeit reicht nicht aus und vielleicht an dieser Stelle vorerst ein paar Worte dazu im Uberblick...?
-- Patriarch Gregorios III.: Das Ziel der Synode ist es vor allem, den Glauben zu vertiefen. Unsere Leute sind bereits Christen, doch sie brauchen eine Vertiefung im Glaubensunterricht und in der Glaubenspraxis. Weiters ist es uns wichtig, da? sich unsere Christen in der Kirche engagieren. Wie schon hoch verehrter +Papst Johannes Paul II. sagte: Es sei n?mlich die Essenz eines Menschen, da? er „mit und für" ist. Das bedeutet, da? die Christen mit den Muslimen und mit den Juden sind, doch diese m?gen hingegen wiederum verstehen, da? sie für ihre Gemeinschaft sind, die wir hierher nach Rom mitgenommen haben im Gebet, und damit werden sie verstehen, da? wir ihnen gegenüber eine sehr bestimmte und vor allem einmalige Rolle haben, n?mlich die Teilhabe am Evangelium zu ihnen und zu allen Mitmenschen in diesen Tagen zu tragen.
In unserer Synode gibt es auch ein Gremium für den Dialog mit dem Islam. Wir Christen im Mittleren und Vorderen Orient leben den Dialog jeden Tag in unserem allt?glichen Leben. Wir haben unsere menschlichen Erfahrungen im t?glichen Gespr?ch, im Dialog mit ihnen, schon seit vielen Jahrhunderten. gemacht. Diese Erfahrung ist auch für Europa heutzutage sehr wichtig, wo doch viele Moslems in Europa leben und es leider viele Probleme in der Glaubenstradition, in den Sitten und Gebr?uchen gibt. All diese Schwierigkeiten haben wir mit Erfolg und Gottes Hilfe schon überstanden.
Bitte geben Sie uns, Eure Seligkeit, eine wesentliche Botschaft aus den zahlreichen kleinen „messages" der Synode mit auf den Weg!
-- Patriarch Gregorios III.: Was ist wesentlich? Der Friede ist wesentlich und wichig! Hier müssen wir aktiv mitarbeiten, um den Frieden für den Mittleren Osten auf eine h?here Ebene zu tragen. Ohne Frieden sind wir Kandidaten, um zu emigrieren. Deshalb ist Friede ein „Mu?"; Sozusagen ein „Mu?" für den Papst, für die Patriarchen, für den Vatikan, für alle Bisch?fe und Christgl?ubigen und für alle Menschen Europas und der ganzen Welt. Wir brauchen dringend den Frieden! Wenn es weiterhin diese Krise geben wird, wird man sehen k?nnen, da? es nach Beendigung dieser Krise wiederum eine gro?e Auswanderungswelle geben wird. Wenn wir keinen Frieden schaffen k?nnen, sind wir Opfer von Intoleranz, Gewalt, Fundamentalismus usw. Wir dürfen auch nicht vergessen, da? etwa 60 % der Bev?lkerung der Araber junge Menschen sind, die stets gegen die anderen gehetzt sind und sie stets Opfer dieses Konfliktes werden, der beinahe „endlos lange" schon andauert.
Auch die Einheit unter den Christen ist ein zentrales Thema der Synode gewesen. Was k?nnen Sie uns, Eure Seligkeit, darüber bereits berichten?
-- Patriarch Gregorios III.:Im Hinblick auf die Einheit ist es uns ein sehr gro?es Anliegen, da? wir, wenn wir wieder in unsere L?nder zurückkommen, zukünftig auch eine christliche Synode unter uns Christen im Mittleren Osten halten k?nnen, sozusagen eine Lokalsynode der Patriarchen und Bisch?fe des Vorderen und Mittleren Orients aller Konfessionen.
Das w?re eine sch?ne M?glichkeit, um für das Anliegen der Einheit unter den Christen auch konkret etwas tun zu k?nnen, vor allem jetzt schon hierfür zu beten zu beginnen! Wir vertrauen dieses Anliegen auch der Jungfrau Maria an. Wir müssen mit dem Papst zusammen stark sein im Glauben an Christus und in der Einheit mit ihm und zum Zeugnis für die Welt!
Die Synode m?ge auch im deutschsprachigen Raum für die Christen und Nicht-Christen von gro?em Interesse sein. Die Stiftung „Pro Oriente" m?ge dazu ihren wertvollen Beitrag auch zukünftig leisten, um all die Themen, die wir in dieser Synode hier mit Papst Benedikt XVI. besprochen haben, nochmals zu reflektieren und sie zur Vertiefung im Glauben in den einzelnen Symposien zu verwenden.
Wie im ersten Teil des Instrumentum Laboris zu lesen ist, ist das Leben durch das Wort Gottes, das Jesus Christus ist, gefüllt. Ich denke an dieser Stelle an die vielen Juden und Muslime, die in den europ?ischen L?ndern deutscher Sprache leben, wie etwa ?sterreich, Schweiz und Deutschland. Ich bete und hoffe auch, da? diese L?nder, die schon so viel Unterstützung und Hilfeleistung für den Vorderen und Mittleren Orient in der Vergangenheit gegeben haben, auch weiterhin in den Anliegen dieser Synode hier in Rom ihre Mitarbeit und Unterstützung schenken m?gen. An dieser Stelle erlaube ich mir, ein sehr herzliches „Grü? Gott!" an die Katholiken, besonders in den deutschsprachigen L?ndern, zu übermitteln!
Vergelt´s Gott, Eure Seligkeit, für das Gespr?ch!
http://www.erzdioezese-wien.at/content/news/articles/2010/10/27/a25177/
« Le témoignage chrétien au service de la paix »
ROME, Jeudi 21 octobre 2010 (ZENIT.org) - Le patriarche Gregorios III souligne une nouvelle fois l'urgence de la paix au Proche-Orient « pour sauver la jeunesse ».
La Ville de Rome a en effet organisé, mardi 19 octobre, un colloque en collaboration avec le synode des évêques, Radio Vatican, le ministère italien des Affaires étrangères et le Centre International Communion et Libération, autour du thème : « Le témoignage chrétien au service de la paix. » Nous avons évoqué hier l'intervention du ministre italien des Affaires étrangères, M. Franco Frattini (cf. Zenit du 20 octobre 2010).
Pour sa part, indique un communiqué de Mme Nevine Hage Chahine, le patriarche Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem, « a pris une part effective aux débats rendant à « Roma Capitale » le salut de « Damas Capitale », siège du patriarcat d'Antioche des Grecs-melkites catholiques ».
Le patriarche Gregorios a ainsi voulu souligner « combien la paix est au cœur des préoccupations du chrétien et combien elle est urgente ». En effet, pour le patriarche, « la paix est la première des urgences pour sauver la jeunesse (... ), pour sauver la convivialité islamo-chrétienne.»
Il faisait écho aux propos du maire de Rome, Gianni Alemanno, qui disait son « espérance pour que les jeunes générations réussissent à trouver la voie juste pour une confrontation sans haine, dans le respect des identités et des appartenances » et « l'importance du rôle joué par les chrétiens au Moyen-Orient pour résoudre les conflits, et créer un climat de paix. »
Le même communiqué souligne que « l'un des soucis premier » du patriarche Gregorios III est de trouver une solution au conflit du Proche-Orient où il voit « la source de toutes les crises du Moyen-Orient ».
Le patriarche grec-melkite « espère que les pays amis d'Israël réussiront à faire - « en toute amitié » - pression sur le gouvernement israélien pour qu'il accepte de faire les concessions nécessaires à une paix possible et à chacun sa capitale ».
Le patriarche a dit sa position pour le statut de Jérusalem : « Les Israéliens ont déjà Tel-Aviv comme capitale administrative et les Palestiniens Ramallah capitale de l'Autorité palestinienne. Quant à Jérusalem elle sera pour tous. Elle sera la capitale de la foi ».
Le lendemain, mercredi 20 octobre, le patriarche Gregorios III, a présidé à Rome, à la résidence patriarcale de Rome, à l'église Santa-Maria in Cosmedin, le Saint-Synode de l'Eglise grecque-melkite catholique.
Le saint-synode a procédé à l'élection du futur métropolite de Homs, Hama et Yabroud d'une part et à l'élection des 2 sièges devenus vacants au synode permanent.
Le nom du métropolite élu de Homs, Hama et Yabroud va être soumis à la congrégation des Eglises orientales et au pape, qui le publiera ensuite par la salle de presse du Saint-Siège comme pour les autres nominations et élections.
La prochaine réunion du saint-synode grec-melkite se tiendra les 20-25 juin 2011, indique la même source.
Célébration dominicale à Santa Maria in Cosmedin
ROME, Mardi 19 octobre 2010 (ZENIT.org) - Le patriarche grec-melkite Gregorios III, espère que ce synode convoqué par Benoît XVI pour le Moyen-Orient sera le « synode de la lumière ».
Le patriarche a en effet célébré la Divine liturgie en l'église grecque-melkite catholique de Rome, Santa Maria in Cosmedin, dimanche, entouré de nombreux évêques grecs-melkites catholiques et d'autres personnalités présents à Rome pour le synode.
Ce dimanche 17 octobre coïncidait avec la fête des pères du Concile de Nicée, 7ème concile œcuménique, qui a condamné l'iconoclasme, précise un communiqué du patriarcat. C'est à la suite de cette crise qu'au VIIIe siècle le pape Hadrien 1er la confia aux Grecs fuyant les persécutions iconoclastes et réfugiés à Rome.
L'église de Santa Maria in Cosmedin fut rendue au rite byzantin quand le pape Paul VI l'attribua en 1965 à Maximos IV et à tous ses successeurs comme « pied-à-terre » romain.
Dans son sermon le patriarche a salué ce synode, remerciant Benoît XVI de l'avoir convoqué.
Pour Gregorios III c'est probablement là « le plus grand des synodes », avec Vatican II. Il a notamment souligné « la grande liberté de parole », la possibilité donnée à chacun de « s'exprimer librement ».
Il a également invoqué l'intercession des Pères du 7ème concile pour que ce synode soit « le synode de la lumière » et que « cette lumière illumine l'Orient et l'Occident ».
Le patriarche a également rendu hommage à Mgr Philippe Brizard directeur honoraire de l'Œuvre d'Orient.
Il a spécialement salué l'archimandrite Mtanios Haddad, recteur de Santa Maria in Cosmedin et apocrisiaire patriarcal auprès du Saint-Siège et dont il a salué le travail exemplaire pour la restauration des locaux paroissiaux.
Un des vœux du synode
ROME, Jeudi 21 octobre 2010 (ZENIT.org) - La télévision catholique française KTO couvrira le Moyen-Orient : le patriarcat grec-melkite d'Antioche, qui a son siège à Damas, salue, dans un communiqué, cette annonce faite par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence épiscopale française, mardi, 19 octobre à l'ambassade d'Egypte près le Saint-Siège.
Le Moyen-Orient pourra - « c'est en train de se faire » déclare KTO aujourd'hui à Zenit - recevoir KTO par satellite (Satellite Atlanticbird 4 A) .
L'ambassade d'Egypte près le Saint-Siège, à Rome, a en effet offert une réception en l'honneur des patriarches et évêques majeurs présents à Rome et à Saint-Louis des Français.
Le cardinal Vingt-Trois, indique Mme Nevine Hage Chahine, a dit accorder son haut patronage à l'annonce de la couverture du Moyen-Orient par KTO, la chaîne catholique française.
Cette décision répond en partie aux attentes du synode. Dans son « rapport après le débat », le patriarche copte égyptien Antonios Naguib a en effet exprimé ce voeu, lundi dernier : « On a souhaité que Telepace et KTO et d'autres media catholiques mettent des sous-titres arabes à leurs émissions, et qu'elles consacrent des périodes pour l'émission de programmes en arabe. Elles consolident aussi les relations interreligieuses. Il est indispensable d'établir des plans et des moyens pour assurer la communication des résultats de ce Synode, et la mise en pratique de ses lignes directives et de ses recommandations ».
Ce synode a certainement été le « plus francophone » de ces dernières années, et en demande par rapport à la francophonie et à la France.
Deuxième émission spéciale sur le Synode, avec Sa Béatitude Mgr Grégoire III Laham, Patriarche melkite d'Antioche des Syriens. Il nous livre son témoignage sur les chrétiens syriens et appelle de ses voeux un synode régulier pour le Moyen-Orient. ![]()
![]()
http://www.radiovaticana.org/FR1/articolo.asp?c=429352
http://www.radionotredame.net/emission/synode_orient/2010-10-12
ROME, Dimanche 17 octobre 2010 (ZENIT.org) - Une revue de presse quotidienne signale les publications sur le synode sur le site internet du patriarcat grec-melkite à l'adresse : www.pgc-lb.org. Le patriarche Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem apparaît comme un des pasteurs clef au Moyen-Orient. Au synode, il a indiqué l'urgence de la paix. Non pas du « processus » de paix, mais de l'objectif de la paix concrète.
Un communiqué du patriarcat signale que la journée du 13 octobre 2010 a été marquée par la visite protocolaire que les 7 patriarches ou évêques majeurs, dont Sa Béatitude Gregorios III patriarche d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem, ont rendue au président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano. Dans son allocution il s'est plu a rappelé son voyage en Syrie et au Liban qui la marqué par le pluralisme confessionnelle de ses deux pays où les communautés religieuses chrétiennes et mahométanes vivent côte à côte.
C'était ensuite le tour de parole du métropolite de Tyr (Liban) et des archevêques de Lattaquié (Syrie) et de Sidon (Liban), Mgr Georges Bacouni, Mgr Nicolas Sawaf et Mgr Elie Haddad.
Mgr Bacouni a souligné le rôle crucial des mouvements charismatiques dans l'évangélisation des jeunes et leur formation voyant là un espoir de renouveau pour les Eglises orientales. Toute son intervention était placée sous le signe des disciples d'Emmaüs.
Mgr Sawaf a mis l'accent sur la formation dans un monde sécularisé en déclarant: «Nous vivons dans un monde sécularisé et globalisé, où le nombre des hommes qui n'ont aucun intérêt pour la question de Dieu ou qui agissent sans référence chrétienne est démesurée par rapport au nombre de ceux qui se reconnaissent chrétiens et croyants. Ceux auxquels s'adresse la catéchèse doivent s'établir dans une double relation: relation d'appartenance à une communauté fondée sur l'unité de foi et relation à une communauté fondée sur l'unité de l'acceptation du pluralisme et de la diversité...Nous manquons au Moyen-Orient d'une catéchèse qui tienne compte de notre culture arabe, de nos traditions chrétiennes et de nos richesses liturgiques »
L'intervention de Mgr Haddad a été un cri d'alarme au synode pour que toute l'attention soit portée sur les ventes des terrains par une population chrétienne dans le besoin et l'urgence. Il a appelé à « Créer une stratégie unifiée, voire une solidarité de toutes les Eglises au niveau National (APECL ou autres) ainsi qu'au niveau International [...] sous la vigilance du Saint Siège. ». Et il a ajouté qu'il serait souhaitable que les organismes d'aide aux Chrétiens d'Orient transforment leur assistance en « aide au développement » pour créer des emplois et maintenir les Chrétiens dans leur terre.
ROME, Dimanche 17 octobre 2010 (ZENIT.org) - « La paix est aujourd'hui le vrai défi, le grand jihad et le grand bien », déclare S. B. Gregorios III, patriarche grec-melkite d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem.
Pour le patriarche Gregorios III, en effet, la grande « lutte » - djihad au sens spirituel - c'est de travailler pour arriver à la paix au Moyen Orient.
Le deuxième jour des travaux du synode sur le Moyen-Orient, le patriarche a en effet prononcé son intervention sur le thème de « La Paix, la convivialité et la présence chrétienne dans le Proche-Orient ».
Il a repris le thème central de sa lettre de Noël 2006 en insistant sur l'enjeu et les conséquences dramatiques de l'émigration des chrétiens : « La société arabe deviendra une société d'une seule couleur, une société uniquement musulmane, et ainsi le Proche-Orient deviendrait la région d'une société arabe et musulmane face à une société européenne dite chrétienne. Si cela arrivait... cela voudrait dire que toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions. Un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien. Un conflit de l'islam et du christianisme. »
Voici le texte intégral de cette intervention, en français :
« La paix, la convivialité et la présence chrétienne dans le Proche-Orient »
La paix, la convivialité et la présence chrétienne dans le monde arabe sont liés d'une manière existentielle et ferme. La paix au Proche-Orient est la clef de tous les biens dont cette région.
Nous avons toujours insisté sur l'importance de la présence chrétienne dans le monde arabe. Cette présence est, malheureusement menacée par les cycles de guerres, de crises et de calamités qui s'abattent sur cette région, berceau du christianisme...
Nous considérons que les crises, les guerres et les calamités du Proche-Orient sont des produits et des résultats du conflit israélo-palestinien. De même, les mouvements fondamentalistes, les discordes à l'intérieur des pays arabes, ainsi que la lenteur dans le développement et l'instauration de la prospérité, la naissance de la haine et de l'inimitié, la perte de l'espoir et la déception chez les jeunes (lesquels forment 60 pour cent de la population des pays arabes).
Parmi les suites les plus dangereuses de ce conflit, c'est l'émigration des cerveaux, des penseurs, des jeunes, des musulmans modérés et surtout des chrétiens. Tout cela affaiblit le progrès et l'avenir de la liberté, de la démocratie et de l'ouverture du monde arabe.
L'émigration des chrétiens veut dire que la société arabe deviendra une société d'une seule couleur, une société uniquement musulmane, et ainsi le Proche-Orient deviendrait la région d'une société arabe et musulmane face à une société européenne dite chrétienne. Si cela arrivait, et que l'Orient soit vidé de ses chrétiens, cela voudrait dire que toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien, un conflit de l'islam et du christianisme.
Devant ce que nous voyons tous les jours dans les media : la croissance du fondamentalisme, la tension dans les relations humaines, tensions ethniques, religieuses et sociales, nous sentons qu'il y a la un grand manque de confiance entre l'Orient et l'Occident, entre les pays arabes à majorité musulmane et l'Occident européen et américain.
Le rôle des chrétiens est de s'atteler à créer l'atmosphère de confiance entre l'Occident d'un coté et le monde arabe et musulman de l'autre.
Pour cela, nous, chrétiens orientaux et arabes, nous nous adressons au monde européen et américain en général en ces termes : Ne travaillez pas à la division du monde arabe au moyen de pactes, mais plutôt aidez-le à réaliser son unité et sa solidarité. Nous vous disons franchement : si vous réussissez à diviser le monde arabe, à diviser les chrétiens et les musulmans entre eux, vous vivrez dans la peur et la crainte du monde arabe et musulman.
Appel à nos frères et concitoyens musulmans
Dans notre effort de convaincre les fidèles chrétiens de rester dans leurs patries, nous pensons qu'il est absolument nécessaire de nous adresser à nos frères musulmans pour leur dire avec franchise quelles sont les peurs qui nous hantent et quelles sont les réactions de crainte, chez nous, qui nous poussent à émigrer. Ce ne sont pas des raisons religieuses, mais plutôt sociales, ethniques, culturelles et sociologiques.
Ce sont les problèmes suivants : la convivialité, la citoyenneté. Cela s'applique notamment quand nous parlons de la séparation de la religion et de l'état, de l'arabité, de la démocratie, de la nation arabe ou la nation musulmane, des droits de l'homme et des lois qui proposent l'islam comme seule ou principale source des législations, dont l'application est source de division et de discrimination raciale entre les citoyens sur la base de la religion, et sont un obstacle à l'égalité de ces mêmes citoyens devant la loi. De même les extorsions, les exploitations de concitoyens au nom de la religion et en s'appuyant sur le fait d'être une majorité pour humilier des voisins et des compagnons de travail.
De tels faits, et bien d'autres semblables, et devraient être l'objet, de cercles d'études, de congrès, de conférences, de réunions dans le monde arabe musulman. Il faut que les musulmans et les chrétiens, ensemble, identifient la vraie raison de l'hémorragie de l'émigration des chrétiens.
Nous proposons que les pères du Synode lancent un appel urgent prophétique pour la Paix. Faire la paix, c'est le grand défi !
La paix est aujourd'hui le vrai défi, le grand jihad et le grand bien. C'est la vraie victoire et la vraie garantie pour l'avenir de la liberté, du progrès, de la prospérité et de la sécurité pour nos jeunes générations, pour nos jeunes, chrétiens et musulmans, qui sont l'avenir de nos Patries, qui peuvent vraiment faire l'histoire de ces Patries et y porter la bannière de la foi et des valeurs.
Seit einer Woche tagt im Vatikan die Nahostsynode. Die Patriarchen, Bisch?fe und Experten aus den Stammlanden des Christentum sollen und wollen die Vitalit?t ihrer vielseitig bedr?ngten Ortskirchen st?rken, die Abwanderung stoppen und dazu die Solidarit?t der Weltkirche erbitten. Eine Gratwanderung.
![]() |
Dabei soll sich der Kirchengipfel auf pastorale Mittel konzentrieren: Er soll das christliche Profil der Ortskirchen sch?rfen, die Zusammenarbeit unter den verschiedenen Riten verbessern, die ?kumene f?rdern und den interreligi?sen Kontakt verbessern. Es gehe nicht um politische Konzepte, betonen die vatikanischen Planer - auch wenn die Lage der Christen in Nahost vom sozialen und kulturellen Umfeld mitbedingt sei.
Bei der Synode herrscht eine „orientalische Atmosph?re“, sie ist „heiter, fr?hlich und offen“, sagte der melkitische Patriarch Gregoire III. Laham der Katholischen Nachrichten-Agentur (KNA). Drei Schwerpunkte haben sich in der ersten Beratungswoche herausgestellt. Zun?chst die mitunter schwierige Situation der Christen in der Region, die vor allem im Heiligen Land, im Irak wie in der Türkei zu Abwanderungen führt. Als Ursache für den Aderlass nannten die Synodalen etwa den politischen Konflikt zwischen Israelis und Pal?stinensern und die schwierige Wirtschaftlage. Manche Kirchenführer gaben freilich auch zu bedenken, dass Emigration ein Menschenrecht sei, gegen das man sich nicht stemmen sollte. Und ein Vertreter aus dem Libanon meinte, falls wirklich die Wirtschaftlage ausschlaggebend w?re, müssten die Gemeinden v?llig entleert sein.
Die Situation der katholischen Ostkirchen
Zweites gro?es Thema der jeweils fünfminütigen Redebeitr?ge war die Situation der katholischen Ostkirchen und ihr Verh?ltnis zur lateinischen Kirche. Die orientalischen Patriarchen und Bisch?fe baten den Vatikan und die westliche Welt um mehr Respekt für ihre Eigenst?ndigkeit und ihre Traditionen. Etwas verbittert meinte ein Synodaler sogar, die Kirche des Westens sei für alle offen, sogar für Atheisten, „warum nicht auch für die Ostkirchen“.
Unterschiedliche Positionen und Emotionen kamen in den Wortmeldungen zur Haltung gegenüber dem Islam hoch. Wie k?nnen die Christen ihren Glauben leben und verkünden, ohne dass sie von den Muslimen als Abwerbung missverstanden würde, lautete eine Frage. Irritationen l?ste dabei eine ?u?erung aus, ob man Muslime „einfach lieben“ oder mit ihnen diskutieren sollte. „Schluss mit der gebückten Haltung“, rief ein Kirchenmann auf Arabisch, andere widersprachen. „Gott liebt auch die Muslime“, die Masse von ihnen sei freundlich, auf sie müsse man zugehen, sagte ein anderer. Selten tauchte bislang in der Synode der Begriff der Gegenseitigkeit auf, der in der Diskussion um Moscheen in deutschen St?dten oder um einen EU-Beitritt der Türkei zu den Standards geh?rt.
Nun die L?sungen oder Empfehlungen
Gespannt erwartet wurden bei der Synode die Reden der G?ste aus dem Islam und vom Judentum. Der libanesische Sunnit Mohammed Sammak wie auch der iranische Schiit Ajatollah Seyed Mustafa Mohaghegh Damad Ahmadabadi zeichneten ein Idealbild vom toleranten Islam. Sie betonten, wie unverzichtbar die Christen für die Gesellschaften und das Zusammenleben in Nahost seien und wie sehr sich moderate Muslime um deren Zukunft sorgten. Man dürfe weder den Islam noch das Christentum für illegitime Aktionen einzelner Gruppen verantwortlich machen. Im übrigen dürfe es laut Koran in Glaubensdingen keinen Zwang geben - auch nicht für einen Religionswechsel. Beide Redner erhielten freundlichen Applaus, wobei mancher Synodale die Realit?t offenbar bislang etwas anders erlebt hatte.
Auch die Ansprach von Rabbiner David Rosen fand breite Beachtung, erhielt aber weniger Applaus in der Aula. Unter Juden in Israel sei bis vor kurzem das Christentum wenig bekannt gewesen, sagte er. Das habe der Besuch von Papst Johannes Paul II. im Jahr 2000 etwas ge?ndert. Aber auch auf katholischer Seite bestehe bis in den Klerus und die Hierarchie hinein manche Unkenntnis vom Judentum und von der neuen Haltung der nachkonziliaren Kirche gegenüber den „?lteren Brüdern“.
Nach der Auflistung der Fragen und Themen muss die Synode in der zweiten Arbeitswoche nun nach L?sungen oder Empfehlungen suchen, wie die Situation der Christen in ihren Stamml?ndern verbessert werden kann.
(Johannes Schidelko / kna)
Lors de la quatrième congrégation du synode, Gregorios III Laham, patriarche melkite d’Antioche, a déclaré:
« Parmi les conséquences les plus dangereuses du conflit israélo-palestinien il y a l’émigration, qui fera de la société arabe une société moncolore, uniquement musulmane face à une société européenne dite chrétienne.
Si cela arrivait, et que l’Orient est vidé de ses chrétiens, cela voudrait dire que toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l’Orient arabe musulman et l’Occident chrétien. »
Dana Kennedy Contributor
(Oct. 13) -- Christians are fleeing the birthplace of Christianity in the Middle East, and the Israeli-Palestinian conflict may be to blame, according to regional bishops summoned to the Vatican this week to reverse the troubling trend.
Melkite Patriarch Gregory III of Damascus, Syria, said at the gathering that Christian emigration is "among the most dangerous effects of the Israeli-Palestinian conflict."
He predicted that the Christian exodus will turn Arab society into "a society with only one color, a society uniquely Muslim," the Catholic News Service reported.
![]() |
Safin Hamed, AFP / Getty Images
An Iraqi Kurdish man attends the Christmas Day service at the Evangelist Kurdzman church in the northern city of Arbil, 200 miles from the Iraqi capital Baghdad, on Dec. 25, 2009. Many of the people at the service, held in the Kurdish language, were former Muslims who converted to Christianity.
Pope Benedict XVI called the two-week synod this week out of alarm over the dwindling population of Christians in a region that holds Christianity's holiest sites.
Two Muslim imams and a rabbi will address the 185 bishops from the Middle East taking part in the synod.
The synod's "working document" singled out Israel's occupation of Palestinian territories as a crucial factor for why Palestinian Christians feel so beleaguered and are apt to leave, The Associated Press reported.
Palestinian Christians are dependent on Israel for permission to enter holy sites located within Israel proper.
A few bishops also blamed radical Islamic extremists for the exodus of Christians from the Middle East.
Syrian Catholic Archbishop Basile Casmoussa of Mosul, Iraq, said that "waves of terrorism inspired by religious ideologies" as well as a decreasing Christian birthrate and an increasing Muslim birthrate are key reasons Christians are losing ground in the Middle East.
Iraq's Catholic population dropped from 2.89 percent of the country in 1980 to 0.89 percent last year. The share of Catholics in Israel's population decreased from 3.8 percent in 1980 to 1.82 percent last year.
Patriarch Gregory III, Damascus archbishop of the Greek-Melkites, an Eastern Rite church that answers to Rome, said extremist groups like Hamas and Hezbollah stemmed from the Israeli-Palestinian conflict.
"Should the East be emptied of its Christians," he said, "this would mean that any occasion would be propitious for a new clash of cultures, of civilizations and even of religions, a destructive clash between the Muslim Arab East and the Christian West."
American Cardinal John Foley, a Vatican fundraiser, singled out Israeli policies as the driving reasons behind Christian alienation in the Middle East.
"While many including the Holy See have suggested a two-state solution to the Israeli-Palestinian crisis, the more time passes, the more difficult such a solution becomes, as the building of Israeli settlements and Israeli-controlled infrastructure in East Jerusalem and in other parts of the West Bank make increasingly difficult the development of a viable and integral Palestinian state," he said, according to the AP.
But author and TV host Rabbi Shmuley Boteach, who calls himself "America's rabbi," said he was incredulous at the sentiments expressed at the synod.
"Blaming Israel for Christians leaving is one of the dumbest things I've ever heard," Boteach told AOL News. "Israel is responsible for all the freedoms in the Middle East. Israel loves Christian visitors.
"Imagine if all the Jews gave up and left Israel tomorrow and decided to all go live in Malibu," Boteach added. "Would homosexuals in the Middle East still be killed? Would there still be honor killings of a sister by her brother? Would Christian churches suddenly open in Saudi Arabia? Would the Taliban suddenly have multistate meetings? The blame for Christians leaving lies in the totalitarian regimes that trample on religious rights and are discriminatory and xenophobic."
But Tim Wallace-Murphy, author of "What Islam Did For Us," said Israel has "polarized" the Middle East.
"Conditions are so bad in Palestine at the moment that they make South Africa under apartheid look like child's play," Wallace-Murphy told AOL News. "Because of the Israeli-Palestinian conflict, you're either Muslim and pro-Arab or you're not. If Christians continue to leave in droves it's a problem not only for Catholics but for Christians worldwide."
Hares Chehab, secretary general of Lebanon's National Committee for Islamic-Christian Dialogue, said it was more than a problem and called it a "deadly dilemma."
"They must choose between disappearance and isolation, which would bring an end to their historical role and their mission," said Chehab, who also cited the Israeli-Palestinian conflict as the root of the Christian exodus from the region.
Chehab, a papally appointed observer at the synod, spoke at the gathering Tuesday.
If the Middle East is viewed as Muslim and the West as Christian, "any occasion would be propitious for a new clash of cultures, of civilizations and even of religions -- a destructive clash between the Muslim Arab East and the Christian West," Chehab said.
"To make peace, this is the great challenge. This is the great 'jihad' and the great good," Chehab said. He used the word "jihad," the Arabic word for "struggle."
Le synode sur les catholiques d'Orient entame aujourd'hui une seconde semaine de réflexion.
Fady NOUN
(et les agences)
L'Assemblée spéciale du synode des évêques sur les Eglises catholiques au Moyen-Orient entame aujourd'hui sa seconde semaine de travaux, dans une indifférence presque générale des médias du monde arabe et occidentaux. Hormis des reportages quotidiens de la LBC et de Télé-Lumière, au Liban, seuls de rares journalistes libanais, un Palestinien et un Egyptien couvrent cet événement historique. Ce qui, une fois de plus, donne raison à ceux qui pensent que, pour déboucher sur du nouveau, un synode sur les catholiques d'Orient devrait conduire à la conclusion d'un « nouveau contrat social, politique et spirituel » entre chrétiens et musulmans.
Un constat lucide et apaisé de la situation a été donné, en cours de semaine, par le P. Boulos Tannouri, supérieur général des antonins. Ce dernier s'est contenté de constater, comme tout un chacun, que « la situation politique au Moyen-Orient n'est pas destinée à s'améliorer » et que « l'émigration reste donc le choix le plus simple pour fuir cette situation ».
Toutefois, a ajouté le P. Tannouri, « l'Eglise ne doit pas se limiter à une logique purement humaine ; au contraire, en s'inspirant de l'Evangile, elle doit indiquer le bon choix, même s'il est difficile, selon une parole de Jésus dans l'Evangile : "Entrez par la porte étroite". Il est donc du devoir de l'Eglise d'éduquer les fidèles, d'accepter la croix et de la porter avec dignité ».
C'est un son de cloche relativement semblable qu'a fait entendre Mme Anan Lewis, professeure de littérature anglaise à l'Université de Bagdad, laïque consacrée déléguée par l'Eglise latine dans ce pays : « Représentant le peuple laïc d'Irak, a-t-elle dit, je voudrais mettre l'accent sur le fait que mis à part la sécurité et la stabilité politique et sociale, rien ne peut donner des raisons aux chrétiens d'Irak de rester et d'être profondément enracinés dans leur pays et leur foi sans un sincère soin spirituel et pastoral des pères de l'Eglise (...). Ni les homélies du dimanche ni les classes de catéchisme du vendredi pour les enfants ne suffisent à encourager le peuple laïc à rester. Au lieu de donner des fonds pour rénover des chapelles ou acheter des maisons vides ou des hangars décorés, bâtissons des pierres vivantes et établissons de petits projets pour les jeunes filles et garçons afin qu'ils découvrent leurs astucieuses capacités professionnelles. »
Foi chrétienne véritable, courage chrétien et création d'emplois pourraient être le programme de Mme Lewis. Les chrétiens auraient accompli là leur partie du contrat.
« Ambassadeurs du Christ »
Pour le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, l'une des tâches du synode consiste à « fournir aux chrétiens du Moyen-Orient des orientations concrètes ».
« Ne soyons pas timides pour réclamer non seulement la liberté de culte, mais également la liberté religieuse, a-t-il dit. Investissons davantage dans nos écoles et universités fréquentées par les chrétiens et les musulmans. Elles sont des laboratoires indispensables du vivre-ensemble. Demandons-nous si nous faisons assez, au niveau des Eglises locales, pour inciter nos chrétiens à demeurer sur place : logement, frais de scolarité, de santé. »
Le devoir de vivre en chrétien, le pouvoir d'attraction de la sainteté étaient sur les lèvres de l'archimandrite Jean Faraj, supérieur général de l'ordre basilien (melkite), dont la maison mère, le couvent du Saint-Sauveur, dans le Chouf, abrite la dépouille du P. Béchara Abou Mrad, dont le procès en canonisation est en cours.
« L'amour du prochain, a-t-il dit, nous a ouvert beaucoup de portes fermées et nous a garanti la continuité pendant 300 ans. Six fois dans notre histoire, nous avons été pillés, saccagés, bombardés et déplacés de nos couvents, de nos paroisses et de notre région. Plus de 25 prêtres et religieux ont été martyrisés cruellement. Pardonner, croire et témoigner nous paraissent la seule voie pour continuer et durer. Nous sommes les ambassadeurs du Christ (...). Les gens, de toute nationalité et de toute religion, se sentent attirés par les saints. Ils viennent les prier et demander leur aide (...). L'exemple est la garantie de la réussite et de la continuité. »
Un « nouveau printemps »
Mgr Michel Aoun, vicaire épiscopal maronite de Beyrouth, pour sa part, a insisté sur la nécessité de donner une chance aux nouvelles communautés ecclésiales de faire leur œuvre d'évangélisation.
« Je crois fermement, a-t-il dit dans son intervention, que ce synode donnerait une réponse aux attentes de nos fidèles s'il proposait des itinéraires pastoraux forts pour adultes, qui puissent conduire nos chrétiens à une foi adulte (...). Le Saint-Père le pape Benoît XVI ne cesse d'encourager les charismes que l'Esprit-Saint suscite dans les nouvelles communautés ecclésiales où les fruits sont manifestes (...). Les évêques et les prêtres sont, avant tout, les garants de la communion, et au nom de cette communion, j'aimerais que ce synode les encourage à discerner les fruits que ces charismes apportent à l'Eglise et à les accueillir comme un nouveau printemps. »
Ouverture de l'horizon
Venu à titre d'invité, le cardinal Roger Etchegarray, président émérite du Conseil pontifical justice et paix, a fourni au synode l'un de ses « mots-clés ». Visiblement très ému, le cardinal Etchegarray a dit avoir contemplé l'icône de la Vierge Marie et avoir eu cette intuition que ces pasteurs rassemblés par le synode étaient comme les mages venus d'Orient dont parlent les Evangiles de l'enfance du Christ, des mages cherchant l'étoile du côté de l'Occident.
Mais, a souligné le cardinal, ils ont aussi appelé à regarder vers l'Orient et même vers l'Extrême-Orient. Le cardinal a ainsi ouvert l'horizon du synode vers cet Extrême-Orient chrétien, bien vivant et souffrant, à l'immense Chine, mais aussi au Pakistan, à la Corée du Nord, à la Birmanie et au Laos, au Vietnam, pour ne citer que les terres où les défis de la liberté religieuse sont les plus connus.
|
||
ÇáËáÇËÇÁ 19 ÊÔÑíä ÇáÃæá 2010 - ÇáÓäÉ 78 - ÇáÚÏÏ 24197 |
||
|
||
......................................................................................................................................................................................... |
|
|
ÇáÇËäíä 18 ÊÔÑíä ÇáÃæá 2010 - ÇáÓäÉ 78 - ÇáÚÏÏ 24196 |
|
|
|
......................................................................................................................................................................................... |
|
|
ÇáÃÍÏ 17 ÊÔÑíä ÇáÃæá 2010 - ÇáÓäÉ 78 - ÇáÚÏÏ 24195 |
|
|
Cosi i pastori delle chiese arabe abbandonano il politically correct
![]() |
Non è facile per i rappresentanti delle chiese orientali riuniti in questi giorni in Sinodo entro le mura vaticane mantenersi prudenti come solitamente la diplomazia della Santa Sede suggerisce caldamente loro di fare. A volte la ricerca della giusta simmetria tra mondo musulmano ed ebraismo, in quel quadrante del mondo cruciale nei rapporti tra i tre monoteismi, pu? essere abbandonata da parole che, andando oltre il politically correct, raccontano le cose come stanno. E’ successo ieri, durante la sessione dei lavori del Sinodo. I padri sinodali potevano parlare per non più di cinque minuti ciascuno. Ma sono bastati per un susseguirsi di interventi che, anche a parere del vaticanista americano John Allen, corrispondente del progressista National Catholic Reporter, hanno evidenziato la vera radiografia della situazione: la democrazia in medio oriente non esiste. I cristiani non fanno altro che cercare di sopravvivere a un islam radicale che vuole imporsi territorialmente.
Gregorios III Laham, patriarca di Antiochia dei greco-melkiti e arcivescovo di Damasco ha detto che è arrivato il tempo per raccontare a tutti i musulmani “con franchezza” le paure che attanagliano i pensieri dei cristiani: la non separazione della religione e dello stato propria dei paesi islamici, la concezione dei diritti dell’uomo, le leggi “che propongono l’islam come unica o principale fonte delle legislazioni e che costituiscono un ostacolo all’uguaglianza di questi stessi concittadini davanti alla legge”. E ancora: “Vi sono i partiti fondamentalisti, l’integralismo islamico, ai quali sono attribuiti atti di terrorismo, uccisioni, incendi di chiese, estorsioni in nome della religione e che, forti del fatto di essere maggioranza, umiliano i propri vicini”.
Per Basile Georges Casmoussa, arcivescovo di Mosul dei Siri in Iraq, il problema principale sono “le ondate di terrorismo, ispirate da ideologie religiose islamiche o totalitarie, che negano il principio stesso della parità a vantaggio di un negazionismo fondamentale che schiaccia le minoranze delle quali i cristiani non sono altro che l’anello più debole”. C’è un’“ingiusta accusa” mossa contro i cristiani, quella “di essere delle truppe assoldate o guidate da e per l’occidente sedicente cristiano. Ecco dunque che il cristiano orientale in un paese islamico è condannato a scomparire o all’esilio”. Di “confessionalismo” nelle società islamiche parla invece François Eid, combattivo vescovo di Le Caire dei Maroniti nella Repubblica Araba d’Egitto. Questo “confessionalismo colpisce profondamente la condizione dei cristiani in medio oriente. Il loro spirito e il loro comportamento. Ne derivano ghettizzazione, chiusure verso gli altri e ostilità”.
By Cindy Wooden
VATICAN CITY (CNS) -- Concern, and even alarm, over the real threat of the disappearance of Christians from the Middle East was a recurrent theme at the Synod of Bishops focusing on the region.
Christians, who were present in the region long before Islam, "are presently facing a deadly dilemma: to choose between disappearance and isolation, which would bring an end to their historical role and their mission," said Hares Chehab, secretary general of Lebanon's National Committee for Islamic-Christian Dialogue.
Chehab, a papally appointed observer at the synod, addressed the gathering Oct. 12 and echoed concerns voiced by a variety of bishops who spoke before him.
The region is gradually emptying itself of Christians, "who had contributed so much to the elaboration of its civilization, and were always the pioneers in the battle for its freedom, its ascent to modernity," he said.
The emigration of Christians cannot be attributed only to economic difficulties, "otherwise the whole region would have been depopulated," Chehab said. He pointed instead to "discrimination, persecution in certain areas, fear in others, the lack of freedom (and) inequality of rights" as the leading motives for leaving.
A key to addressing the problem is to strengthen Christian-Muslim dialogue, he said. But while dialogue is taking place in many countries throughout the region, too often it never gets beyond the common belief in one God and values like the importance of family, which Christians and Muslims share, he said.
The standard dialogue style "should give way from now on to another form where the language of complaisance would be banned, to focus especially on truth, no matter how hard it is, but with love and sincerity," Chehab said.
Chehab, like many of the synod members, pointed to the Israeli-Palestinian conflict as the chief reason for the strained relations and sense of insecurity that push many Christians to flee the region.
Melkite Patriarch Gregoire III Laham of Damascus, Syria, told the synod that "among the most dangerous effects of the Israeli-Palestinian conflict" is the phenomenon of Christian emigration, "which will make Arab society a society with only one color, a society uniquely Muslim."
If the Middle East is seen as Muslim and the West seen as Christian, "any occasion would be propitious for a new clash of cultures, of civilizations and even of religions -- a destructive clash between the Muslim Arab East and the Christian West," the patriarch said.
Patriarch Laham also called for increased Christian-Muslim dialogue and for Christians to tell their Muslim brothers and sisters "what our fears are," including concern about a lack of separation between religion and government, lack of equality and about a legal system that is based on Islamic law.
"To make peace, this is the great challenge. This is the great 'jihad' and the great good," he said, using "jihad," the Arabic word for "struggle."
U.S. Cardinal John P. Foley, grand master of the Equestrian Order of the Holy Sepulcher of Jerusalem, told the synod that praying for peace in the Middle East is an obligation all Christians share.
ROME, Dimanche 17 octobre 2010 (ZENIT.org) - Une revue de presse quotidienne signale les publications sur le synode sur le site internet du patriarcat grec-melkite à l'adresse : www.pgc-lb.org. Le patriarche Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem apparaît comme un des pasteurs clef au Moyen-Orient. Au synode, il a indiqué l'urgence de la paix. Non pas du « processus » de paix, mais de l'objectif de la paix concrète.
Un communiqué du patriarcat signale que la journée du 13 octobre 2010 a été marquée par la visite protocolaire que les 7 patriarches ou évêques majeurs, dont Sa Béatitude Gregorios III patriarche d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem, ont rendue au président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano. Dans son allocution il s'est plu a rappelé son voyage en Syrie et au Liban qui la marqué par le pluralisme confessionnelle de ses deux pays où les communautés religieuses chrétiennes et mahométanes vivent côte à côte.
C'était ensuite le tour de parole du métropolite de Tyr (Liban) et des archevêques de Lattaquié (Syrie) et de Sidon (Liban), Mgr Georges Bacouni, Mgr Nicolas Sawaf et Mgr Elie Haddad.
Mgr Bacouni a souligné le rôle crucial des mouvements charismatiques dans l'évangélisation des jeunes et leur formation voyant là un espoir de renouveau pour les Eglises orientales. Toute son intervention était placée sous le signe des disciples d'Emmaüs.
Mgr Sawaf a mis l'accent sur la formation dans un monde sécularisé en déclarant: «Nous vivons dans un monde sécularisé et globalisé, où le nombre des hommes qui n'ont aucun intérêt pour la question de Dieu ou qui agissent sans référence chrétienne est démesurée par rapport au nombre de ceux qui se reconnaissent chrétiens et croyants. Ceux auxquels s'adresse la catéchèse doivent s'établir dans une double relation: relation d'appartenance à une communauté fondée sur l'unité de foi et relation à une communauté fondée sur l'unité de l'acceptation du pluralisme et de la diversité...Nous manquons au Moyen-Orient d'une catéchèse qui tienne compte de notre culture arabe, de nos traditions chrétiennes et de nos richesses liturgiques »
L'intervention de Mgr Haddad a été un cri d'alarme au synode pour que toute l'attention soit portée sur les ventes des terrains par une population chrétienne dans le besoin et l'urgence. Il a appelé à « Créer une stratégie unifiée, voire une solidarité de toutes les Eglises au niveau National (APECL ou autres) ainsi qu'au niveau International [...] sous la vigilance du Saint Siège. ». Et il a ajouté qu'il serait souhaitable que les organismes d'aide aux Chrétiens d'Orient transforment leur assistance en « aide au développement » pour créer des emplois et maintenir les Chrétiens dans leur terre.
There’s nothing like the realistic possibility of extinction to push people beyond euphemisms, forcing them to lay it on the line. That was the spirit of several presentations yesterday afternoon during the Synod of Bishops for the Middle East, as Catholic leaders from the region described a future that might be paraphrased as “democracy or death.”
The disappearance of Christians from the Middle East also poses the real and present danger, speakers said, of exacerbating a “clash of civilizations” between Christian and Islam.
The Synod of Bishops for the Middle East is being held in Rome Oct. 10-24.
Greek-Melkite Patriarch Gregorios III Laham of Syria offered perhaps the most forceful diagnosis, warning that the steady migration of Christians out of the region poses a whole series of worrying consequences.
“It will make Arab society a mono-color society, exclusively Muslim, facing a society in Europe that’s said to be Christian,” Laham said. “If that happens, and the East is emptied of its Christians, it could mean a new clash of cultures, civilizations and religions, a destructive conflict between an Arab Muslim East and the Christian West.”
In order to convince Christians to stay put, Laham said, it’s time to speak frankly to Muslims about why Christians are afraid.
That, he said, means talking bluntly about “the separation between religion and the state, ‘arabness,’ democracy, whether the nation is Arab or Muslim, human rights and laws that propose Islam as the lone or principal source of legislation – which constitute an obstacle to the equality of Christians as citizens before the law.”
“There are also fundamentalist parties, Islamic integralism, to which are attributed acts of terrorism, killings, burnings of churches, extortion, all in the name of religion, which rely on the strength of being a majority to humiliate their neighbors.”
All of that, Laham said, makes peace-making the great challenge of the region – what he called its Great Jihad.”
Archbishop Georges Casmoussa of Iraq struck a similar note, warning that increasingly Christians are seen in the Muslim street as “troops led by and for the so-called Christian West, and thus considered a parasitic body within the nation.”
Places where Christians have been present since long before the rise of Islam, Casmoussa said, are becoming a “Dar el-Islam” where Christians feel unwanted.
Too often, Casmoussa said, Christians living in an Islamic nation feel compelled to choose between “invisibility or exile.”
Harés Chéhab, the secretary general of a national committee for Islamic-Christian dialogue in Lebanon, insisted that the exodus of Christians out of the Middle East cannot be understood solely as a function of the region’s economic problems.
“If that were the case, the entire region would be depopulated,” he said. “It’s obvious that discrimination, persecution in some places, fear in other, the absence of freedom, [and] a disparity in rights are at the basis of this movement.”
Chéhab spelled out the challenges: “The relationship between religion and the state, in other words between with is spiritual and what’s temporal, secularity, extremism, fundamentalism, terrorism.”
He called for a more direct language in discussing these realities with Muslims, in order to “make them aware of the reality of our problems.”
In that regard, Maronite Bishop Nabil Andari offered one creative idea: The creation of a new group of Christian intellectuals in the region, who could make the argument for a genuinely democratic culture with space for religious minorities.
Andari called such a group a “permanent cenacle of Arab Christian thinkers.”
Archbishop Youssef Bechara, a Maronite, suggested that in making the case with Muslims for democracy and a separation between religion and the state, Christians should avoid the terms “secular” and “secularism,” because Muslims generally associate secularism with irreligiosity and immorality.
Instead, Bechara said, it’s better to refer to “citizenship” and a “civil state,” because those are the terms used by reform-minded Muslim writers.
That language, he said, would allow the reform movement to “go beyond the level of the elites, for whom citizenship, dialogue and even freedom are allowed, in order to be able to reach the masses which can be manipulated and turned towards any sort of extremism.”
Oct 13, 3:22 PM EDT
Mideast conflict blamed for Christian exodus
|
VATICAN CITY (AP) -- Bishops summoned to the Vatican to discuss the flight of Christians from the Middle East have blamed the Israeli-Palestinian conflict for spurring much of the exodus and warned that the consequences could be devastating for the birthplace of Christianity. |
íæÇÕá ÈØÇÑßÉ æÇÓÇÞÝÉ ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ ÇÌÊãÇÚÇÊåã Ýí ÍÇÖÑÉ ÇáÝÇÊíßÇä ááÊÏÇæá Ýí ÇáÔÄæä ÇáÇÓÇÓíÉ æÇáÊÍÏíÇÊ ÇáßÈÑì ÇãÇã ÇáãÓíÍííä æÇáãäØÞÉ ÈÚÏ Çä ÏÚÇ ÇáÈÇÈÇ ÈäíÏíßÊæÓ 16 ÇáãÌÊãÚ ÇáÏæáí æÇáÏíÇäÇÊ ÇáËáÇË ÇáãæÌæÏÉ Ýí ÇáãäØÞÉ Çáì ÊÚÒíÒ ÇáÓáÇã æÇáÚÏÇáÉ æäÈÐ ÇáÚäÝ .
æßÇä ááÓíäæÏÓ æÞÝÉ ãÚ ÏæÑ ÇáÇÚáÇã ÇáãÓíÍí æÇáÅÚáÇã ÇáÈäÇÁ Ýí ÊÚÒíÒ ÇáãÕÇáÍÉ æÈäÇÁ ËÞÇÝÉ ÇáÓáÇã æÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä¡ ÓÚíÇ áÊÍÞíÞ ÇáÊæÇÕá æÇáÅäÝÊÇÍ æäÔÑ ÇáÓáÇã .
æÌÇÁ Ýí ÇáÎØæØ ÇáÚÑíÖÉ ááÓíäæÏÓ ÝÞÑÉ ÎÇÕÉ Êã ÝíåÇ ÐßÑ ÇáãÍØÉ ÇáãÓíÍíÉ ÇááÈäÇäíÉ «Êíáí áæãíÇÑ» æÝÖÇÆìÊåÇ «äæÑÓÇÊ» ÊÔÏíÏÇ Úáì 쾄 ÇáÅÚáÇã ÇáãÓíÍí æßÇäÊ ãÏÇÎáÉ ááãÏíÑ ÇáÚÇã ááãÍØÉ ÌÇß ßáÇÓí ÇáÐí ÏÚí ßÎÈíÑ ááãÔÇÑßÉ Ýí ÇááÞÇÁÇÊ ÇáÎÇÕÉ ÈÇáÓíäæÏÓ ÈÚÏ Çä ÇËÈÊÊ ÇáãÍØÉ ÇäåÇ ÊÊßáã ÈáÛÉ ÇáÍÞíÞÉ æÇáÅäÓÇäíÉ æÊÓÚì ááæÍÏÉ ÇáãÓíÍíÉ æÇáÍæÇÑ ãÚ ÇáÏíÇäÇÊ ÇáÇÎÑì Ýí ÇáãäØÞÉ .
æÞÏ ÇÊÕÝÊ ÇáãÏÇÎáÉ ÇáÊí ÃáÞÇåÇ ßáÇÓí ÇãÇã ÇáãÌÊãÚíä æÞÏÇÓÉ ÇáÍÈÑ ÇáÇÚÙã ÈäÙÑÊåÇ ÇáæÇÞÚíÉ ááÃãæÑ æÈÑÒÊ ÇáÇÍÕÇÁÇÊ æÇáÔæÇåÏ Úä 쾄 ÇáÇÚáÇã æÞÏÑÊå Úáì ÇáÊÃËíÑ Úáì ÔÚæÈäÇ. æÍÐÑÊ ÇáÌãíÚ ãä ÎØæÑÉ ãÇ ÊÈËå æÓÇÆá ÇáÅÚáÇã ãä ÕæÑ æãÔÇåÏ ãÄÐíÉ Ýí ãÎíáÉ ÇáÃØÝÇá æãä ÇÝßÇÑ ãÔæÔÉ Ýí ÇÐåÇä ÇáÔÈíÈÉ .
æÇßÏ ßáÇÓí Ýí ãÏÇÎáÊå Çä ÊáÝÒíæä Êíáí áæãíÇÑ äæÑÓÇÊ íÊãÊÚ Ýí ßá ãßÇä ÈÊÞÏíÑ ßÈíÑ ãÔíÑÇ Çáì 1260 ãÍØÉ ÊáÝÒíæäíÉ ÊÛØí ãäØÞÉ ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ ãÚÙãåÇ íäÞá ÕæÑÇ æÈÑÇãÌ áÇ ÊáíÞ ÈÞíãäÇ: ÈÏÚ æÊíÇÑÇÊ¡ ÓÍÑ æÊäÌíã¡ ÚäÝ æÅÈÇÍíÉ¡ æÇáÇÎØÑ ÇÓÊÔÇÑÉ ÇáÚÑÇÝíä Èßá ÔÇÑÏÉ ææÇÑÏÉ. ãæÖÉ ÇáÚÕÑ æÈÑäÇãÌ íæãí áÇÝÊÇ Çáì ÇáÅäÓÇä íãÖí ÇãÇã ÇáÊáÝÒíæä 200 ÏÞíÞÉ Ýí Çáíæã Çí 12 ÓäÉ ãä ÍíÇÊå æÇæáÇÏäÇ íãÖæä ÃáÝ ÓÇÚÉ Ýí ÇáãÏÑÓÉ æÃáÝ ÓÇÚÉ ÇãÇã ÇáÔÇÔÉ Ýí ÇáÓäÉ .
æÞÇá: Ýí ÇááÇæÚí áÃØÝÇáäÇ æÇæáÇÏäÇ íßæä ÞÏ ÇäØÈÚ æÞÈá ÈáæÛ Óä ÇáÚÔÑíä: ÇßËÑ ãä ÃáÝ ÌÑíãÉ ÞÊá ÇßËÑ ãä ÚÔÑÉ ÂáÇÝ ãÔåÏ ÚäÝ ÇßËÑ ãä ãÆÉ ÃáÝ ÇÚáÇä íÓÊÛá ÇáãÑÃÉ æÇáØÝá æíßæä ÞÏ ÓãÚ ÇßËÑ ãä ãáíæä ßáãÉ ÊÇÝåÉ ÈÐíÆÉ .
æÇÚáä ßáÇÓí Çä ÈÚÖ ÇáÈÑÇãÌ ÇÓÊÈÏáÊ ßáãÉ «Çááå» ÈßáãÉ ÞÏÑ æßáãÉ ÇáãíáÇÏ ÈÚíÏ ÇáäæÑ ÇáÔÊÇÆí Winter holidays æÇáãÓíÍ ÇÕÈÍ ÈØáÇ ÇÓØæÑíÇ ãÚÑÈÇ Úä ÇÓÝå áÇä ÈÚÖ ÇáãÍØÇÊ æÇáÊí ÊÏÎá ÔÑÞäÇ æÊÍÊ ÓÊÇÑ ÇáÊÈÔíÑ ÈíÓæÚ ÊÓÊÝÒ ÇáÇÎÑ æÊÑÈí Ìíá «ÇÚÑÝ ÚÏæß» ãÚÊÈÑÇ Çä ÇáÇÚáÇã áã íÚÏ ÇáÓáØÉ ÇáÑÇÈÚÉ Çäå ÇáÓáØÉ ÇáÇæáì æåæ ÓáÇÍ ÇáÚÕÑ æÇáãÕÏÑ ÇáÇæá ááãÚÑÝÉ .
æÇÔÇÑ Çáì Çä ÇáÈÇÈÇ íæÍäÇ ÇáËÇáË æÇáÚÔÑæä ßÇä íÞæá: ÇäÇ ãÓÊÚÏ Çä ÇÈíÚ ÊÇÌí ßí ÇÕÏÑãÌáÉ... åäÇß ÖÑæÑÉ ÞÕæì áÈäÇÁ ÇÓÊÑÇÊíÌíÉ ÇÚáÇãíÉ æÚÇáãíÉ ÌÏíÏÉ ááÊÛííÑ¡ æÇáÇÚáÇã åæ ãÏÎá ÇáÊÛííÑ .
æÇßÏ ÇääÇ Ýí ÍÇÌÉ Çáì ØÑíÞ ÇÊÕÇá ÇßËÑ ÇãäÇ¡ æÇáÇÚáÇã ÇáÐí äÑíÏå åæ ÇáÇÚáÇã ÇáãæÖæÚ áÎÏãÉ ÇáÇäÓÇä æáíÓ ÇáÇäÓÇä Ýí ÎÏãÉ ÇáÓÈÊ. äÍä Ýí ÍÇÌÉ áÇÚáÇã ÇáÍÑíÉ æÇáÍÞíÞÉ: ÊÚÑÝæä ÇáÍÞ æÇáÍÞ íÍÑÑßã¡ äÍä ÈÍÇÌÉ áÇÚáÇã íÍÊÑã ÇáÇäÓÇä ÈÍÞæÞå æßÑÇãÊå æÍÑíÇÊå¡ äÍä ÈÍÇÌÉ áÇÚáÇã íÈäí ÇáãÌÊãÚ Úáì ÇáÞíã¡ äÑíÏ ÇÚáÇãÇ íÓÇÚÏ ÇáãÓíÍí Çä íßæä ãÓíÍíÇ ÇÝÖá¡ æÇáãÓáã Çä íßæä ãÓáãÇ ÇÝÖá¡ æÇáíåæÏí íåæÏíÇ ÇÝÖá. äÑíÏ ÇÚáÇãÇ íÞÑÈäÇ ãä Çááå ÈÞÏÑ ãÇ íÞÑÈäÇ ãä ÇáÇäÓÇä. äÑíÏ ÇÚáÇãÇ íÄßÏ Çä ÇáÏíä åæ æÓíáÉ áÕäÚ ÇáÓáÇã .
æÇæÖÍ Çä Êíáí áæãíÇÑ ÇËÈÊÊ ÎáÇá ÓäæÇÊåÇ ÇáÚÔÑíä ÇäåÇ ÇáÇÏÇÉ ÇáÇÝÚá áÊæÍíÏ ÇáßäÇÆÓ ÈÍíË Çä ßá ßäíÓÉ ÔÚÑÊ Çä åÐÇ ÇáÊáÝÒíæä íÎÕåÇ. ßãÇ ÇËÈÊÊ ÇäåÇ ãÍØÉ ÇáÍæÇÑ ÇáÇÓáÇãí ÇáãÓíÍí æÇáÇäÝÊÇÍ æáÞÇÁ ÇáËÞÇÝÇÊ¡ æÈÑåäÊ Çä ÇáÚáãÇäííä æÈÑÚÇíÉ ÇáßäíÓÉ ÞÇÏÑæä Úáì ÊÍÞíÞ ÇáßËíÑ. æãä ÎáÇá åÐå ÇáãÍØÉ íÊÚÑÝ ßá íæã ÇßËÑ ãä 15 ãáíæä ãÔÇåÏ ÚÑÈí ãÔÑÞí Íæá ÇáÚÇáã Çáì æÌå ÇáãÓíÍ Èíäåã 6 ãáÇííä ÛíÑ ãÓíÍí. æãä ÎáÇá åÐå ÇáãÍØÉ íÊÚÑÝæä Úáì ÊÚÇáíã ÇáßäíÓÉ æÇáÞíã ÇáÇäÌíáíÉ æÇáãÌÊãÚíÉ æÇáËÞÇÝíÉ .
æÇÔÇÑ ßáÇÓí Çáì Çä Êíáí áæãíÇÑ ÇØáÞÊ ÇßÈÑ ãÔÑæÚ áåÇ Ýí ÇáÔÑÞ åæ ÇáãÏíäÉ ÇáÇÚáÇãíÉ¡ æÇáÊí ÈÇÑß ÍÌÑ ÇÓÇÓåÇ ÈØÇÑßÊäÇ ãÌÊãÚíä¡ æåí ÊåÏÝ Çáì ÊÑÓíÎ ÇáÍÖæÑ ÇáãÓíÍí Ýí ÇáÔÑÞ æÑÈØ ãÓíÍíí ÇáÇäÊÔÇÑ ÈæØäåã ÇáÇã. åæ ãÔÑæÚ ÔÑÇßÉ æÔåÇÏÉ. åæ ãÔÑæÚ ÇáßäíÓÉ ÇáæÇÍÏÉ ÇáÌÇãÚÉ ÇáãÞÏÓÉ ÇáÑÓæáíÉ .
æÎÊã ãÄßÏÇ ä ÇÏÑÇÌ «Êíáí áæãíÇÑ» æ«äæÑÓÇÊ» Ýí æËíÞÉ ÇáÚãá æãÔÇÑßÊåÇ Ýí åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ íÍãáÇäåÇ ãÓÄæáíÉ ãÖÇÚÝÉ Ýí äÞá æÊÍÞíÞ æÊØÈíÞ ÇÚãÇá åÐÇ ÇáãÌãÚ .
æÞÏã ßáÇÓí áÞÏÇÓÉ ÇáÍÈÑ ÇáÇÚÙã ßÊÇÈ «Êíáí áæãíÇÑ» æäæÑÓÇÊ ÇáÐí íÚÑÖ ãÔÑæÚ ÇáÍÇÖÑÉ ÇáÇÚáÇãíÉ ááÔÑÞ¡ æáÇÞì åÐÇ ÇáãÔÑæÚ ãÈÇÑßÉ ÞÏÇÓÊå¡ æÞÇá ááÓíÏ ßáÇÓí ÍÑÝíÇ: ÔßÑÇ áÊíáí áæãíÇÑ áãÇ ÊÞÏãå ááßäíÓÉ .
æßÇä ÇáÍÈÑ ÇáÇÚÙã ÞÏ ÎÕ ÇáãÍØÉ æãÔÇåÏíåÇ ÈÊÍíÉ æÈÑßÉ ÑÓæáíÉ ÎÇÕÉ Ííä ÒÇÑåÇ æÝÏ ãä ÇÏÇÑÊåÇ ÇáÚÇã áãäÕÑã¡ æÊÃÊí åÐå ÇáÎØæÉ ÇáÌÏíÏÉ áÊÄßÏ ÇáÇåÊãÇã ÇáÎÇÕ ÇáÐí íæáíå ÇáÝÇÊíßÇä áæÓÇÆá ÇáÇÚáÇã ÇáãÓíÍíÉ ßÇÏæÇÊ ÇÓÇÓíÉ Ýí ÈäÇÁ ÇáãÌÊãÚÇÊ æäÈÐ ÇáÚäÝ¡ ÈÔßá ÎÇÕ Ýí ãäØÞÉ ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ ÇáÊí ÊÊÎÈØ ÈÕÑÇÚÇÊ æÊÍÏíÇÊ ßÈÑì¡ æÍíË íäÎÝÖ ÚÏÏ ÇáãÓíÍííä íæãÇ ÈÚÏ íæã .
æÊÌÏÑ ÇáÇÔÇÑÉ Çáì Çä «Êíáí áæãíÇÑ» åí ÇáãÍØÉ ÇáæÍíÏÉ Èíä ßá æÓÇÆá ÇáÇÚáÇã ÇáÊí ÓãÍ áåÇ ÈÇáÊæÇÌÏ Ýí ÞÇÚÇÊ ÇáÓíäæÏÓ æÈÇÎÊÑÇÞ ÇáÈÑæÊæßæá ÇáÝÇÊíßÇäí ßí Êßæä ÔÇåÏÉ áÊÇÑíÎ åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ æÊäÞáå Çáì ÇáÚÇáã ãä ÎáÇá ÓáÓáÉ áÞÇÁÇÊ æãÞÇÈáÇÊ æÊÍÞíÞÇÊ. æåÐå ÇáÎØæÉ ÇáÝÑíÏÉ ÇáÊí ÊÍÙì ÈåÇ Êíáí áæãíÇÑ ÊÏá Úáì ÇáËÞÉ ÇáßÈíÑÉ æÇáãÕÏÇÞíÉ ÇáÊí ÊÊãÊÚ ÈåÇ .
ÇáÈÇÈÇ ãäÍ ÇáÓãøÇß
ãíÏÇáíÉ ÇáÝÇÊíßÇä ÇáÐåÈíÉ
ãäÍ ÇáÈÇÈÇ ÈäÏíßÊæÓ ÇáÓÇÏÓ ÚÔÑ ÇáÏß澄 ãÍãÏ ÇáÓãÇß ãíÏÇáíÉ ÇáÝÇÊíßÇä ÇáÐåÈíÉ ÊÞÏíÑÇ áÌåæÏå æßÊÇÈÇÊå Ýí ÞÖÇíÇ ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÇÓáÇãíÉ - ÇáãÓíÍíÉ. æßÇä ÇáÈÇÈÇ ÇÓÊÞÈá ÇáÓãÇß ÈÚÏ Çä ÇáÞì ßáãÊå ÇãÇã ÓíäæÏÓ ÇáÇÓÇÞÝÉ ÇáßÇËæáíß Íæá ÇáÔÑÞ ÇáÇæÓØ. æÇËäÇÁ ÇááÞÇÁ¡ ÇÔÇÏ ÇáÈÇÈÇ ÈÇáßáãÉ áãÇ ÊÖãäÊå ãä ØÑæÍÇÊ æãÞÊÑÍÇÊ .
ßãÇ ÃÞÇã ÇáßÇÑÏíäÇá ÊæÑÇä¡ ÑÆíÓ ãÌáÓ ÇáÍæÇÑ Èíä ÇáÃÏíÇä¡ ÍÝá ÚÔÇÁ Ýí ãäÒáå Ýí ÇáÝÇÊíßÇä ÊßÑíãÇð ááÓãÇß .
áÍÇã : Çäå ÓíäæÏÓ ÇáäæÑ ááÔÑÞ æÇáÛÑÈ
æíõÑßøÒ Úáì ÍÑíÉ ÇáÊÚÈíÑ
ÊÑÃÓ ÈØÑíÑß ÇáÑæã Çáãáßííä ÇáßÇËæáíß ÛÑíÛæÑíæÓ ÇáËÇáË áÍÇã ÇááíÊÑÌíÉ ÇáÇáåíÉ Ýí ßäíÓÉ ÓÇäÊÇ ãÇÑíÇ Çä ßæÒãÏíä Ýí ÑæãÇ¡ ÇÍÊÝÇá ÈÐßÑì ÇÈÇÁ ÇáãÌãÚ ÇáãÓßæäí ÇáÓÇÈÚ ÇáäíÞÇæí ÇáËÇäí¡ ÇáÐí ÏÇä ÈÏÚÉ ãÍÇÑÈí ÇáÇíÞæäÇÊ
æÚÇæä ÇáÈØÑíÑß áÍÇã Ýí ÇáÞÏÇÓ ÇáãØÇÑäÉ: ÇáäÇÆÈ ÇáÈØÑíÑßí Ýí ÇáÞÏÓ åíáÇÑíæä ßÈæÌí¡ ÌæÑÌ ßÍÇáÉ ãä ÝäÒæíáÇ¡ ÝÇÑÓ ãÚßÑæä ãä ÇáÈÑÇÒíá¡ íæÍäÇ ÌäÈÑÊ ãä ÍáÈ¡ ÇáíÇÓ ÑÍÇá æÇíáí ÈÔÇÑÉ ÍÏÇÏ æÌæÑÌ ÈÞÚæäí ãä áÈäÇä¡ ÇáãÏíÑ ÇáÔÑÝí áãÈÑÉ ÇáÔÑÞ ÇáãæäÓäíæÑ ÝíáíÈ ÈÑíÒÇÑ¡ Çáæßíá ÇáÈØÑíÑßí Ýí ÑæãÇ æßÇåä ÑÚíÉ ÓÇäÊÇ ãÇÑíÇ Çä ßæÒãÏíä ãØÇäíæÓ ÍÏÇÏ¡ æÇáßÇåäÇä äíÞæáÇ ÇäÊíÈÇ æÌÇß ÚÇÈÏ .
æÊÍÏË ÇáÈØÑíÑß áÍÇã Ýí ÚÙÊå ãæÌåÇ ÊÍíÉ Çáì ÇáÓíäæÏÓ¡ ÔÇßÑÇ ÞÏÇÓÉ ÇáÍÈÑ ÇáÇÚÙã ÇáÈÇÈÇ ÈäÏíßÊæÓ ÇáÓÇÏÓ ÚÔÑ Úáì åÐå ÇáãÈÇÏÑÉ¡ æÞÇá: åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ íÚÊÈÑ ãä Çåã æÇßÈÑ ÇáÓíäæÏÓÇÊ¡ ãÚÇÏáÇ ÇáãÌãÚ ÇáÝÇÊíßÇäí ÇáËÇäí¡ æÑßÒ Úáì ÍÑíÉ ÇáÊÚÈíÑ¡ æãäÍ ÇáÝÑÕÉ áÌãíÚ ÇáãÔÇÑßíä ãä ÇÌá ÇáÊÚÈíÑ Úä ÑÃíåã æÇáÇÏáÇÁ ÈãÏÇÎáÇÊåã .
æÎÊã: ÇääÇ äØáÈ ÔÝÇÚÉ ÇÈÇÁ ÇáãÌãÚ ÇáäíÞÇæí ÇáÓÇÈÚ áíßæä åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ ÓíäæÏÓ ÇáäæÑ æáíÔÚ åÐÇ ÇáäæÑ Ýí ÇáÔÑÞ æÇáÛÑÈ .
Patriarche d’Antioche des Grecs-Melkites
ROME, Dimanche 22 août (ZENIT.org) - Les Eglises particulières du Moyen-Orient « doivent affronter les mêmes obstacles que les premiers évangélisateurs, y compris le martyre ». C'est ce qu'a affirmé le patriarche d'Antioche des Grecs-Melkites, S.B Gregorios III Laham, dans une interview à L'Osservatore Romano.
« Il ne faut pas perdre de vue le fait que nous sommes l'Eglise des martyrs et de la résurrection », a-t-il ajouté. « Tous les apôtres ont été martyrs. Jésus nous le répète avec insistance : ‘n'ayez pas peur'. Nous devons donner à notre peuple courage et optimisme ».
Evoquant les défis les plus urgents à affronter au Moyen-Orient, il a cité « l'émigration, la continuité de la présence chrétienne, une coexistence pacifique avec l'islam ». « Nous devons chercher à affronter tout cela ensemble, chrétiens et musulmans, pour préserver et défendre les valeurs communes à tous les croyants », a-t-il expliqué. « Mais la chose la plus urgente est la solution du conflit israélo-palestinien qui est la cause principale des problèmes, des crises et des dangers qui menacent la présence chrétienne au Moyen-Orient ».
Dans cette interview, le patriarche s'est aussi exprimé sur le synode d'octobre prochain. Cette assemblée pourrait être « l'occasion d'un nouvel examen de conscience, d'un nouvel approfondissement de thèmes qui nous sont très familiers, et un instrument pour que nos fidèles prennent conscience de leur mission et de leur rôle dans le monde arabe à majorité musulmane, et pour les exhorter à ne pas émigrer ».
« Nous avons en effet besoin de renforcer considérablement la collaboration entre les catholiques et avec tous les chrétiens, surtout sur le plan de la pastorale des jeunes, de la famille et des vocations », a-t-il ajouté.
Concernant enfin la visite de Benoît XVI à Chypre, S.B Gregorios III Laham s'est réjoui « de voir que le pape était heureux, proche des fidèles, impressionné de leur enthousiasme et de la piété populaire maronite ».
« Cela a été une belle expérience pour moi, même si elle a été entachée par la tragédie de l'assassinat de Mgr Luigi Padovese ». En tant que représentant de la Conférence épiscopale turque dont il était le président, ce dernier aurait dû se trouver à Chypre pour la visite du pape. « Nous avons tous été touchés et bouleversés par cette tragédie ».
« L'assemblée spéciale du synode des évêques devra beaucoup œuvrer pour faire en sorte que certaines choses ne se répètent plus ». « C'est pourquoi je dis que les pasteurs doivent être des apôtres de l'optimisme », a conclu le haut prélat
La paix au Moyen-Orient, la convivialité , l'émigration des chrétiens et le risque d'avoir un Moyen-Orient uniquement musulman : Autant de questions qui sont au coeur du Synode des Evêques pour le Proche-Orient qui se déroule à Rome du 10 au 24 octobre 2010. Elles ont été largement commentées par le patriarche Grégoire III, chef de l'Eglise Grec Melkite Catholique d'Antioche et de tout l'Orient d'Alexandrie et de Jérusalem, dans son intervention durant l'Assemblée spéciale du Synode mercredi.
"La paix au Proche-Orient est la clef de tous les biens, dont cette région". C'est par cette phrase que le patriarche Grégoire III a entamé son discours, avant de souligner l'importance de la présence chrétienne dans le monde arabe, "présence malheureusement menacée par les cycles de guerres, de crises et de calamités engendrées par le conflit israélo-palestinien et qui s'abattent sur cette région, berceau du christianisme".
Le Prélat a estimé que "la paix, la convivialité et la présence chrétienne dans le monde arabe sont liées d'une manière existentielle et ferme", avant d'expliquer que "les mouvements fondamentalistes, les discordes à l'intérieur des pays arabes, la lenteur dans le développement et l'instauration de la prospérité, la naissance de la haine et de l'inimitié décevaient les jeunes et anéantissaient leurs espoirs, ce qui mène à l'émigration des cerveaux, des penseurs, des jeunes, des musulmans modérés et surtout des chrétiens". Il a alors déploré l'émigration des chrétiens qui transformera le Proche-Orient en une "société d'une seule couleur, une société uniquement musulmane, face à une société européenne dite chrétienne". Il a indiqué que, vidé de ses chrétiens, "l'Orient serait un lieu propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien, un conflit de l'islam et du christianisme".
Le patriarche a estimé que "le rôle des chrétiens est de s'atteler à créer l'atmosphère de confiance entre l'Occident d'un côté et le monde arabe et musulman de l'autre", avant de lancer un appel des chrétiens orientaux au monde européen et américain, afin que ce dernier aide les arabes à réaliser leur unité et à être solidaires au lieu de miser sur leur division. Il s'est également adressé aux musulmans pour leur faire part des craintes qui hantent les chrétiens et qui les poussent à quitter leur terre, dont les lois proposant l'islam comme seule ou principale source des législations, ce qui est un obstacle à l'égalité des citoyens de religions différentes devant la loi.
Le patriarche a enfin proposé que "ces craintes soient l'objet d'études, de congrès, de conférences et de réunions dans le monde arabe musulman, afin que les musulmans et les chrétiens, ensemble, identifient la vraie raison de l'hémorragie de l'émigration des chrétiens", appelant "les pères du Synode à lancer un appel urgent prophétique pour la Paix qui est aujourd'hui le vrai défi, le grand jihad (…) la vraie garantie pour l'avenir de la liberté, du progrès, de la prospérité et de la sécurité pour les jeunes, chrétiens et musulmans, qui peuvent vraiment faire l'histoire de nos Patries et y porter la bannière de la foi et des valeurs".
ROME, Mercredi 13 octobre (ZENIT.org) - Dans un monde marqué par une « sécularisation envahissante », le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, a invité les Eglises orientales à s'ouvrir aux mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles.
Au cours des travaux du Synode pour le Moyen-Orient, le 12 octobre, il a souligné la nécessité de « former des identités chrétiennes fortes et convaincues, de réveiller l'audace d'une présence visible et incisive des fidèles laïcs dans la vie publique ».
En évoquant la naissance, après le Concile Vatican II, de nombreux mouvements ecclésiaux et nouvelles communautés - « un vrai don de l'Esprit Saint ! » - il a jugé souhaitable que les « Eglises du Moyen-Orient s'ouvrent avec une confiance croissante à ces nouvelles réalités agrégatives ».
« Nous ne devons pas avoir peur de cette nouveauté en matière de méthode et de style de l'annonce qu'elles portent : il s'agit d'une "provocation" salutaire qui aide à sortir de la routine pastorale qui est toujours à l'affût et risque de compromettre notre mission », a-t-il estimé au cours de la 3e congrégation générale.
« L'avenir de l'Eglise dans cette région du monde dépend justement de notre capacité à être docilement à l'écoute de ce que l'Esprit dit à l'Eglise aujourd'hui, y compris à travers ces nouvelles réalités agrégatives ».
Des mouvements appelés à la mission
Evoquant ces mouvements ecclésiaux, Mgr Georges Bacouni, archevêque de Tyr des Grecs-Melkites (Liban), a quant à lui estimé qu'ils étaient non seulement « une nouvelle vitalité pour la prière et la vie évangélique », mais encore plus « une capacité d'inspiration pour de nombreux hommes et femmes, jeunes et vieux, à rester dans leurs pays comme des missionnaires et servir leurs Eglises locales avec zèle et obéissance ».
En invitant à encourager ces initiatives, il a souligné qu'il était « crucial - voire vital - pour les évêques et le clergé de réaliser que ces nouveaux mouvements ecclésiaux travaillent dans et pour l'Eglise, et que leur contribution n'est pas une menace, mais un enrichissement aux efforts de l'Eglise pour catéchiser les fidèles et préserver une présence chrétienne au Moyen-Orient ».
Mgr Joseph Jules Zerey, archevêque titulaire de Damiette des Grecs-Melkites (Jérusalem), a quant à lui souligné l'importance de « ré-évangéliser » les familles chrétiennes au Moyen-Orient. Il a salué un certain « renouveau » dans l'Eglise qui a permis la naissance de mouvements et communautés nouvelles « qui vivent une dynamique missionnaire ».
« J'ai rencontré ces dernières années dans nos pays arabes et dans d'autres pays, plusieurs familles qui vivent fortement leur foi chrétienne malgré les difficultés énormes de la vie quotidienne », a-t-il affirmé. Des familles qui ne seront missionnaires « que par un lien personnel, un amour profond pour le Christ fortifié par la prière quotidienne, ainsi que par le soutien de petites fraternités ou communautés paroissiales se retrouvant chaque semaine autour de la Parole de Dieu ».
Marine Soreau
Au terme du congrès pour les 20 ans du Code de droit canonique des Eglises orientales
ROME, Lundi 11 octobre (ZENIT.org) - Les Eglises orientales catholiques sont appelées « à conserver leur identité, qui est en même temps orientale et catholique » et à accomplir « la mission qui leur a été confiée avec une vigueur apostolique renouvelée ».
C'est ce qu'a affirmé Benoît XVI en recevant le 9 octobre dernier au Vatican les participants au Congrès d'étude organisé pour le 20e anniversaire de la promulgation du Code de droit canonique des Eglises orientales catholiques.
Le Code de droit canonique oriental promulgué en 1990 contient la discipline commune aux 23 Eglises sui iuris de l'Eglise catholique, intégrées dans les cinq grandes traditions orientales - alexandrine, antiochienne, arménienne, chaldéenne et byzantine - et établit la pleine égalité de toutes les Eglises d'Orient et d'Occident.
Ce 20e anniversaire, a affirmé Benoît XVI, est l'occasion de « voir dans quelle mesure le Code a effectivement eu force de loi pour toutes les Eglises orientales catholiques sui iuris et comment cela s'est traduit dans l'activité de la vie quotidienne ». Mais aussi « dans quelle mesure la puissance législative de chaque Eglise sui iuris a permis la promulgation d'un droit particulier, tenant compte des traditions de chaque rite, comme des dispositions de Vatican II ».
Le pape a souhaité que les canons de l'Eglise antique, qui inspirent l'actuelle codification orientale, aident « toutes les Eglises orientales à conserver leur identité, qui est en même temps orientale et catholique ».
« En maintenant la communion catholique, les Eglises orientales n'entendaient pas renier la fidélité à leur tradition, a précisé le pape. Comme cela a été plusieurs fois rappelé, la pleine union réalisée entre les Eglises orientales catholiques et l'Eglise de Rome ne doit pas comporter pour elles une diminution de la conscience de leur propre authenticité et originalité ».
« Par conséquent, le devoir de toutes les Eglises orientales catholiques est celui de conserver leur patrimoine disciplinaire commun et d'alimenter leurs propres traditions, une richesse pour toute l'Eglise ».
Ces mêmes canons sacrés des premiers siècles de l'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, « constituent pour une large part le fondamental et même patrimoine de discipline canonique qui règle aussi les Eglises orthodoxes. Par conséquent, les Eglises orientales catholiques peuvent offrir une contribution particulière et importante au chemin œcuménique ».
Auparavant, dans le discours qu'il avait adressé au pape, Mgr Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, avait confirmé l'engagement de son dicastère à « aider les Eglises sui iuris », grâce au Code, « à être un pont envers les Eglises orthodoxes en vue de la pleine communion attendue impatiemment ». Mais aussi à affronter ensemble « les défis de notre époque contre les forces du néo-positivisme qui conduit, nous le savons, à un relativisme mortel de la pensée et de la vie ».
- Without dialogue a "new clash" of the Muslim East and Christian West could result, said one Eastern Catholic patriarch during discussions at the Vatican yesterday on the Church in the Middle East.
Patriarch Gregorios III Laham, Patriarch of Antioch of the Greek Melkites, Archbishop of Damascus of the Greek Melkites, said in his Tuesday afternoon address to participants in the Synod for the Middle East that living together in peace and the Christian presence in the region are concretely and existentially connected.
Pointing to the Israeli-Palestinian conflict as the "main reason" for this conflict, he said that the situation is marked by fundamentalism, slow development, increased hatred and a loss of hope among young people who are the majority of the population (60 percent) in Arab countries.
The accompanying emigration of Christians from the region due to this conflict could eventually create a "new clash of cultures, of civilizations and even of religions, a destructive clash between the Muslim Arab East and the Christian West," he added.
To counter this possible catastrophe, he proposed improved dialogue between Christians and Muslims to increase trust between the East and West.
"To convince Christians to stay," said the patriarch, "we think it is necessary to address our Muslim brothers to tell them with honesty what our fears are … ” He listed the need for the separation of Church and State, protecting democracy, nations being identified as Muslim instead of Arab, the need to protect human rights and laws being created that assert that Islam is the only or main source of legislation.
He also pointed to fundamentalist parties "which have been blamed for acts of terrorism, for killings, for burning churches, for extortion, in the name of religion ..."
The "great challenge" for the area, concluded Patriarch Gregorios III, is to achieve peace.
"This," he said, "is the great 'jihad' (holy war) and the great good. This is the true victory and the true guarantee for the future of freedom, prosperity and security for our young, Christians and Muslims, who are the future of our Nations."
The patriarch's five-minute address was one of many during the evening that were made ahead of an "open" session in which free debate was encouraged. During this session, participants spoke about a variety of themes, including the importance of mutual respect and freedom of religion in the area.
Copyright © CNA
(http://www.catholicnewsagency.com)
![]() |
There’s nothing like the realistic possibility of extinction to push people beyond euphemisms, forcing them to lay it on the line, writes John Allen.
That was the spirit of several presentations this week during the Synod of Bishops for the Middle East, as Catholic leaders from the region described a future that might be paraphrased as “democracy or death.”
The disappearance of Christians from the Middle East also poses the real and present danger, speakers said, of exacerbating a “clash of civilizations” between Christian and Islam.
The Synod of Bishops for the Middle East is being held in Rome October 10-24.
Greek-Melkite Patriarch Gregorios III Laham of Syria offered perhaps the most forceful diagnosis, warning that the steady migration of Christians out of the region poses a whole series of worrying consequences.
“It will make Arab society a mono-color society, exclusively Muslim, facing a society in Europe that’s said to be Christian,” Laham said. “If that happens, and the East is emptied of its Christians, it could mean a new clash of cultures, civilizations and religions, a destructive conflict between an Arab Muslim East and the Christian West.”
In order to convince Christians to stay put, Laham said, it’s time to speak frankly to Muslims about why Christians are afraid.
That, he said, means talking bluntly about “the separation between religion and the state, ‘arabness,’ democracy, whether the nation is Arab or Muslim, human rights and laws that propose Islam as the lone or principal source of legislation – which constitute an obstacle to the equality of Christians as citizens before the law.”
“There are also fundamentalist parties, Islamic integralism, to which are attributed acts of terrorism, killings, burnings of churches, extortion, all in the name of religion, which rely on the strength of being a majority to humiliate their neighbors.”
All of that, Laham said, makes peace-making the great challenge of the region – what he called its Great Jihad.”
Juan Lara Ciudad del Vaticano, 13 oct (EFE).- El Patriarca de Antioqu?a de los Greco-Melquitas, Gregorios III Laham, advirti? hoy en el S?nodo de Obispos para Oriente Medio de que, si los cristianos abandonan esa zona, cualquier ocasi?n es propicia para un "choque destructivo entre el Oriente ?rabe musulm?n y el Occidente cristiano".
Gregorios III Laham, arzobispo de Damasco y jefe de esa iglesia oriental en comuni?n con Roma, denunci? en el s?nodo, que se celebra en el Vaticano, que la presencia cristiana en el mundo ?rabe est? amenazada por las guerras que se abaten sobre esta regi?n cuna del cristianismo.
La causa principal, seg?n el patriarca, es el conflicto israel?-palestino, que ha propiciado, precis?, los movimientos integristas, Ham?s e Hizbul?.
También incluy? las discordias internas, el lento desarrollo y la pérdida de esperanza entre los j?venes, que representan el 60% de la poblaci?n de los pa?ses ?rabes, y, sobre todo, la emigraci?n.
La emigraci?n de cristianos, seg?n Gregorios III Laham, puede propiciar una sociedad ?rabe monocolor, "?nicamente musulmana, frente a una sociedad europea llamada cristiana".
"Si esto ocurriera y Oriente se vaciara de sus cristianos, ello significar?a que cualquier ocasi?n ser? propicia para un nuevo choque de culturas, de civilizaciones e incluso de religiones, un choque destructivo entre el Oriente ?rabe musulm?n y el Occidente cristiano", afirm?.
El patriarca agreg? que el papel de los cristianos es crear una atm?sfera de confianza entre Occidente y el mundo musulm?n para trabajar por un nuevo Oriente Medio sin guerra.
Gregorios III hizo un llamamiento a los cristianos a que se queden en la tierra donde naci?, vivi? y muri? Cristo y abog? por una separaci?n entre Iglesia y Estado, entre identidad ?rabe, democracia, naci?n ?rabe o naci?n musulmana.
Asimismo asegur? que proponer al islam como ?nica o principal fuente de legislaci?n es un obst?culo para la igualdad de los ciudadanos ante la ley.
En esta tercera jornada de s?nodo, que se prolongar? hasta el 24 de octubre y al que asisten 185 obispos, también intervino el cardenal John Patrick Foley, gran maestre de la Orden del Santo Sepulcro de Jerusalén, quien manifest? que cuanto m?s tiempo pase m?s dif?cil ser? encontrar una paz duradera y solucionar el conflicto palestino-israel?.
Foley subray? que la creaci?n de asentamientos israel?es hace cada vez "m?s dif?cil" la construcci?n de un Estado palestino "factible e integral".
Todos los obispos que participaron en la jornada abogaron por la necesidad de que los cristianos, que apenas son el 1,6 por ciento de la poblaci?n, se queden all? y subrayaron que est?n llamados a trabajar por la paz y la reconciliaci?n.
A este respecto, el secretario general del comité para el di?logo Islam-Cristianismo, Harés Chebab, asegur? que el éxodo, que en las ?ltimas décadas se ha cuadruplicado, no puede atribuirse a motivos econ?micos, ya que entonces -subray?- toda la regi?n se habr?a despoblado.
"Es evidente que la discriminaci?n, la persecuci?n en ciertos lugares, el miedo en otro, la falta de libertad y la desigualdad de derechos est?n en la base de ese movimiento", manifest? durante su intervenci?n.
El Patriarca de Jerusalén de los Latinos, Fouad Twal, dijo que la comunidad cristiana de Tierra Santa, a la que llam? "Iglesia del calvario", sufre a causa de la violencia y la inestabilidad e inst? a los cristianos de todo el mundo a visitarla y ayudarla para que no se convierta en un "museo al aire libre".
El obispo de Reikiavik, Pierre Burcher, indic? que el problema de la emigraci?n s?lo se solucionar? cuando se resuelva el conflicto israel?-palestino y se mostr? a favor de que Jerusalén sea una ciudad abierta, de las tres religiones monote?stas.
El ministro general de la Orden Franciscana de los Frailes Menores, el espa?ol José Rodr?guez Carballo, propuso que se elabore un catecismo ?nico para todos los cat?licos de Oriente Medio, repartidos en una docena de iglesias de rito oriental, y que se potencie con fuerza el di?logo ecuménico e interreligioso.
El arzobispo de Teher?n de los caldeos, Ramzi Garmou, abog? para que las iglesias orientales no vivan en guetos.
Por primera vez en la historia de un S?nodo, hoy participaron dos l?deres religiosos musulmanes: Muhammad Al Sammak, consejero del mufti (m?xima autoridad isl?mica) de L?bano, y el ayatol? iran? Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi. EFE
|
|
ÇáÌãÚÉ 15 ÊÔÑíä ÇáÃæá 2010 - ÇáÓäÉ 78 - ÇáÚÏÏ 24193 |
|
|
|
ÌãíÚ ÇáÍÞæÞ ãÍÝæÙÉ - © ÌÑíÏÉ ÇáäåÇÑ 2010 |
ROME, Jeudi 14 octobre (ZENIT.org) - Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a reçu au Palais du Quirinal, le 13 octobre, une délégation de l'Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des évêques.
Dans son allocution, le président italien a évoqué le synode comme un « événement de portée historique ».
« Le dialogue des religions, que l'Eglise poursuit avec beaucoup de conviction - le souverain pontife actuel s'en occupe personnellement - est vraiment un des chemins fondamentaux pour assurer la réconciliation entre les civilisations », a affirmé le président Napolitano. « C'est la meilleure ressource dont nous disposons pour nourrir notre espérance et pour poursuivre nos idéaux et nos objectifs ».
Votre engagement est « un engagement de renouvellement, de relance et de valorisation de la présence catholique et plus généralement des communautés chrétiennes au Moyen-Orient », a-t-il poursuivi. « Et c'est un engagement duquel - j'en suis convaincu - la cause du pluralisme religieux, la cause du dialogue, la cause de la paix dans cette région tourmentée peut retirer un grand bénéfice et une impulsion ».
Une rencontre très cordiale
Sur Radio Vatican, le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales, a qualifié la rencontre de « très cordiale ». « Nous avons remercié chaleureusement l'Italie pour tout l'intérêt et la sollicitude avec laquelle elle suit les pays du Moyen-Orient ».
Le cardinal a aussi évoqué le rôle de l'Italie et de l'Union européenne pour la reconnaissance des droits humains fondamentaux. « Il s'agit d'une aide extraordinaire parce que la pression des pays occidentaux pour le respect de ces droits, pour l'égalité de la citoyenneté de tous ceux qui habitent au Moyen-Orient, a plus de force si elle est présentée par toute l'Europe ».
Parmi les prélats présents à cette rencontre figuraient le cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, patriarche d'Antioche des Maronites, le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales et S.B Ignace Youssif III Younan, patriarche d'Antioche des Syriens.
Faisaient également partie de cette délégation, le rapporteur général S.B Antonios Naguib, patriarche d'Alexandrie des Coptes, S.B Gregorios III Laham, B.S, patriarche d'Antioche des Grecs-Melkites, archevêque de Damas des Grecs-Melkites, S.B. Nerses Bedros XIX Tarmouni, archevêque de Beyrouth des Arméniens et S.B. Fouad Twal, patriarche de Jérusalem des Latins.
Le secrétaire général, Mgr Nikola Eterovic, était également présent, ainsi que le sous-secrétaire, Mgr Fortunato Frezza et le Rév. Ambrogio Ivan Samus.
Marine Soreau
ÇáÝÇÊíßÇä¡ ÇáÎãíÓ 14 ÃßÊæÈÑ 2010 (zenit.org ). – ääÔÑ Ýí ãÇ íáí ÇáäÕø ÇáßÇãá ÇáãäÓæÎ ÍÑÝíøðÇ áÎØÇÈ ÇáÊÍíøÉ ÇáÐí ÃáÞÇå ÅÑÊÌÇáíøðÇ¡ ÑÆíÓ ÏæáÉ ÅíØÇáíÇ¡ ÍÖÑÉ ÇáÓíÏ ÌæÑÌæ äÇÈæáíÊÇäæ ÇáãÍÊÑã¡ ÎáÇá ÒíÇÑÉ ÞÇã ÈåÇ æÝÏ ãä ÇáÌãÚíøÉ ÇáÎÇÕøÉ ãä ÃÌá ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ áÓíäæÏÓ ÇáÃÓÇÞÝÉ Åáì ÞÕÑ ÑÆÇÓÉ ÇáÌãåæÑíøÉ¡ íæã ÇáÈÇÑÍÉ 13 ÊÔÑíä ÇáÃæá/ÃßÊæÈÑ 2010.
äíÇÝÉ ÇáßÑÏíäÇá ÓÇäÏÑí¡ ÃÕÍÇÈ ÇáÛÈØÉ¡
ÇÓã꾂 áí Ãä ÃÊæÌøå Åáíßã ÈÚãíÞ ÇáÔßÑ áÑÛÈÊßã Ýí ÒíÇÑÊäÇ æÅÚØÇÆäÇ ÔåÇÏÉ Íæá åÐÇ ÇáÍÏË ÇáÈÇáÛ ÇáÃåãøíøÉ¡ æÇáÐí íãßääÇ æÕÝå¡ ãä Ïæä ãÈÇáÛÉ¡ ÈÇáÍÏË ÇáÊÇÑíÎíø: ÇáÓíäæÏÓ ãä ÃÌá ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ. ÃÑÏÊã ÇáÞÏæã Åáì åÐÇ ÇáÞÕÑ ÍíË ÑÄÓÇÁ ÇáÌãåæÑíøÉ åã ÂÎÑ ÇáæÇÕáíä: ÝäÍä åäÇ¡ ÃäÇ æÃÓáÇÝí¡ ãäÐ ÓÊøíä ÓäÉ ÝÞØ¡ ÈÚÏ Ãä ßÇä ÇáÞÕÑ ãÞÑø ÇáÈÇÈÇæÇÊ Úáì ãÏì ËáÇËÉ ÞÑæä ÊÞÑíÈðÇ.
ÃæÏø ÈÏÁðÇ Ãä ÃÔßÑßã ÃíÖðÇ Úáì "áÛÊßã ÇáÅíØÇáíøÉ" ÇáÌãíáÉ. áÞÏ ÃÕÛíÊ ÈÇáÝÚá Åáì ÇáÈØÑíÑß äÌíÈ íÊßáøã¡ æÅäøí ÔÎÕíøðÇ ÛíÑ ÞÇÏÑ Úáì ÇáÊæÇÕá ãÚßã ÈÇááÇÊíäíøÉ áÃäøå ãÑø Òãä Øæíá Úáì ÏÑÇÓÊí åÐå ÇááÛÉ. æåÐÇ ÇáÊÍæøá ãä ÇááÇÊíäíøÉ Åáì ÇáÅíØÇáíøÉ åæ ÃãÑñ ÃÞÏøÑå ááÛÇíÉ ÈÕÝÊí ÑÆíÓðÇ ááÌãåæÑíøÉ.
Åäø ÇáÊÒÇãßã¡ ÅÐÇ ÝåãÊ ÌíøÏðÇ¡ åæ ÇáÊÒÇã ÈÊÌÏíÏ æÅÚÇÏÉ ÅØáÇÞ æÅÈÑÇÒ ÇáÍÖæÑ ÇáßÇËæáíßíø¡ æÈÔßá ÃÚãø¡ ÇáÌãÇÚÇÊ ÇáãÓíÍíøÉ Ýí ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ. Åäøí Úáì ËÞÉ ÈÃäøå ÇáÊÒÇã íãßä Ãä íÄÊí ÈÝÇÆÏÉ ßÈíÑÉ æÃä íÚØí ÒÎãðÇ áÞÖíøÉ ÇáÊÚÏøÏ ÇáÏíäíø æÞÖíøÉ ÇáÍæÇÑ æÞÖíøÉ ÇáÓáÇã Ýí Êáß ÇáãäØÞÉ ÇáãÖØÑÈÉ. ÈÇáØÈÚ¡ æãä Ïæä ÇáãÒÌ Èíä ãÓÄæáíøÇÊ ÇáÓíÇÓÉ æãÓÄæáíøÇÊ ÇáßäíÓÉ¡ ÃÚÊÞÏ Ãäøå íæÌÏ ÞÇÓã ãÔÊÑß ÚãíÞ¡ æÅä ãÊãíøÒðÇ¡ Èíä ÇáÊÒÇã ÇáÓáØÇÊ ÇáÓíÇÓíøÉ¡ ßÇáÓáØÇÊ ÇáÅíØÇáíøÉ¡ æÇáÊÒÇãßã ÃäÊã¡ ÈÎÇÕøÉ Ýí ÓÈíá ÇáÓáÇã.
ÎáÇá åÐå ÇáÓäÉ æÞÈáåÇ ÈÞáíá¡ ÊæÌøåÊ Åáì ÈáÏÇä ãÎÊáÝÉ ãä ÇáãäØÞÉ¡ Åáì ÇáÞÏÓ ááÞÇÁò ãÚ ÇáÓáØÇÊ ÇáÅÓÑÇÆíáíøÉ ßãÇ ãÚ ÇáåíÆÇÊ ÇáÊãËíáíøÉ ÇáÝáÓØíäíøÉ¡ áÃäøäÇ ÏÇÆãðÇ ãÔÛæáæä ÈÚãÞ ÈÍáø ÇáÓáÇã ÇáãäÊÙÑ ãäÐ Òãä ÈÚíÏ Èíä ÅÓÑÇÆíá æÇáÔÚÈ æÇáåíÆÇÊ ÇáÊãËíáíøÉ ÇáÝáÓØíäíøÉ. áØÇáãÇ ÓÚÊ ÅíØÇáíÇ¡ æåÐå ËÇÈÊÉ Ýí ÇáÓíÇÓÉ ÇáÎÇÑÌíøÉ ÇáÅíØÇáíøÉ ÈÕÑÝ ÇáäÙÑ Úä ÇáÍßæãÇÊ ÇáãÊÊÇÈÚÉ¡ ÈÑæÍ ÕÏÇÞÉ ãÚ ÅÓÑÇÆíá¡ æÝí ÇáæÞÊ Úíäå¡ ÈÑæÍ ÕÏÇÞÉ ÃÕíáÉ ãÚ ÇáÏæá ÇáÚÑÈíøÉ¡ Ýí ÓÈíá Íáø áåÐÇ ÇáäÜÒÇÚ¡ ãä ÃÌá ÇáæÕæá ÃÎíÑðÇ Åáì ÊÚÇíÔ Óáãíø Ýí ÅØÇÑ ãä ÇáÇÍÊÑÇã ÇáãÊÈÇÏá Èíä ÏæáÉ ÅÓÑÇÆíá æÏæáÉ ÝáÓØíäíøÉ ãÓÊÞáøÉ¡ ãÓÊÞÑøÉ æãÒÏåÑÉ.
áÇ äÚáã Åä ßÇäÊ ÓÊäÝÊÍ ãÓÇÑÇÊ ÌÏíÏÉ ÃÎíÑðÇ Ýí åÐå ÇáãÑÍáÉ -æåæ ãÇ äÊãäøÇå ÈÍÑÇÑÉ-¡ áßäø ÍßæãÊäÇ ÊÚãá Ýí åÐÇ ÇáÓÈíá¡ ããËøáÉ ãä ÞÈá ÇáÓíÏÉ ßÑÇßÓí äÇÆÈÉ æÒíÑ ÇáÎÇÑÌíøÉ¡ æÇáÊí ÊßÑøÓ ØÇÞÇÊåÇ ÏÇÎá æÒÇÑÉ ÇáÎÇÑÌíøÉ æÈÒÎã ããíøÒ ãä ÃÌá ÊÍÞíÞ åÐÇ ÇáåÏÝ ÇáßÈíÑ. äÍä äÊãäøì Ãä íÊÍÞøÞ Ðáß æÃä íÞæã ßáø ÝÑíÞ ÈÌåæÏå ÍÊøì äÊãßøä ÃÎíÑðÇ ãä ÇáÎÑæÌ ãä åÐÇ ÇáæÖÚ ÇáãáíÁ ÈÇáÚÐÇÈ¡ ÈÎÇÕøÉ ááÔÚÈ ÇáÝáÓØíäíø¡ ãÇ íÄËøÑ ÈÔßá ÎØíÑ ÌÏøðÇ Úáì ãÌãá ÇáÅØÇÑ ÇáÅÞáíãíø ááÔÑÞ ÇáÃæÓØ¡ Ãæ ßãÇ íÔÇÑ Åáíå Çáíæã¡ ááÔÑÞ ÇáÃæÓØ ÇáßÈíÑ. äÍä äÚí Ãäøå¡ Åä ÍõáøöÊ ãÓÃáÉ ÇáäÜÒÇÚ ÇáÅÓÑÇÆíáíø-ÇáÝáÓØíäíø ÃÎíÑðÇ¡ æÈÚÏá¡ íãßääÇ ÇáÊæÌøå äÍæ Íáø áÊæÊøÑÇÊ ÃÎÑì ÚÏíÏÉ æãÞáÞÉ Ýí ÇáãäØÞÉ ßáøåÇ. áÞÏ ÊÍÏøËÊã Úä ÍÞø¡ æÈÔßá ÃÚãø¡ Úä "ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä"¡ ãÇ íÔßøá ÊÑÌãÉ ÞÇÈáÉ ááãäÇÞÔÉ áÃäø ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä åí ÍÞæÞ ÇáÔÎÕ- Ãí ÇáÑÌá æÇáãÑÃÉ- æåäÇ íßãä ÃÍÏ ÇáÃÈÚÇÏ ÇáÃÓÇÓíøÉ áÇáÊÒÇã ÇáÅÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈíø. ÃÚÊÞÏ Ãäø ÇáÃãÑ íÊÚáøÞ ÈÇáÊÒÇã íÌÈ Ãä äÖÚå Ýí ÇáÕÝø ÇáÃæøá¡ ÍÊøì ÚäÏãÇ ÊåÏøÏäÇ ÇáÃÒãÉ ÇáÇÞÊÕÇÏíøÉ¡ æÚáíå¡ äÊÍÏøË ßËíÑðÇ Úä ÇáÇÞÊÕÇÏ¡ æäÑÇÞÈ ÇáÃÑÞÇã æÇáÌÏÇæá¡ æäÕÏÑ ÊæÞøÚÇÊ. áßä áÇ íãßä Ãä íÛíÈ Úä ÐåääÇ Ãäø ÇáÇÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈíø¡ æÞÈáå ÇáÌãÇÚÉ ÇáÃæÑæÈíøÉ¡ ÞÏ äÔÃÊ ßÌãÇÚÉ Þíã ãä ÈíäåÇ "ÍÞæÞ ÇáÅäÓÇä" ÇáÊí ÊãËøá ãÍæÑðÇ ÃÓÇÓíøðÇ¡ íÌÈ¡ æÇÓã꾂 áí Ãä ÃßÑøÑ¡ Ãä íÞæÏ Úãá ÇáÅÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈíø¡ ÍÊøì ÚäÏãÇ íßæä ÇáÇäÊÈÇå ãÓáøØðÇ Úáì ÅÔßÇáíøÇÊ ÃÎÑì.
åÐå ÇáÓäÉ¡ ÒÑÊ ÃíÖðÇ áÈäÇä æÓæÑíÇ¡ æáÇ Ôßø Ýí Ãäø ÇáÃÍæÇá Ýí ÇáÈáÏíä ÃÕÈÍÊ ÃÝÖá ÈßËíÑ¡ ÍÊøì ÈÝÖá Úãá ÇáßÇËæáíßíøíä æÇáãÓíÍíøíä¡ ÊæÌÏ åäÇß ÊÚÏøÏíøÉ ÃßÈÑ æÇÍÊÑÇã ÃæÓÚº æÃÙäø ÃäøåãÇ íÔßøáÇä¡ ÝÚáíøðÇ¡ ãËáÇð íÍÊÐì Èå Ýí ÃØÑ Ïæá ÃÎÑì Ýí Êáß ÇáãäØÞÉ ãä ÇáÚÇáã. ÃãøÇ ÇáÅÊÍÇÏ ÇáÃæÑæÈíø¡ ÝÈÇáÊÒÇãä ãÚ ÊØæíÑ ÚáÇÞÇÊå ãÚ Êáß ÇáÈáÏÇä¡ áÇ íãßä Ãä íÓåì Úä ØÑÍ ãÓÃáÉ ÍÑíøÉ ÇáãÚÊÞÏ ÈÒÎã¡ æÈÔßá ÚÇãø¡ ãÓÃáÉ ÇáÍÑíøÉ ÇáÏíäíøÉ. æÇáÍÞø íõÞÇá¡ Ãäøí ÇáÊÞíÊ ÔÎÕíøðÇ Ýí ÏãÔÞ ããËøáí ÌãíÚ ÇáØæÇÆÝ¡ æáÇ ÃÏÑí Ýí åÐÇ ÇáÕÏÏ Åä ßÇä ÃÍÏ ãäßã ÍÇÖÑðÇ ÂäÐÇß¡ æÃÊÐßøÑ Ãäø ããËøáíä Úä ÇáÌãÇÚÊíä ÇáãÓáãÉ æÇáíåæÏíøÉ ßÇäæÇ ÃíÖðÇ ÍÇÖÑíä. ÃÚÊÞÏ¡ ÈÇáÝÚá¡ Ãäø åÐÇ ÇáÊíøÇÑ ÇáßÈíÑ ááÍæÇÑ Èíä ÇáÏíÇäÇÊ ÇáÊæÍíÏíøÉ¡ ÇáÍæÇÑ ÇáÐí ÊÏÚãå ÇáßäíÓÉ Èßáø ÞäÇÚÉ æíÏÚãå ÇáÈÇÈÇ ÔÎÕíøðÇ¡ åæ Ýí ÇáÍÞíÞÉ ÅÍÏì ÇáÓÈá ÇáÍÞíÞíøÉ ááãÍÇÝÙÉ Úáì ãÇ íÓãøíå ÇáÈÚÖ Úáì äÍæ ãáÇÆã ÈÑÃíí: ÇáãÕÇáÍÉ Èíä ÇáÍÖÇÑÇÊ.
Ýí ÇáÚãÞ¡ ãä ÃÌá ãæÇÌåÉ ÊÍÏøíÇÊ ÈåÐÇ ÇáÞÏÑ ãä ÇáÊÚÞíÏ æÇáÕÚæÈÉ Ýí åÐå ÇáãÑÍáÉ ÇáÊÇÑíÎíøÉ¡ æÇáÊí ÊØÇá ÍÊøì ãÓÇÆá ÈÞÇÁ ÇáßÑÉ ÇáÃÑÖíøÉ¡ æÈÇáÊÇáí ÇáãÓÇÆá ÇáãÊÚáøÞÉ ÈãÕíÑäÇ ÇáãÔÊÑß¡ ÃÚÊÞÏ Ãäø ÇáãÕÇáÍÉ Èíä ÇáÍÖÇÑÇÊ¡ ÇáããßäÉ æÇáÊí íäÈÛí ÇáÓÚí Åáì ÊÍÞíÞåÇ Úáì äÍæ äÇÔØ¡ åí ÇáãÕÏÑ ÇáÃßÈÑ ÇáÐí äãáßå Èíä ÃíÏíäÇ ãä ÃÌá ÊÛÐíÉ ÃãáäÇ æãÊÇÈÚÉ ãõËáäÇ æÃåÏÇÝäÇ.
ÇáÝÇÊíßÇä¡ ÇáÎãíÓ 14 ÃßÊæÈÑ 2010 (zenit.org ). – ääÔÑ Ýí ãÇ íáí ÇáãÏÇÎáÉ ÇáÊí ÊáÇåÇ ãÓÊÔÇÑ ãÝÊí ÇáÌãåæÑíÉ ÇááÈäÇäíÉ¡ ÇáÓíÏ ãÍãÏ ÇáÓãÇß¡ ÃãÇã ÇáÓíäæÏÓ ÇáÎÇÕø Íæá ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ.
ÚäÏãÇ ÊáÞøíÊõ ÇáÏÚæÉ ÇáßÑíãÉ Åáì ÇáÓíäæÏÓ ÇáÎÇÕø Íæá ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ¡ ÇÑÊÓãÊ ÃãÇãí ÚáÇãÊÇ ÇÓÊÝåÇã. ÇáÃæáì åí: áöãÇÐÇ åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ ãä ÃÌá ãÓíÍííø ÇáÔÑÞ¿ æÇáËÇäíÉ åí ãÇ ãÚäóì ÏÚæÉ ãÓáã Åáì ÇáÓíäæÏÓ¡ æÃíø ÏæÑ áöí Ýíå¡ æÈÚÏå¿
ÈÇáäÓÈÉ ááÓÄÇá ÇáÃæøá ÝÅäø ãÍÇæáÉ ÇáÅÌÇÈÉ Úáíå ÊØÑÍ ÇáÚÏíÏ ãä ÇáÊÓÇÄáÇÊ.
áæ ßÇä ãÓíÍíøæ ÇáÔÑÞ ÈöÎíÑ¡ åá ßÇäÊ åäÇß ÍÇÌÉ ááÏÚæÉ Åáì ÇáÓíäæÏÓ¿ Ëõãø åá Åäø åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ ÞÇÏÑ Úáì ØãÃäÊåã æÚáì ÊËÈíÊ ÃÞÏÇãåã Ýí ÃÑÖ ÂÈÇÆåã æÃÌÏÇÏåã¡ ÇáÃÑÖ ÇáÊí ÃÔÚø ãäåÇ äæÑ ÇáÅíöãÇä ÇáãÓíÍíø áíÚãø ÇáÚÇáóã ßáøå¿
Åäøí ßãÓáã ÃÞÏøÑõ ÚÇáíðÇ ÅåÊãÇã ÇáÝÇÊíßÇä ÈÞÖÇíÇ ÇáãÓíÍíøíä ÚÇãøÉð¡ æÇåÊãÇãå ÎÇÕøÉð ÈÞÖíøÉ ãÓíÍíøíø ÇáÔÑÞ ãåÏ ÇáãÓíÍíøÉ æãäØáÞåÇ ÇáÃæøá. Ýí ÇáæÞÊ ÐÇÊå¡ Âãá Ãä ÊÄÏøí ãÈÇÏÑÉ ÎÇÏã ÇáÍÑãóíä ÇáÔÑíÝíä ãáß ÇáããáßÉ ÇáÚÑÈíøÉ ÇáÓÚæÏíøÉ ÚÈÏ Çááå Èä ÚÈÏ ÇáÚÒíÒ ááÍæÇÑ Èíä ÇáÃÏíÇä æÇáËÞÇÝÇÊ Åáì ÊÑÌóãÉ ÇáÅåÊãÇã ÇáÚÑÈíø æÇáÅÓáÇãíø ÈöåóÐå ÇáÞÖíøÉ Èßáø ÃÈÚÇÏåÇ ÇáæØäíøÉ æÇáÏíäíøÉ æÇáÅäÓÇäíøÉ áÊÊßÇãá ÇáãÈÇÏÑÊÇä ÇáÝÇÊíßÇäíøÉ æÇáÓÚæÏíøÉ Ýí ãÚÇáóÌÉ ÞÖíøÉ ãÓíÍíøíø ÇáÔÑÞ ÈÇÚÊÈÇÑåÇ ÞÖíøÉ ÅÓáÇãíøÉ ãÓíÍíøÉ æÇÍÏÉ.
æÈÇáäÓÈÉ ááÓÄÇá ÇáËÇäí áÇ ÃÚÊÞÏ Åäøí ÏõÚíÊõ Åáì ÇáÓíäæÏÓ áÃÊÚÑøÝ Åáì ãÇ íÚÇäíå ãÓíÍíøæä Ýí ÈÚÖ Ïæá ÇáÔÑÞ... ÝãÚÇäÇÊäÇ ßÔÑÞíøíä æÇÍÏÉ. ÅäøäÇ äÚíÔ ÇáãÚÇäÇÉ ãÚðÇ. äÚíÔõåÇ Ýí ÊóÎáøÝäÇ ÇáÅÌÊãÇÚíø æÇáÓíÇÓíø¡ æÝí ÊÞåÞÑäÇ ÇáÅÞÊÕÇÏíø æÇáÊäãæíø¡ æÝí ÊæÊøÑäÇ ÇáÏíäíø æÇáãÐåÈöíø. ÛíÑ Ãäø ÙÇåÑÉ ÇÓÊåÏÇÝ ÇáãÓíÍíø áÏíäå æÅä ßÇäÊ ÙÇåÑÉ ØÇÑÆÉ Úáì ãÌÊãÚÇÊäÇ¡ ÅáÇø ÃäøåÇ ÙÇåÑÉ ÎØíÑÉ ÌÏøðÇ¡ æÃÎØÑ ãÇ ÝíåÇ ÃäøåÇ ÊØÑÍ ãÚÇÏáÉ ÇáãÚÇãáÉ ÈÇáãËá... æåí ÙÇåÑÉ ÛÑíÈÉ Úä ÇáÔÑÞ¡ æÃÛÑÈ ãÇ ÝíåÇ ÃäøåÇ ÊÊäÇÞÖ ãÚ ãÇ ÊÞæá Èå ËÞÇÝÇÊäÇ ÇáÏíäíøÉ æÏÓÇÊíÑäÇ ÇáæØäíøÉ. Ðáß Åäøø åÐÇ ÇáÅÓÊåÏÇÝ íÄÔøÑ Åáì ÃãÑóíúä ÎØíÑóíúä:
ÇáÃãÑ ÇáÃæøá åæ ãÍÇæáÉ ÊóãÒíÞ äÓíÌ ãÌÊãÚÇÊäÇ ÇáæØäíøÉ¡ æãÍÇæáÉ ÊÝßíßåÇ æÓÍÈ ÎíæØ äÓíÌåÇ ÇáãÊÔÇÈß ÇáÐí ÚÑÝÊå æÚõÑÝóÊ Èå ãäÐ ÞÑæä ÚÏíÏÉ. ÃãøÇ ÇáÃãÑ ÇáËÇäí Ýåæ ãÍÇæáÉ ÊÕæíÑ ÇáÅÓáÇã Úáì ÛíÑ ÍÞíÞÊå¡ æÚáì ÚßÓ ãÇ íÞæá Èå¡ æÚáì äÞíÖ ãÇ íÞæã Úáíå ÃÓÇÓðÇ ãä ÇÚÊÈÇÑ ÇáÅÎÊáÇÝ Èíä ÇáäÇÓ ÂíÉ ãä ÂíÇÊ Çááå Ýí ÇáÎáÞ¡ æÊÚÈíÑðÇ ÍíøðÇ Úä ÅÑÇÏÉ Çááå¡ æÈÇáÊÇáí ãä ÞÈæá ÈÞÇÚÏÉ ÇáÊÚÏøÏ æãä ÇÍÊÑÇã áÙÇåÑÉ ÇáÊäæøÚ¡ æãä ÅíãÇä ÈöÌãíÚ ÇáÑÓÇáÇÊ ÇáÓãÇæíøÉ æÈöãÇ ÃæÍì Çááå ÝíåÇ. ÝÇáÞÑÂä ÇáßÑíã íÞæá: "ãä Ãåá ÇáßÊÇÈ ÃãÉ ÞÇÆãÉ íÊáæä ÂíÇÊ Çááå ÇäÇÁ Çááíá æåã íÓÌÏæä¡ íÄãäæä ÈÇááå æÇáíæã ÇáÂÎÑ æíÃãÑæä ÈÇáãÚÑæÝ æíäåæä Úä ÇáúãõäßÑ æíÓÇÑÚæä Ýí ÇáÎíÑÇÊ æÃæáÆß ãä ÇáÕÇáÍíä" (3/113).
åäÇß ÓáÈíøÊÇä ÊØÑÍÇä ÇáãÔßáÉ ÇáÊí íæÇÌååÇ ãÓíÍíøæ ÇáÔÑÞ:
ÓáÈíøÉ ÚÏã ÇÍÊÑÇã ÍÞæÞ ÇáãæÇØóäÉ Ýí ÇáãÓÇæÇÉ ÇáßÇãáÉ ÃãÇã ÇáÞÇäæä Ýí ÈÚÖ ÇáÏæá. æÓáÈíøÉ ÚÏã Ýåã ÑæÍ ÇáÊÚÇáíã ÇáÅÓáÇãíøÉ ÇáÎÇÕøÉ ÈÇáÚáÇÞÉ ãÚ ÇáãÓíÍíøíä ÇáÐíä æÕÝåã ÇáÞÑÂä ÇáßÑíã ÈÃäøåã "ÃÞÑÈ ãæÏøÉ ááÐíä ÂãäæÇ" æÇáÐí ÈÑøÑ åÐå ÇáãæÏøÉ ÈÞæáå "Ðáß ÈÃäø ãäåã ÞÓíÓíä æÑåÈÇäðÇ æÅäøåã áÇ íÓÊßÈöÑæä".
æÇáÓáÈíøÊÇä Èßáø ãÇ ÊóÍãáÇäå ãä ãÖÇãíä ÝßÑíøÉ æÓíÇÓíøÉ ÓáÈíøÉ æÈßáø ãÇ ÊÝÑÒÇäå ãä ãæÇÞÝ ÚÞÏíøÉ æÅÌÑÇÆíøÉ¡ æãÇ ÊÊÓÈøÈÇä Èå ãä ÃÚãÇá ãÞáÞÉ æãÓíÆÉ¡ ÊõáÍÞÇä ÈäÇ ÌãíÚðÇ -ãÓíÍíøíä æãÓáãíä- ÇáÃÐì¡ æÊÓíÆÇä ÅáíäÇ ÌãíÚðÇ Ýí ÍíÇÊäÇ ÇáãÔÊÑßÉ æÝí ãÕíÑäÇ ÇáæÇÍÏ. æáÐáß ÝÅäøäÇ ãÚðÇ -ãÓíÍíøíä æãÓáãíä- ãÏÚæøæä ááÚãá ãÚðÇ ãä ÃÌá ÊÍæíá ÇáÓáÈíøÊíä Åáì ÅíÌÇÈíøÊóíä¡ ÃæøáÇð¡ ãä ÎáÇá ÅÍÊÑÇã ÃÓÓ æÞæÇÚÏ ÇáãæÇØäÉ ÇáÊí ÊõÍÞÞ ÇáãÓÇæÇÉ Ýí ÇáÍÞæÞ ÃæøáÇð¡ Ëõãøó Ýí ÇáæÇÌÈÇÊ. æËÇäíðÇ ãä ÎáÇá ÊÓÝíå ËÞÇÝÉ ÇáÛáæ æÇáÊØÑøÝ ãä ÍíË åí ÑÝÖ ááÂÎÑ æÇÍÊßÇÑ ááÍÞíÞÉ ÇáÍÞøº æßÐáß ãä ÎáÇá ÇáÚãá Úáì ÊÚÒíÒ æäÔÑ ËÞÇÝÉ ÇáÅÚÊÏÇá æÇáãÍÈøÉ æÇáãÓÇãÍÉ ãä ÍíË ÅÍÊÑÇã ááÅÎÊáÇÝ Ýí ÇáÏíä æÇáÚÞíÏÉ¡ ßãÇ ááÅÎÊáÇÝ Ýí ÇááÛÉ æÇáËÞÇÝÉ æÇááæä æÇáÚäÕÑ¡ æãä Ëõãø äóÍÊßã Åáì Çááå ÝíãÇ ßäøÇ Ýíå ãÎÊáÝíä¡ ßãÇ íÚáøãäÇ ÇáÞÑÂä ÇáßÑíã. äÚóã ãÓíÍíøæ ÇáÔÑÞ Ýí ãÍäÉ¡ æáßäøåã áí æÍÏåã.
äÚóã ãÓíÍíøæ ÇáÔÑÞ íóÍÊÇÌæä Åáì ÇáãÄÇÒÑÉ æÇáÏÚã ... æáßä Ðáß áÇ íßæä¡ æíÌÈ ÃáÇø íßæä ÈÊÓåíá åÌÑÊöåã¡ æáÇ ÈÇäÛáÇÞåã Úáì ÐæÇÊöåã¡ æáÇ ÈÊÎáøí ÔÑßÇÆåã Ýí ÇáæØä ãä ÇáãÓáãíä Úä æÇÌÈÇÊöåã ÇáæØäíøÉ æÇáÃÎáÇÞíøÉ äóÍæåã. ÝÊÓåíá ÇáåÌÑÉ¡ ÊóåÌíÑ. æÇáÅäÛáÇÞ Úáì ÇáÐÇÊ ÅÎÊäÇÞñ ÈØíÁ. æÇáÊÎáøí Úä æÇÌÈ ÇáÏÝÇÚ Úä ÍÞø ÇáÂÎÑ Ýí ÇáÍíÇÉ ÇáÍõÑøÉ æÇáßÑíöãÉ¡ ÇäÊÞÇÕ ãä ÅäÓÇäíøÉ ÇáÅäÓÇä æÊóÎáøò Úä ËæÇÈÊ ÇáÅíãÇä.
ÝÇáÍÖæÑ ÇáãÓíÍíø Ýí ÇáÔÑÞ¡ ÇáÝÇÚá Ýí ÇáãÓáãíä¡ æÇáãÊÝÇÚá ãÚ ÇáãÓáãíä¡ åæ ÖÑæÑÉ ãÓíÍíøÉ ÈÞÏÑ ãÇ åæ ÖÑæÑÉ ÅÓáÇãíøÉ¡ Ëõãø Åäøå ÖÑæÑÉ áíÓ ááÔÑÞ æÍÏå¡ ÅäøãÇ ááÚÇáóã ßáøå. æÇáÎØÑ ÇáÐí íõãËøáå ÊÂßá åÐÇ ÇáÍÖæÑ ÚÏÏíøðÇ æãÚäæíøðÇ¡ åæ åãøñ ãÓíÍíø ÈÞÏÑ ãÇ åæ åãøñ ÅÓáÇãíø¡ áíÓ áöãÓáãíø ÇáÔÑÞ æÍÏåã Èá áöãÓáãíø ÇáÚÇáã ßáøå. Ëãø Åäøäí ÃÓÊØíÚ Ãä ÃÚíÔó ÅÓáÇãíø ãÚ Ãíø ãÓáãò ÂÎÑ ãä Ãíø ÏæáÉò æãä Ãíø ÚäÕÑ¡ æáßääí ßÚÑÈíø ãÔÑÞíø áÇ ÃÓÊØíÚ
Ãä ÃÚíÔó ÚÑæÈÊí ãä Ïæä ÇáãÓíÍíø ÇáÚÑÈíø ÇáãÔÑÞíø. Åäø åÌÑÉ ÇáãÓíÍíø åí ÊÝÑíÛ ááÐÇÊ ÇáÚÑÈøíÉ¡ åæíøÉ æËÞÇÝÉ æÃÕÇáÉ.
æáÐáß¡ ÝÅäøäí ÃÑÏøÏ åäÇ¡ ãä Úáì ãäÈÑ ÇáÝÇÊíßÇä¡ ãÇ ÓÈóÞ Ãä ÑÏøÏÊå ãä Úáì ãäÈÑ Ýí ãßøÉ ÇáãßÑøãÉ¡ ãä Ãäøäí ÃÎÇÝ Úáì ãÓÊÞÈá ãÓáãíø ÇáÔÑÞ ãä åÌÑÉ ãÓíÍíøíø ÇáÔÑÞ. æãä Ãäø ÇáãÍÇÝÙÉ Úáì ÇáÍÖæÑ ÇáãÓíÍíø åæ æÇÌÈñ ÅÓáÇãíø ÚÇãø ÈÞÏÑ ãÇ åæ æÇÌÈñ ãÓíÍíøñ ÚÇãø.
Åäø ãÓíÍíøíø ÇáÔÑÞ áí ÃÞáíøÉ ØÇÑÆÉ. Åäøåã Ýí ÃÓÇÓ æÌæÏ ÇáÔÑÞ ãäÐ ãÇ ÞÈá ÇáÅÓáÇã. æåõã ÌÒÁñ áÇ íÊÌÒøÃ ãä ÇáÊßæíä ÇáËÞÇÝíø æÇáÃÏÈíø æÇáÚáãíø ááÍÖÇÑÉ ÇáÅÓáÇãíøÉ. Ëõãø Åäøåã ÑæøÇÏ ÇáäåÖÉ ÇáÚÑÈíøÉ ÇáÍÏíËÉ ÇáÐíä ÍÇÝÙæÇ Úáì áÛÊåÇ¡ áÛÉ ÇáÞÑÂä ÇáßÑíã.
æßãÇ ßÇäæÇ Ýí ãÞÏøãÉ ÇáÕÝæÝ ÇáæØäíøÉ ãä ÃÌá ÇáÊóÍÑøõÑ æÇÓÊÚÇÏÉ ÇáÓíÇÏÉ¡ ÝÅäøåã Çáíæã Ýí ãÞÏøãÉ ÇáÕÝæÝ ÇáæØäíøÉ Ýí ãæÇÌåÉ ÇáÅÍÊáÇá æãÞÇæãÊå¡ æÇáÏÝÇÚ Úä ÇáÍÞø ÇáæØäíø ÇáãÛÊÕÈ Ýí ÇáÞÏÓ ÎÇÕøÉð¡ æÝí ÝáÓØíä ÇáãÍÊáøÉ ÚÇãøÉ.
Åäø Ãí ãÍÇæáÉ áöãÞÇÑÈÉ ÞÖíøÊåã ãä ÎÇÑÌ ÏÇÆÑÉ åÐå ÇáãÚØíÇÊ ÇáÃÕíáÉ æÇáãÊÃÕøáÉ Ýí æÌÏÇä ãÌÊãÚÇÊäÇ ÇáæØäíøÉ ÊÄÏøí Åáì ÇÓÊäÊÇÌÇÊ ÎÇØÆÉ¡ æÊÄÓøÓ áÃÍßÇã ÎÇØÆÉ¡ æÊÞæÏ ÊÇáíðÇ Åáì ãÚÇáÌÇÊò ÎÇØÆÉ.
ãä ÃÌá Ðáß¡ ãä Çáãåãø ÌÏøðÇ Ãä áÇ íßæä åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ ãÌÑøÏ ÕÑÎÉ Ãáóã ãÓíÍíøÉ ÊÏæøí Ýí æÇÏí ÇáÂáÇã Ýí ÔÑÞäÇ ÇáãÚÐøÈ. Åäø ÇáÃãá ãÚÞæÏñ Úáì Ãä íÖÚ ÇáÓíäæÏÓ ÃÓÓðÇ ÚãáíøÉ æÚáãíøÉ áÅØáÇÞ ãÈÇÏÑÉ ÊÚÇæä ÅÓáÇãíø -ãÓíÍíø ãÔÊÑß ÊÏÝÚ ÇáÃÐì Úä ÇáãÓíÍíøíä æÊÕæä ÇáÚáÇÞÇÊ ÇáÅÓáÇãíøÉ- ÇáãÓíÍíøÉ¡ áíÈÞì ÇáÔÑÞ ãåÈØ æÍí ÇáÓãÇÁ ÌÏíÑðÇ ÈÑÝÚ ÑÇíÉ ÇáÅíãÇä æÇáãÍÈÉ æÇáÓáÇã áå æááÚÇáóã ßáøå.
ÈÞáã ÑæÈíÑ ÔÚíÈ
ÇáÝÇÊíßÇä¡ ÇáÎãíÓ 14 ÃßÊæÈÑ 2010 (ZENIT.org ). – ÚÞÏÊ ÈÚÏ ÙåÑ ÃãÓ ÇáÃÑÈÚÇÁ ÇáÌáÓÉ ÇáÚÇãÉ ÇáÎÇãÓÉ ááÌãÚíÉ ÇáÎÇÕÉ áÓíäæÏÓ ÇáÃÓÇÞÝÉ ãä ÃÌá ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ ÊÑÃÓåÇ ÇáßÇÑÏíäÇá áíæäÇÑÏæ ÓÇäÏÑí ÚãíÏ ãÌãÚ ÇáßäÇÆÓ ÇáÔÑÞíÉ.
ÈÑÒÊ ãä Èíä ÇáãÏÇÎáÇÊ ßáãÉ ÇáãØÑÇä ÈÔÇÑÉ ÇáÑÇÚí ÃÓÞÝ ÌÈíá ááãæÇÑäÉ ÇáÐí ÊÍÏË Úä ÇáÚÏÏ 34 ãä æËíÞÉ Úãá ÇáÓíäæÏÓ ÇáÊí ÊÓÊäßÑ ÇäÞÓÇã ÇáãÓíÍííä ÇááÈäÇäííä Úáì ÇáÕÚíÏíä ÇáØÇÆÝí æÇáÓíÇÓí¡ ÈÔßá íÓÊÍíá Úáì Ãíò ßÇä Ãä íÞÏã ãÔÑæÚðÇ íÞÈáå ÇáÌãíÚ. æÔÑÍ Ãäå áÇ íæÌÏ ÇäÞÓÇã ÝÚáí Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáØÇÆÝí-ÇáãÓíÍí¡ Èá åäÇß ÇÎÊáÇÝ Ýí ÇáßäÇÆÓ ÐÇÊ ÇáÔÑÚ ÇáÎÇÕ¡ ÈãÇ Ãä áßá ãäåÇ ÅÑË áíÊæÑÌí¡ áÇåæÊí¡ ÑæÍí æÊÏÈíÑí ÝÑíÏ.
ÈÇáãÞÇÈá – ÊÇÈÚ ÇáÃÓÞÝ ÇáÑÇÚí – åäÇß ÇäÞÓÇã æÎáÇÝ Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáÓíÇÓí¡ ÇáÐí "áÇ íãÓ ÇáÌæåÑ¡ Èá ÇáÎíÇÑÇÊ ÇáÇÓÊÑÇÊíÌíÉ". ÝÝí ÇáÌæåÑ ÇáãÓíÍíæä ãÊÝÞæä Úáì "ÇáËæÇÈÊ ÇáæØäíÉ" ÇáÊí ÍÏÏÊåÇ ÇáÈØÑíÑßíÉ ÇáãÇÑæäíÉ Ýí 6 ÏíÓãÈÑ 2006¡ æÇáÊí ÞÈáåÇ ÇáÒÚãÇÁ ÇáÓíÇÓíæä ÇáãÓíÍíæä.
ÃãÇ Ýí ãÇ íÊÚáÞ ÈÇáÎíÇÑÇÊ ÇáÓíÇÓíÉ¡ ÝÊÊãÍæÑ Íæá ÇáÇÓÊÑÇÊíÌíÉ áÍãÇíÉ ÇáËæÇÈÊ ÇáæØäíÉ¡ æÍÖæÑ ÇáãÓíÍííä ÇáÝÚÇá Ýí ÇáãÌÊãÚ ÇááÈäÇäí.
æÔÑÍ ÇáÑÇÚí Ãä åÐå ÇáÍÇáÉ åí äÊíÌÉ ááÙÑæÝ ÇáÓíÇÓíÉ ÇáÍÇáíÉ¡ Åä Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáÏÇÎáí æÅä Úáì ÇáÕÚíÏ ÇáÅÞáíãí æÇáÏæáí. ÝÝí áÈäÇä ÇáÇäÞÓÇã ÇáãÓíÍí íÞæã ÊÈÚðÇ ááÇäÞÓÇã ÇáÞÇÆã Èíä ÇáÓäÉ æÇáÔíÚÉ.
ãä äÇÍíÉ ÃÎÑì ÔÏÏ äÑÓíÓ ÈÏÑæÓ ÇáÊÇÓÚ ÚÔÑ ÊÑãæäí¡ ÈØÑíÑß ßíáßíÇ ááÃÑãä¡ æÑÆíÓ ÃÓÇÞÝÉ ÈíÑæÊ ááÃÑãä¡ Úáì ÖÑæÑÉ ÇáÑÌæÚ Åáì ÇáÌãÇÚÉ ÇáãÓíÍíÉ ÇáÃæáì ÇáÊí ÊÈíä áäÇ Ãä ÍíÇÉ ÇáãÓíÍííä áã Êßä ÎÇáíÉ ãä ÇáÕÚæÈÇÊ æÇáãÔÇßá¡ áÇ Èá Úáì ÇáÚßÓ¡ ßÇä ÇáãÓíÍíæä ÚÑÖÉ ááÇÚÊÏÇÁÇÊ æÇáÇÖØåÇÏÇÊ.
æáßä åÐÇ ÇáÃãÑ áã íßä áíãäÚåã ãä ÇáÔåÇÏÉ áÊÚáíã ÇáÑÈ íÓæÚ¡ æãä ÚíÔ ÇáÛÝÑÇä. æäÍä äÚíÔ ÍÇáÉ ããÇËáÉ Ýí ÇáÔÑÞ.
æÃæÖÍ ÇáÈØÑíÑß Ãä åÐå ÇáãáÇÍÙÉ áÇ ÊÚäí Ãä íÌÈ Úáì ÇáãÓíÍííä Ãä íÚÊÒáæÇ ÇáÚãá áÃÌá ÅÍáÇá ÇáÚÏÇáÉ æÇáÓáÇã Ýí ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ. æáßäåã íÎØÆæä ÅÐÇ ãÇ ÙäæÇ Ãäåã áÇ íÓÊØíÚæä Ãä íÚíツ ãáÁ ÅíãÇäåã ãÇ áã ÊÊæÝÑ ÇáÚÏÇáÉ æÇáÓáÇã ÈÇáßÇãá.
ÙÇåÑÉ ÈíÚ ÇáÃÑÇÖí ÇáÎØíÑÉ
Úáì ÕÚíÏ ÂÎÑ¡ ÊØÑÞ ÇáãØÑÇä Åíáí ÈÔÇÑÉ ÍÏÇÏ¡ ÑÆíÓ ÃÓÇÞÝÉ ÕíÏÇ ááÑæã Çáãáßíøíä¡ Åáì ãÔßáÉ íÊÒÇíÏ ÚÈÆåÇ Ýí ÇáãÌÊãÚ ÇááÈäÇäí æåí ÙÇåÑÉ ÈíÚ ÇáÃÑÇÖí ááÃÌÇäÈ¡ æãÚÙãåã ãä ãÊãæáí Ïæá ÇáÎáíÌ. ÞÇá ÍÏÇÏ Ýí åÐÇ ÇáÕÏÏ: "ÈíÚ ÃÑÇÖí ÇáãÓíÍííä Ýí áÈäÇä ÃÖÍì ÙÇåÑÉ ÎØÑÉ. æåí ÊåÏÏ ÇáæÌæÏ ÇáãÓíÍí ÇáÐí ÓíÖÍí ÃÞáíÉ ÒåíÏÉ Ýí ÇáÓäæÇÊ ÇáãÞÈáÉ".
æáãÚÇáÌÉ åÐå ÇáÙÇåÑÉ ÇÞÊÑÍ ÍÏÇÏ ãÇ íáí:
- ÎáÞ ÇÓÊÑÇÊíÌíÉ ÊÚÇÖÏ Èíä ÇáßäÇÆÓ ÊÍÊ ÑÚÇíÉ ÇáßÑÓí ÇáÑÓæáí.
- ÊÚÏíá ÇáÎØÇÈ ÇáßäÓí äÍæ ÇáÅÓáÇã ÈÛíÉ ÇáÊãííÒ ÇáæÇÖÍ Èíä ÇáÅÓáÇã ÈÍÏ ÐÇÊå æÈíä ÇáÊØÑÝ. ÝåÐÇ ÇáÃãÑ íÓåøá ÍæÇÑäÇ ãÚ ÇáÅÓáÇã¡ æÐáß áãÓÇÚÏÊäÇ Úáì ÇáÈÞÇÁ Ýí ÃÑÇÖíäÇ.
- ÇáÇäÊÞÇá ãä ãÝåæã ãÓÇÚÏÉ ãÓíÍíí ÇáÔÑÞ Åáì ãÝåæã ÇáÊäãíÉ áÊÌÐíÑåã Ýí ÃÑÖåã æÎáÞ ÝÑÕ Úãá.
Cardinal John Patrick Foley, Grand maître de l'Ordre du Saint Sépulcr
"Au moment où beaucoup, y compris le Saint-Siège, suggèrent une solution à la crise israélo-palestinienne avec deux états, plus le temps passe plus il devient difficile de trouver une telle solution, car la construction des colonies israéliennes, le contrôle israélien des infrastructures à Jérusalem Est et dans d'autres parties de la Cisjordanie, rendent encore plus difficile le développement d'un Etat palestinien viable et intégral. Lors du pèlerinage historique du Saint-Père en Terre Sainte de l'an dernier, j'ai eu l'occasion d'avoir de brèves conversations au plus haut niveau avec des leaders politiques de Jordanie, d'Israël et de Palestine. Tous ont parlé de la grande contribution à l'entente réciproque accomplie par les écoles catholiques dans ces trois régions. Depuis que les écoles catholiques sont ouvertes à tous, et non seulement aux catholiques et aux autres chrétiens, beaucoup de musulmans et même certains enfants juifs y sont scolarisés. Les effets sont visibles et sont une source d'inspiration. Le respect réciproque est engendré, et cela, nous l'espérons, mènera à la réconciliation, voire à l'amour réciproque".
S.B. Gregorios III Laham, bs, Patriarche melkite d'Antioche et Archevêque de Damas (Syrie)
"La présence chrétienne dans le monde arabe est menacée par les cycles de guerres qui s'abattent sur cette région berceau du christianisme. La cause principale est le conflit israélo palestinien. Les mouvements fondamentalistes, le mouvement Hamas, le Hezbollah sont les conséquences de ce conflit, avec les discordes internes, la lenteur dans le développement, la naissance de la haine, la perte d'espoir chez les jeunes qui sont 60 % de la population des pays arabes. Parmi les conséquences les plus dangereuses du conflit israélo-palestinien il y a l'émigration, qui fera de la société arabe une société moncolore, uniquement musulmane face à une société européenne dite chrétienne. Si cela arrivait, et que l'Orient est vidé de ses chrétiens, cela voudrait dire que toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien".
Mgr Basile Georges Casmoussa, archevêque syrien de Mossoul (Irak)
"Au Moyen Orient, nous sommes des minorités infimes, déjà considéra¬blement ravagées.... Les Chrétiens perdent de plus en plus confiance dans leurs propres pays historiques. Les vagues de terrorisme, inspiré par des idéologies religieuses, qu'elles soient islamiques ou totalitaires, nient le principe même de la parité, au profit d'un négationnisme fondamental qui écrase les minorités, dont les chrétiens sont maillon le plus vulnérable. Il y a aussi une baisse alarmante des naissances
chez les chrétiens, face à une natalité toujours prospère chez les musulmans...mais aussi l'accusation injuste portée contre les chrétiens d'être des troupes louées ou menées par et pour l'Occident soi disant chrétien, et ainsi considérés comme un corps parasite à la nation... Ce qui se passe en Iraq aujourd'hui, nous fait penser à ce qui s'est passé en Turquie durant la Première Guerre Mondiale. C'est alarmant!"
S.B. Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem
"L'Eglise Mère de Jérusalem... est pour l'Eglise universelle la gardienne des lieux saints des patriarches, des prophètes, de Jésus-Christ, de Marie et des apôtres... Aimer la Terre Sainte est aussi la servir. Ne laissez pas votre Eglise Mère seule et isolée. Aidez-la par vos prières, votre amour et votre solidarité, évitant qu'elle ne devienne un grand musée à ciel ouvert. Se taire par peur devant la situation dramatique que vous connaissez serait un péché d'omission. Par ailleurs, nous sommes très reconnaissants au Saint-Siège, aux évêques, aux prêtres et à tous les amis de Terre Sainte pour ce qu'ils font généreusement pour nous soutenir spirituellement et matériellement... La Communauté chrétienne de Terre Sainte (à peine 2% de la population) souffre de violence et d'instabilité. C'est une Eglise du Calvaire, qui a la grande responsabilité de perpétuer le message de paix et de réconciliation. Malgré des difficultés qui semblent insurmontables, nous croyons en Dieu, maître de l'histoire".
Mgr Dimitros Salachas, exarque apostolique pour les catholiques de rite byzantin en Grèce
"Le code oriental énonce un principe général, selon lequel les fidèles des Eglises orientales, bien que confiés au soin pastoral d'un évêque ou d'un curé d'une autre Eglise sui iuris, y compris également l'Eglise latine, restent toutefois toujours inscrits dans leur propre Eglise, et sont tenus à observer partout dans le monde leur propre rite, compris comme un patrimoine liturgique, spirituel et disciplinaire propre.... Le législateur suprême a équipé l'Eglise catholique de deux normes canoniques, à savoir de deux codes - un pour l'Eglise latine et un pour les Eglises orientales... C'est pourquoi l'émigration crée de nouvelles urgentes nécessités pastorales qui requièrent toutefois une connaissance, même sommaire, de ces normes, à savoir que les évêques orientaux connaissent la législation latine et que les évêques latins connaissent la législation orientale. Le Concile Vatican II enseigne que, l'unité de la foi ainsi que l'unique constitution divine de l'Eglise universelle demeurant, les Eglises d'Orient et les Eglises d'Occident ont le droit et le devoir de s'organiser selon leurs propres disciplines, mieux adaptées aux biens des âmes de leurs propres fidèles".
P. José Rodriguez Carballo, ofm, ministre général de l'Ordre des frères mineurs
"Face au triste spectacle de tant de conflits en Terre Sainte et contre l'idée si répandue que les religions sont à la base de ces derniers, nous chrétiens sommes appelés à montrer au monde que les religions, vécues de manière authentique, sont au service de la compréhension entre les différents, au service de la paix et qu'elles forgent des coeurs réconciliés et réconciliateurs. La réconciliation dans la région du Moyen-Orient passe par la rencontre des religions et, pour nous chrétiens, par le dialogue entre les différentes confessions chrétiennes... Dans le cadre de la nouvelle évangélisation, je fais quatre propositions:
-Elaboration d'un catéchisme unique pour l'ensemble des catholiques du Moyen-Orient;
-Des initiatives concrètes en vue d'une formation adaptée aux besoins de la nouvelle évangélisation et de la situation particulière du Moyen-Orient, de l'ensemble des agents pastoraux: prêtres, religieux et laïcs.
-En continuité avec l'Année paulinienne, que soit célébrée une année dédiée à saint Jean dans toutes les Eglises du Moyen-Orient et, si possible, avec les frères non catholiques.
-Renforcement des études bibliques, en particulier à travers trois Instituts bibliques déjà présents à Jérusalem: la Faculté de Sciences bibliques et archéologiques des Franciscains, l'Ecole biblique des Dominicains et l'Institut biblique des Jésuites.
En outre, je souhaite que, face à la constante diminution du nombre des chrétiens en Terre Sainte, provienne de ce synode une parole de réconfort destinée aux communautés chrétiennes et en particulier catholiques qui vivent en ces terres. Puisse le synode être une occasion propice pour renforcer avec force le dialogue oecuménique et inter-religieux".
ÇáÝÇÊíßÇä¡ ÇáÎãíÓ 14 ÃßÊæÈÑ 2010 (ZENIT.org ). – ääÔÑ Ýí ãÇ íáí äÕæÕ ãÏÇÎáÇÊ ÇáÂÈÇÁ ÇáÓíäæÏÓííä Ýí ãÚÑÖ ÇáÌáÓÉ ÇáËÇáËÉ ãä ÓíäæÏÓ ÇáÃÓÇÞÝÉ. æÞÏ ÚããÊåÇ Çáíæã ÏÇÑ ÇáÕÍÇÝÉ ÇáÊÇÈÚÉ ááßÑÓí ÇáÑÓæáí ÈÇááÛÉ ÇáÚÑÈíÉ.
- ÓíÇÏÉ ÇáãØÑÇä ÌæÑÌ ÈÞÚæäí¡ ÑÆíÓ ÃÓÇÞÝÉ ÕæÑ ááÑæã Çáãáßíøíä ÇáÓÇãí ÇáÇÍÊÑÇã (áÈäÇä)
ÕÍíÍ Ãäø ÇáÂÈÇÁ åã ÇáãÑÈøæä ÇáÃæáøæä ááÅíãÇä¡ ÈãÓÇÚÏÉ ÇáãÏÇÑÓ æÇáÑÚÇíÇ. æáßä Ýí ÃÚÞÇÈ ÇáãÌãÚ ÇáÝÇÊíßÇäíø ÇáËÇäí¡ äÔÃÊ ãÈÇÏÑÉ ÌÏíÏÉ Ýí ÇáÊÚáíã ÇáãÓíÍíø ãä ÇáÍÑßÇÊ ÇáßäÓíøÉ ÇáÌÏíÏÉ ÈöãÈÇÑßÉ æÊÔÌíÚ ÇáÈÇÈÇæÇÊ ÈæáÓ ÇáÓÇÏÓ¡ íæÍäøÇ ÈæáÓ ÇáËÇäí æÈäÏßÊæÓ ÇáÓÇÏÓ ÚÔÑ. ÝÅäøå ãä Çáãåãø Ãä ÊÊÚáøã ÇáßäÇÆÓ ÇáÔÑÞíøÉ ãä ÊÌÑÈÊåÇ æÃä ÊÓÊÝíÏ ãä ãÈÇÏÑÊåÇ.
Åäø ÛÇáÈíøÉ ÇáÍÑßÇÊ ÇáßäÓíøÉ ÊÊÈÚ ãÞÇÑÈÉð ãÚíøäÉð Ýí ÇáÊÚáíã ÇáãÓíÍíø¡ æÃäÇ ÓæÝ ÃÔíÑ Åáì æÇÍÏÉ ãäåÇ -ÇáÌãÇÚÉ ãËá "ÓíÝ ÇáÑæÍ" ÏÇÎá ÍÑßÉ ÇáÊÌÏøÏ ÈÇáÑæÍ ÇáÞÏÓ- æÓæÝ ÃÔÑÍ äóåÌåÇ ÇáÊÑÈæíø. Ýåí ÊÊøÈÚ äãæÐÌ ÇáÊÑÈíÉ ÇáãÓíÍíøÉ ÇáÊí ÅÊøÈÚåÇ ÇáÑÈø ãÚ ÊáãíÐóí ÚãøÇæÓ Ýí ØÑíÞåãÇ ßãÇ äÞÑà Ýí ÇáÝÕá ÇáÑÇÈÚ æÇáÚÔÑíä ãä ÅäÌíá áæÞÇ¡ æáÇ íåÏÝ åÐÇ ÇáäãæÐÌ ÝÞØ Åáì ÊÑÈíÉ ÇáÚÞá Èá Åáì ÎáÞ ÚáÇÞÉ ÔÎÕíøÉ ááãÄãäíä ãÚ íÓæÚ¡ ßÅßÊÔÇÝò áÏÚæÊåã æÑÓÇáÊåã¡ æÅáì ÔÑßÉò ÃÚãÞ ãÚ ÇáßäíÓÉ. ÅäøåÇ ÊÑÈíÉ ãæÌøåÉ ááãÓíÍíøíä ÇáÐíä-ãËá ÊáãíÐí ÚãøÇæÓ- ßÇäæÇ ÞÏ ÇÚÊäÞæÇ ÇáÅíãÇä ÇáãÓíÍíø áßäåøã ÝÞ쾂 ÇáÃãá "Úáì Ãäø ÃÚíäåãÇ ÍõÌöÈÊ Úä ãÚÑÝÊå" (áæ 24: 16). æáãøÇ ßÇä ÚÏÏñ ãä åÄáÇÁ ÇáãÓíÍííøä áÇ íÊÑÏøÏæä Åáì ÇáßäíÓÉ¡ íÓÊÚÏø ÃÚÖÇÁ ãä ÇáÍÑßÉ ááÓíÑ ãÚåã Ýí ÇáØÑíÞ ßãÇ ÝÚá ÇáÑÈø ( 15)¡ íÕÛæä Åáíåã ( 17)¡ íõÚíÏæä ÊÈÔíÑåã ( 25-27)¡ æíÚíÏæäåã Åáì ÇáÔÑßÉ ãÚ ÇáÑÈø ( 30)¡ æÅáì ÇáÑÛÈÉ Ýí ÇáÌãÇÚÉ ( 29). æÚäÏãÇ ÊäÝÊÍ Úíæäåã ( 31) íÞÑøÑæä ÇáÈÞÇÁ Ãæ ÇáÚæÏÉ Åáì ÈáÏåã æßäíÓÊåã ( 33) ÝíÕÈÍæä ÈÏæÑåã ãÑÓáíä ÌÏÏðÇ ( 35). æáßä ãä ÃÌá Ãä íÏæã åÐÇ ÇáÅÑÊÏÇÏ¡ åã ãÏÚæøæä Åáì ÍíÇÉ ÇáÌãÇÚÉ (33: 36-43) ÍíË íÓÊãÑøæä Ýí ÊáÞøí ÊÚáíãò ( 44-47) áíÕÈ꾂 ÔåæÏðÇ Ãæ ÍÊøì ÔåÏÇÁ ( 48) ÈÞæøÉ ÇáÑæÍ ÇáÞÏÓ ( 49) æÈÍíÇÉ ãáÄåÇ ÇáÊÞæì æÇáÕáÇÍ ( 52-53).
ãÇ äÓÊØíÚ Ãä äÔåÏó áå æäÑÇå Ýí æÓØ åÐå ÇáÍÑßÇÊ áíÓ ÝÞØ ÍíæíøÉ ÌÏíÏÉ ááÕáÇÉ æÇáÍíÇÉ ÇáÅäÌíáíøÉ Èá ÃíÖðÇ æÃåãø ãä Ðáß ÇáãÞÏÑÉ Úáì ÅáåÇã ÚÏÏò ãä ÇáÑÌÇá æÇáäÓÇÁ¡ ÇáÔÈøÇä æÇáßÈÇÑ¡ áßí íÈÞæÇ ßãÑÓáíä Ýí ÈáÏåã æíÎÏãæÇ ßäÇÆÓåã ÇáãÍáíøÉ ÈÛíÑÉò æØÇÚÉ. áÐáß ãä ÇáÖÑæÑíø æÍÊøì ÇáÍíæíø ááÃÓÇÞÝÉ æÇáÅßáíÑæÓ Ãä íÊÍÞøÞæÇ ÈÃäø åÐå ÇáÍÑßÇÊ ÇáßäÓíøÉ ÅäøãÇ åí ÊÚãá Ýí ÇáßäíÓÉ æãä ÃÌá ÇáßäíÓÉ æÃäø ÅÓåÇãÇÊåÇ áÇ ÊãËøá ÊåÏíÏðÇ¡ Èá åí ÅÛäÇÁ áÌåæÏ ÇáßäíÓÉ Ýí ÊÚáíã ÃÈäÇÆåÇ æÝí ÇáÍÝÇÙ Úáì ÍÖæÑò ãÓíÍíø Ýí ÇáÔÑÞ ÇáÃæÓØ. áÐáß ÃíÖðÇ íÌÈ Úáì ÇáÃÓÇÞÝÉ ÈæÌåò ÎÇÕø ÊÔÌíÚ æÊäãíÉ ãËá åÐå ÇáãÈÇÏÑÇÊ ÈÍÓÈ ÇáÍÇÌÉ æÃä íÒæøÏæÇ åÐå ÇáÍÑßÇÊ ÇáßäÓíøÉ ÈÇáÚæä ÇáÑæÍíø æÇááÇåæÊíø ÇáÊí ÊÝÊÞÏå.
ÚÇÏ ÊáãíÐÇ ÚãøÇæÓ ãÝÚóãóíä ÈÇáÑÌÇÁ¡ åÐÇ ÇáÑÌÇÁ ÇáÐí Úáíå ÈõäíóÊ ÇáßäíÓÉ. ÝáäÚÏ ßáøäÇ Åáì ÈíæÊäÇ æÅáì ãæÇÞÚäÇ ÇáãÍáíøÉ ãáíÆíä ÃíÖðÇ ÈÇáÑÌÇÁ Ýí åÐÇ ÇáæÞÊ ÇáÐí íÚãá Ýíå ÇáÑæÍ ÇáÞÏÓ æíÎáÞ ØÑíÞðÇ ÌÏíÏÉ áÊÌÏíÏ ÇáßäíÓÉ ÊãÇãðÇ ßãÇ æÕÝåÇ ÇáÈÇÈÇ ÈäÏßÊæÓ Ýí ãÞÇáÊå Íæá ÇáÍÑßÇÊ ÇáßäÓíøÉ Ýí ÇáßäíÓÉ ÞÈá 12 ÓäÉ æÝí ÏÚæÊå ÇáäÈæíøÉ áÚÞÏ åÐÇ ÇáÓíäæÏÓ ÇáÎÇÕø. ÝÇáãÓíÍ åæ åæ¡ ÈÇáÃãÓ¡ Çáíæã æááÃÈÏ.
- S. Exc. Mgr Elie Béchara HADDAD, B.S., Archevêque de Sidon des Grecs-Melkites (LIBAN)
La vente de terrains des chrétiens au Liban devient un phénomène dangereux. Il risque de menacer la présence chrétienne jusqu’à l’anéantir à un minimum dans les quelques années qui viennent. Pour remédier à ce phénomène nous proposons:
- De créer une stratégie de solidarité entre les Eglises sous le patronage du Saint-Siège.
- Modifier le discours de l’Eglise envers l’Islam afin de distinguer nettement entre Islam et fondamentalisme. Ceci facilite notre dialogue avec les musulmans en vue de nous aider à persévérer dans notre terre.
- Passer du concept d’aide aux chrétiens d’Orient au concept de développement pour les enraciner dans leur terre et leur trouver des emplois.
Notre expérience dans le diocèse de Saïda est prépondérante à ce niveau.
- S. Exc. Mgr Nicolas SAWAF, Archevêque de Lattaquié des Grecs-Melkites (SYRIE)
“Les Chrétiens ne se distinguent des autre hommes, ni par le pays, ni par le langage, ni par les vêtements. Ils n’habitent pas de villes qui leur soient propres, ils ne servent pas de quelques dialecte extraordinaire, leur genre de vie n’a rien de singulier... Toute terre étrangère leur est une patrie et toute patrie une terre étrangère. En un mot, ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde”(Lettre à Diognète).
Nous vivons dans un monde sécularisé et globalisé, où le nombre des hommes qui n’ont aucun intérêt pour la question de Dieu ou qui agissent sans référence chrétienne est démesurée par rapport au nombre de ceux qui se reconnaissent chrétiens et croyants.
Ceux auxquels s’adresse la catéchèse doivent s’établir dans une double relation: relation d’appartenance à une communauté fondée sur l’unité de foi et relation à une communauté fondée sur l’unité de l’acceptation du pluralisme et de la diversité.
La foi chrétienne se dit toujours dans le champ des cultures humaines.
Nous manquons au Moyen-Orient d’une catéchèse qui tienne compte de notre culture arabe, de nos traditions chrétiennes et de nos richesses liturgiques.
Nous manquons d’un programme catéchistique pour les catéchumènes.
Nous demandons un effort dans la formation spirituelle des séminaristes.
![]() |
Benoît XVI reçoit un patriarche et des évêques venus pour le synode sur le Proche-Orient, mercredi au Vatican. Crédits photo : Gregorio Borgia/AP
Entre résistance et dialogue, la question du radicalisme musulman est posée à Rome.
![]()
Pas même un Notre Père commun, sinon en latin! Un comble pour les neuf Eglises catholiques, latines et orientales, dont l'avenir est en débat dans le cadre du synode sur le Proche-Orient en cours au Vatican. Rédiger, en l'an 2010, une traduction, commune et en arabe, de la prière du Notre Père en sera sans doute l'une des propositions phares, mais il y en aura beaucoup d'autres qui sortiront, samedi prochain, de cette réunion sans précédent voulue par Benoît XVI pour sauver les chrétiens de Terre sainte.
Ce matin s'achève d'ailleurs une première phase où les «pères synodaux» -ils sont 250 avec les experts- auront quasiment tous pris la parole (cinq minutes et pas une seconde de plus, le micro est coupé!) pour faire part de leurs préoccupations. A partir de lundi, ils entreront en «cercles linguistiques» pour aboutir, avant la clôture, dimanche 24 octobre, à un «message» final et surtout à des «propositions» concrètes, votées en assemblée et remises au Pape.
Benoît XVI assiste à la première séance du matin, jusqu'à 11 heures. Puis, avec beaucoup d'assiduité, à la dernière séance de l'après-midi, à 18 heures, celle des «interventions libres». C'est d'ailleurs lui qui l'a imposée dans le règlement des synodes, pour favoriser le débat et pour que chacun puisse s'exprimer librement, avec un engagement de confidentialité. Les propos sont versés dans les «Actes du synode», mais jamais le nom des orateurs ne sera mentionné.
Et c'est peut-être là que se joue le «vrai» synode, car la vivacité des réactions lors de ces séances donne la température de l'assemblée. Ses enthousiasmes et ses peurs aussi… C'est en effet une forme de «peur» qui se confirme comme première tendance, à la mi-parcours de cette assemblée, même si certains préfèrent parler de «prudence». La peur de s'exprimer sur la confrontation avec l'islam radical et politique. Même dans l'enceinte du Vatican, ce qui en dit long… Certes, les représentants des Eglises du Maghreb insistent sur le maintien du dialogue avec l'islam, ceux de pays accablés comme l'Irak redoublent de précautions, mais ceux des pays où les chrétiens ne sont pas persécutés pressent pour s'opposer plus nettement -au côté de l'islam modéré- aux extrémistes musulmans. Pour l'ancien numéro deux de Jean-Paul II, le cardinal Angelo Sodano, «il est urgent d'œuvrer pour que les courants agressifs de l'islam prennent fin».
Divisions catholiques
Autre tendance nette, la nécessité de mettre un terme au «confessionnalisme». En clair, à la division profonde des catholiques. Pas moins de neuf Eglises catholiques, latines et orientales coexistent en Terre sainte et… au synode romain. Sept «Patriarches» y sont présents. «Il faut reconnaître que le Pape est le seul à pouvoir tous nous réunir ainsi», reconnaît un membre du synode. Mais sans cette unité, pensent beaucoup, «comment être crédible» face à l'islam? Sans oublier les huit Eglises orthodoxes de Terre sainte!
Deux curiosités sont aussi apparues. La première est politique. Le conflit israélo-palestinien n'est pas le sujet qui revient le plus. Il est «tellement connu comme une des clés des problèmes actuels, explique un expert, qu'il n'est pas nécessaire d'insister.» Sans rien éluder pour autant. Le rapporteur général du synode, Mgr Antonios Naguib, patriarche copte d'Alexandrie, a affirmé, en début de session que «dans les Territoires palestiniens, la vie est très difficile et parfois insoutenable». Quant au rabbin David Rosen, invité, mercredi, à s'exprimer devant le synode, il a reconnu «la responsabilité» des Israéliens envers leurs «voisins qui souffrent».
La seconde curiosité touche la réalité chiffrée des chrétiens de Terre sainte. Leur nombre a été divisé par trois en un siècle. Ils représentent aujourd'hui 20 millions de personnes (dont 5,7 millions de catholiques) sur un bassin de 356 millions d'habitants. Soit 5,6% de la population (1,6% de catholiques). Ce qui est moins connu est qu'environ 40 % de ces catholiques sont des travailleurs immigrés, philippins ou indiens en majorité, employés dans les pays du Golfe… Ils ont aussi leurs problèmes spécifiques.
Il reste une semaine pour démêler l'écheveau de ce Moyen-Orient réellement compliqué. Pour l'Eglise, l'enjeu est clair. Remarquablement exprimé par l'un des deux intervenants musulmans, il a été ainsi défini par Grégoire III Laham, patriarche d'Antioche des Grecs melkites: «Si l'Orient était vidé de ses chrétiens (…) toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien.»
La parole de la curie romaine est sans détours
ROME, Mercredi 13 octobre 2010 (ZENIT.org) - La liberté de parole au synode pour le Moyen-Orient est une question sérieuse. En effet, les interventions - toutes de 5 minutes - peuvent être caractérisées par trois tons différents, indique une source autorisée présente aux débats. Cela vaut la peine de citer, même un peu longuement, les exemples de franc-parler.
Certains évêques ou patriarches n'hésitent pas à être « véhéments » lorsqu'il s'agit de la situation des chrétiens arabes de Palestine ou bien de la situation en Irak. « Si vous ne croyez pas à l'enfer, venez en Irak » a déclaré Mgr Louis Sako, archevêque de Kirkouk des Chaldéens, connu pour son contact très libre avec la presse internationale. Mgr Warduni a également une parole très libre, pour ce qui est des difficultés intérieures ou extérieures de l'Eglise catholique.
S.B. Gregorios III Laham, B.S., patriarche d'Antioche des Grecs-Melkites, archevêque de Damas des Grecs-Melkites a fait observer que « la présence chrétienne dans le monde arabe est menacée par les cycles de guerres qui s'abattent sur cette région berceau du christianisme ».
Pour lui, la « cause principale » est le conflit israélo-palestinien : « les mouvements fondamentalistes, le mouvement Hamas, le Hezbollah sont les conséquences de ce conflit comme les discordes internes, la lenteur dans le développement, la naissance de la haine, la perte de l'espoir chez les jeunes qui sont 60 % de la population des pays arabes ».
L'émigration des chrétiens est pour lui une des conséquences « les plus dangereuses du conflit israélo-palestinien » car « l'émigration fera de la société arabe une société d'une seule couleur, uniquement musulmane face à une société européenne dite chrétienne ». Un Orient « vidé de ses chrétiens » serait une « occasion propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l'Orient arabe musulman et l'Occident chrétien ».
L'arabité, lieu de dialogue
« Le rôle des chrétiens est, affirme-t-il, de créer l'atmosphère de confiance entre l'Occident et le monde musulman pour travailler à un nouveau Proche-Orient sans guerre ».
Il en appelle à un dialogue très spécifique avec les musulmans « pour leur dire avec franchise quelles sont nos peurs, la séparation de la religion et de l'Etat, l'arabité, la démocratie, nation arabe ou nation musulmane, droits de l'homme et lois qui proposent l'islam comme seule ou principale source des législations qui sont un obstacle à l'égalité de ces mêmes citoyens devant la loi ».
Il évoque les « partis fondamentalistes, l'intégrisme islamique, auxquels sont attribués des actes, de terrorisme, de meurtre, des incendies d'églises, des extorsions, au nom de la religion et qui, forts du fait majoritaire, humilient leurs voisins ».
Pour conclure que « le grand défi » c'est la paix, le « grand bien », la « vraie victoire » et la « vraie garantie pour l'avenir de la liberté, de la prospérité et de la sécurité pour nos jeunes, chrétiens et musulmans, qui sont l'avenir de nos Patries. »
Des timidités raisonnées
D'autres interventions sont sotto tono, essayant de ne pas aggraver par une parole la situation des fidèles qui sont confiés à leurs soins pastoraux. Un journaliste libanais n'a pas hésité à dire que certains pasteurs craignent que dans la salle même se trouvent des personnes mandatées pour répéter leurs prises de position.
Même s'il reconnaît que la convocation du synode à Rome, au Vatican, permet une liberté impensable si les débats avaient eu lieu au Moyen-Orient. Comme le patriarche copte Naguib l'a souligné lors de la conférence de presse de lundi dernier, après son rapport qui sert de fond aux débats du synode, les catholiques en Egypte sont une minorité dans la minorité chrétienne. C'est le cas de la plupart des catholiques du Moyen-Orient.
Différentes interventions ont souligné que la liberté de conscience et donc la liberté de parole est une notion difficile en milieu musulman, tout comme la notion de laïcité : on craint que cela signifie l'exclusion de Dieu du paysage social et politique. Pour la même raison, le terme « laïcité positive » est rejeté par la plupart. Il vaut mieux, estiment les pères du synode employer le terme d'« Etat civique » qui est employé sans problème, et signifie la séparation de l'Etat et de la religion, sans pour cela « exclure » aucune religion du dialogue avec les autorités.
D'autres interventions, posées, n'en sont pas moins très libres, et certainement les plus libres, et ce sont celles de représentants de la curie romaine, qui parlent sans complexe, sans langue de bois, au nom du bien des catholiques représentés au synode, mais aussi de toutes ces populations qui souffrent ou de la violence, ou de situations économiques difficiles.
Le franc parler de Benoît XVI
Cette solidarité ne peut pas passer inaperçue. C'est d'abord celle de Benoît XVI qui n'a pas hésité à poser un diagnostic spirituel sur les idolâtries destructrices, lors de sa méditation, lundi matin, 11 octobre, à l'ouverture des travaux. Il a aussi annoncé leur « chute », la révélation que ces idoles, ces « grandes puissances de l'histoire d'aujourd'hui » ne sont pas Dieu mais des faux dieux.
Le pape discerne l'idolâtrie des « capitaux anonymes qui réduisent l'homme en esclavage (...), qui constituent un pouvoir anonyme que les hommes servent, par lequel les hommes sont tourmentés et même massacrés ». Il y voit un « pouvoir destructeur, qui menace le monde ».
L'idolâtrie du « pouvoir des idéologies terroristes » : « La violence est apparemment pratiquée au nom de Dieu, mais ce n'est pas Dieu : ce sont de fausses divinités qui doivent être démasquées, qui ne sont pas Dieu ».
Le pape cite deux autres puissances destructrices : « La drogue, ce pouvoir qui, telle une bête vorace, étend ses mains sur toutes les parties de la terre et détruit: c'est une divinité mais une fausse divinité qui doit tomber » ou bien aussi la confusion des valeurs qui se manifeste dans « la manière de vivre répandue par l'opinion publique: aujourd'hui, on fait comme ça, le mariage ne compte plus, la chasteté n'est plus une vertu, et ainsi de suite ».
La parole, libre, de la curie
Mardi matin, le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège des cardinaux, a déclaré : « Nous devrions travailler tous ensemble pour préparer une aube nouvelle pour le Moyen-Orient, en se servant des talents que Dieu nous a donnés. Il est, bien sûr, urgent de favoriser la solution du tragique conflit israélo-palestinien. Il est, bien sûr, urgent d'œuvrer pour que prennent fin les courants agressifs de l'islam ».
Il insiste sur le point névralgique : « Nous devrions, bien sûr, toujours demander le respect de la liberté religieuse de tous les croyants ».
Il n'hésite pas à parler du « drame » qui se joue et redit la solidarité de l'Eglise : « C'est une mission difficile celle que vous, vénérés Pasteurs de l'Eglise au Moyen-Orient, devez accomplir dans un moment historique aussi dramatique. Sachez, cependant, que vous n'êtes pas seuls dans votre sollicitude quotidienne pour préparer un avenir meilleur à vos communautés ».
Mais à côté des timidités ou des audaces pour parler des menaces pour les catholiques du Moyen-Orient, il y a aussi des prises de position courageuses pour ce qui est de l'état de l'Eglise catholique même, avec une réelle auto-critique de l'Eglise.
L'audace ad intra et ad extra
Certains, comme l'évêque irakien Slemon Warduni, évêque de curie de Babylone des Chaldéens, regrettent qu'une telle rencontre des catholiques des sept rites ait tardé. Il est temps d'agir : « Nous devons poser des bases solides et réparer les fondements minés ou affaiblis si nous voulons témoigner de Jésus Christ et vivre les préceptes divins qu'il nous a donnés, afin qu'ils animent notre comportement et que la communion entre nous se réalise ».
Il cite les obstacles à la communion : « Nul ne peut affaiblir cette communion : ni les intérêts propres, ni le confessionnalisme, ni l'égoïsme ; nous devons au contraire la vivre pleinement, autrement nos divergences nous détruirons ; nous devons faire appel à l'amour mutuel et le vivre, car il nous conduira à l'unité qui nous donnera la force ».
Il préconise cinq remèdes, pour la réforme ad intra et pour le témoignage et la place des catholiques dans la société.
Cinq remèdes
L'amour étant « au-dessus de tout », il faut, demande Mgr Warduni, (1) « créer un comité du Moyen-Orient avec toutes les Eglises liées au Conseil des Patriarches qui serait chargé du dialogue entre les Eglises catholiques et de leur rapprochement réel, afin d'abattre les barrières, de nouer des relations étroites, d'encourager la réciprocité dans les services et d'examiner les points faibles des Eglises sœurs ».
Pour que les catholiques et les autres chrétiens, mais aussi les autres confessions religieuses (2), deviennent « un seul cœur », c'est le thème du synode, il faut « créer un comité pour l'oecuménisme et les relations avec les Eglises orthodoxes soeurs et avec les communautés protestantes, ainsi qu'un comité pour le dialogue entre les religions au Moyen-Orient, qui organiserait des réunions constructives entre les trois grandes religions et avec d'autres religions ».
Il demande aussi un « comité fort visant à défendre les opprimés et ceux dont les droits ont été piétinés », et de « s'ériger avec courage et audace contre les groupes politiques fanatiques et partisans ».
Il invite (3) à encourager l'engagement politique des laïcs chrétiens « parce qu'ils sont des citoyens autochtones qui ont leurs droits et leurs devoirs et qui doivent prendre la responsabilité de faire fonctionner l'Etat en conformité avec les principes des droits de l'homme ».
La liberté à défendre
Spécialement, pour « sensibiliser les personnes à défendre la liberté de religion, la liberté de conscience et la liberté d'expression, nous évoquons ici en particulier la question des mineurs qui peut créer des problèmes dans les familles chrétiennes car il n'y a pas de liberté dans ce domaine ».
L'engagement pour la paix (4) : « Nous devons rechercher la paix et la stabilité dans nos pays et crier d'une seule voix : non à la guerre, oui à la paix ; non aux armes de destruction, oui au désarmement; non au terrorisme, oui à la fraternité universelle; non aux divisions, aux conflits et au fanatisme, oui à l'unité, à la tolérance et au dialogue ».
Répondre au désenchantement
« Et nous devons bien nous concentrer sur le fait que les chrétiens du Moyen-Orient sont de vrais citoyens et qu'ils ont, en vertu des statuts internationaux, deux privilèges : primo, le droit à la citoyenneté, secundo, le droit de continuer à assurer leur présence et de ne pas être exclus de la construction des pays du Moyen-Orient », ajoute l'évêque irakien.
Enfin, ad intra également, face au poids de la hiérarchie et du clergé, il invite à « être à l'écoute des laïcs, à leur attribuer leur vrai rôle dans l'Eglise et à créer un comité pour les familles et pour les jeunes ».
D'Irak encore, la voix de Mgr Sleiman, carme, qui suggère la tenue, - par exemple tous les cinq ans -, d'une assemblée de l'épiscopat catholique au Moyen-Orient.
Il souligne la nécessité de renforcer la communion : « La communion revient une trentaine de fois dans le Document de travail. C'est qu'elle est le coeur de notre identité ecclésiale, la dynamique de l'unité et de la multiplicité de nos ·glises. D'elle dépendent notre présent et notre avenir, notre témoignage et notre engagement, nos efforts pour endiguer l'émigration qui nous affaiblit et pour exorciser le désenchantement qui nous érode ».
Enfin, une présence pour le moins difficile, dont témoigne le Rév. P. David Neuhaus, S.J., vicaire du patriarche de Jérusalem des Latins pour la pastorale des catholiques de langue hébraïque.
Le défi du vicariat de langue hébraïque
Il fait en effet remarquer que « l'hébreu est également la langue de l'Eglise catholique au Moyen-Orient » : « Des centaines de catholiques israéliens expriment tous les aspects de leur vie en hébreu, inculturant leur foi au sein d'une société qui est définie par la tradition hébraïque ».
Il évoque le phénomène migratoire vers Israël : « Aujourd'hui, il y a aussi des milliers d'enfants, de foi catholique, appartenant à des familles de travailleurs étrangers, de réfugiés, et des arabes qui fréquentent des écoles de langue hébraïque et qui ont besoin de recevoir le catéchisme en hébreu. Aujourd'hui, le vicariat de langue hébraïque doit affronter un profond défi ».
Pour le vicaire patriarcal, le vicariat catholique de langue hébraïque cherche des moyens de « servir de pont entre l'Eglise, parlant surtout l'arabe, et la société israélienne hébraïque, afin de promouvoir aussi bien l'enseignement du respect pour les peuples de l'Ancienne Alliance qu'une sensibilité au cri de justice et de paix pour les Juifs et les Palestiniens ».
« Ensemble, les catholiques parlant l'arabe et ceux parlant l'hébreu doivent témoigner et travailler en communion pour l'Eglise dans la terre où elle a vu le jour », insiste le P. Neuhaus.
Anita S. Bourdin
Synode pour le Moyen-Orient
Deuxième épisode de notre rendez-vous quotidien avec le directeur de l'Œuvre d'Orient, Pascal Gollnisch*, pour commenter les travaux du synode qui se tient à Rome jusqu'au 24 octobre...
![]() |
Photo : Mélanie Frey / Fedephoto
Mardi, deuxième jour du synode, quel était le programme ?C'était donc la seconde journée de travail en formation plénière, c'est à dire en présence du pape et de tous les évêques, chacun s'exprimant à tour de rôle quelques minutes (à huis-clos, ndlr). A partir de demain mercredi, ce seront de petits cercles de travail, réunissant des gens d'Eglises et de pays différents, où les échanges peuvent être plus simples et plus spontanés.
Quels thèmes ont prédominé dans ces interventions ? Beaucoup des interventions ont touché deux points importants de la vie des chrétiens au Moyen-Orient: la liberté de conscience et le prosélytisme. Sur le premier point, plusieurs ont évoqué l'idée de "laïcité positive", citée dans le document préparatoire du synode. Mais le mot fait peur à certains, qui préfèrent réfléchir sur les concepts de "citoyenneté" et d'"Etat civique". Pour nous français, le terme de "laïcité positive" est familier, il exprime l'idée du respect de la République pour tous les cultes, sans athéisme d'Etat déguisé. Mais pour certains ici, ce mot de "laïcité" laisse entendre un neutralisme sans religion des différents organes sociaux. S'il se réduit à un athéisme qui va tolérer les religions, ce n'est pas suffisant. Enfin beaucoup ont abordé la question du prosélytisme, qui touche à la fois des questions inter-religieuses avec l'islam, oecuménique avec les orthodoxes, mais aussi entre Eglises orientales catholiques elles-mêmes (cf l'épisode de lundi: l'unité, source du témoignage)
Le chef de l'Eglise copte-catholique a évoqué "la vie très difficile et parfois insoutenable" dans les Territoires palestiniens"...Evidemment, l'ensemble des évêques présents se sentent solidaires du monde arabe, et donc de la situation des Palestiniens. Même s'ils ne prônent pas la violence et reconnaissent en général le droit pour l'Etat d'Israël d'exister, ce sont des gens qui épousent la cause arabe car ils en font partie.
Les travaux débutent le matin par un temps de prière, célébré chaque jour selon un rite oriental différent. Qu'est-ce que cela change ? Ce temps de prière et d'unité qu'ils vivent est très fort et palpable. Je voyais par exemple ce midi dans la salle à manger un évêque qui venait du Liban à côté d'un autre d'Irak, un troisième de Syrie, puis un d'Erythrée et d'Egypte. Il faut se rendre compte du caractère extraordinaire de ces rencontres: ces hommes viennent de pays différents, qui sont bien souvent en tension les uns par rapport aux autres. Et là, ils travaillent ensemble, se parlent, travaillent et communient dans la prière.
RADIO VATICAN
|
![]() |
Le Synode pour le Proche-Orient regroupe une quinzaine de pays, qui comprend de nombreux rites traditionnels. Ces Chrétiens, vivant souvent dans des conditions difficiles, sont souvent tentés de s'identifier à leur rite et d'en faire une définition ethnique. Monseigneur Jean-Benjamin Sleimane, archevêque de Bagdad, revient sur la question de la communion entre les différentes Eglises du Moyen-Orient.
![]()
![]() |
A l'appel de Benoit XVI, les évêques originaires du Moyen-Orient se réunissent en synode, à Rome, du 10 au 24 octobre pour débattre de la situation inquiétante des chrétiens d'Orient.
"Vivre de manière digne dans son propre pays est, avant tout, un droit de l'homme fondamental" a rappelé le pape Benoît XVI au moment d’ouvrir dimanche, à Rome, un synode des évêques du Moyen-Orient. Réuni au Vatican du 10 au 24 octobre, le synode intitulé "L'Eglise catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage", rassemble 185 "pères synodaux" - 140 de rite oriental et 45 de rite latin. Chaldéens, maronites, coptes, syriaques ou encore grecs-catholiques… pendant deux semaines il sera question de l’avenir et du sort actuel des chrétiens d’Orient. Minoritaires dans une région tourmentée notamment par de nombreux conflits, et par l’intolérance de l’islamisme fondamental, ils sont dans l’impossibilité de pratiquer leur religion en toute sécurité dans certains pays.
Malaise et exil
"Les chrétiens ressentent le malaise d'être considérés comme des non-citoyens dans des pays qu'ils considèrent depuis toujours comme leurs maisons, avant même la naissance de l'islam", a regretté le patriarche d'Alexandrie des coptes d'Egypte, Antonios Naguib, lundi, dans le cadre du synode. Selon le document préparatoire des débats, les chrétiens ont été au nombre des "principales victimes" de la guerre en Irak, au Liban ils "sont divisés au plan politique et confessionnel" et ils rencontrent "de sérieuses difficultés" en Egypte. En Turquie, "le concept actuel de laïcité pose encore des problèmes à la pleine liberté religieuse du pays". En plus de l'hostilité à leur religion qui les pousse à l’exil, ces populations, elles-mêmes parfois divisées, rencontrent aussi des difficultés d’ordre économique dans des pays où leur présence remonte aux premiers temps de la chrétienté. La communauté ne compte plus que 20 millions de chrétiens, dont 5 millions de catholiques, sur 356 millions d’habitants.
Cri de douleur
Géographie oblige, l’arabe sera pour la première fois une langue officielle d'un synode. Deux dignitaires musulmans, dont l'ayatollah chiite iranien Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi, professeur de droit à l'université de Téhéran, et un dignitaire du judaïsme, le rabbin David Rosen, directeur des affaires inter-religieuses du Comité juif international, ont été invités par le pape à prendre la parole durant les travaux. Le but du synode est "principalement pastoral", selon le pape, mais son organisation, outre le fait de mettre en lumière les difficultés des fidèles de la région, est déjà un accomplissement souligné par plusieurs dignitaires locaux.
"Il ne faut pas que ce synode se résume à un cri de douleur sur la situation au Moyen-Orient. Il faut qu’il établisse de nouvelles règles pour les relations islamo-chrétiennes, basées sur le respect mutuel et le droit afin de résoudre la crise de la présence chrétienne dans la région", prévient Mohamad Sammak, secrétaire général du Comité national pour le dialogue islamo-chrétien au Liban, interrogé par France24.
Synode des évêques du Moyen-Orient : 4ème Congrégation généraleLe 13 octobre 2010 - (E.S.M.) - Mardi 12 octobre 2010, à 16h30, avec la récitation de la prière Pro felici Synodi exitu, a débuté la Quatrième Congrégation générale, pour la continuation des interventions des Pères synodaux en salle. |
![]() |
Synode des évêques du Moyen-Orient : 4ème Congrégation générale
Le 13 octobre 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Mardi 12 octobre 2010, à 16h30, avec la récitation de la prière Pro felici Synodi exitu, a débuté la Quatrième Congrégation générale, pour la continuation des interventions des Pères synodaux en salle sur le thème L’Eglise catholique au Moyen-Orient: Communion et témoignage. "La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme" (Ac 4, 32).
Le Président délégué du jour était: S.B. Ignace Youssef III YOUNAN, Patriarche d’Antioche des Syriens (LIBAN).
Les interventions sur le thème du Synode ont été suivies par un temps d’interventions libres en présence du Saint-Père.
A cette Congrégation générale, qui s’est achevée à 19h00 par la prière de l’Angelus Domini, étaient présents 161 Pères.
INTERVENTIONS EN SALLE (SUITE)
- S. B. Gregorios III LAHAM, B.S., Patriarche d'Antioche des Grecs-Melkites, Archêveque de Damas des Grecs-Melkites (SYRIE)
La paix, la convivialité et la présence chrétienne dans le monde arabe sont liés d’une manière existentielle et ferme. La présence chrétienne dans le monde arabe est menacée par les cycles de guerres qui s’abattent sur cette région berceau du christianisme.
La cause principale est le conflit israélo-palestinien: les mouvements fondamentalistes, le mouvement Hamas, le Hezbollah sont les conséquences de ce conflit comme les discordes internes, la lenteur dans le développement, la naissance de la haine, la perte de l’espoir chez les jeunes qui sont 60 % de la population des pays arabes.
L’émigration des chrétiens : Parmi les suites les plus dangereuses du conflit israélo-palestinien: l’émigration qui fera de la société arabe une société d’une seule couleur, uniquement musulmane face à une société européenne dite chrétienne. Si cela arrivait, et que l’Orient est vidé de ses chrétiens, cela voudrait dire que toute occasion serait propice pour un nouveau choc des cultures, des civilisations et même des religions, un choc destructeur entre l’Orient arabe musulman et l’Occident chrétien.
La confiance entre l’Orient et l’Occident: Le rôle des chrétiens est de créer l’atmosphère de confiance entre l’Occident et le monde musulman pour travailler à un nouveau Proche-Orient sans guerre.
Appel à nos frères et concitoyens musulmans : Pour convaincre les chrétiens de rester, nous pensons qu’il est nécessaire de nous adresser à nos frères musulmans pour leur dire avec franchise quelles sont nos peurs : la séparation de la religion et de l’Etat, l’arabité, la démocratie, nation arabe ou nation musulmane, droits de l‘homme et lois qui proposent l’islam comme seule ou principale source des législations qui sont un obstacle à l’égalité de ces mêmes citoyens devant la loi. Il y a aussi les partis fondamentalistes, l’intégrisme islamique, auxquels sont attribués des actes, de terrorisme, de meurtre, des incendies d’églises, des extorsions, au nom de la religion et qui, forts du fait majoritaire, humilient leurs voisins.
Faire la paix, c’est le grand défi : C’est le grand jihad et le grand bien. C’est la vraie victoire et la vraie garantie pour l’avenir de la liberté, de la prospérité et de la sécurité pour nos jeunes, chrétiens et musulmans, qui sont l’avenir de nos Patries.
- S. Exc. Mgr Pierre BURCHER, Evêque de Reykjavïk (ISLANDE)
Les évêques de la Conférence Episcopale du Nord (NBK) sont conscients avec leurs frères et soeurs au Moyen-Orient qu’en plus de la difficile situation politique et de la confrontation avec des extrémismes musulmans, un problème difficile réside en particulier dans l’émigration des chrétiens. Ce problème sera résolu seulement avec la solution définitive du conflit israélo-palestinien. Le moment urgent de la réconciliation et de la paix est maintenant venu! Les chrétiens du Moyen-Orient, au lieu de fuir la région, sont particulièrement indispensables dans ce processus vital de justice et de paix. En effet, ils ont eux hérité le mandat chrétien du pardon. Il n’en va donc pas seulement de leur bon accueil à l’étranger, mais bien plus de leur présence au Moyen-Orient comme sauvegarde d’une culture historique vitale pour le monde entier. La paix est la vocation urgente de la Terre Sainte! La justice pour les trois religions monothéistes est que Jérusalem soit une ville ouverte pour tous!
L'émigration des chrétiens provenant des Pays orientaux a aussi touché le Nord de la terre. Une des raisons en est sans doute le développement économique galopant de ces cinq pays nordiques de notre Conférence épiscopale. Depuis sa crise d’il y a deux ans, il faut cependant en soustraire maintenant l’Islande. Ces cinq Pays sont caractérisés par un pourcentage de catholiques de seulement 2 à 3 % de la population totale, la grande majorité étant luthérienne. Cela correspond, dans plusieurs pays orientaux, au pourcentage des chrétiens par rapport aux musulmans. La situation pastorale dans nos pays du Nord est donc celle d’une diaspora. De plus, elle est très diversifiée et réalise des expériences positives avec des prêtres et des religieux provenant des Pays orientaux. Dans bien des endroits, les églises catholiques sont prêtées aussi bien aux chrétiens catholiques qu’aux non catholiques pour leur Divine Liturgie. C’est là aussi le signe d’un oecuménisme pratique!
Gregorios III Laham, patriarch of the Melkite Greek Catholic Church, has lived in Jerusalem for almost twenty years, and speaking about this city says forcefully: "Jerusalem is the capital of our faith. Point. I ask you: Jews, Palestinians, Arabs, Americans, Europeans, do not make a political capital! It does not make a municipality, which you will be the directors, statutory auditors. " |
VATICAN 10-24 Oct 2010 Pope calls special session of Synod of Middle East bishopsPope Benedict XVI called a special meeting of the Synod of Middle East Bishops to discuss relations with Islam and the Israeli-Palestinian conflict, but the priestly celibacy issue might be unavoidable. Three Eastern Catholic patriarchs from Iraq and Lebanon have been invited for their expertise on Islamic-Christian tensions, but could be sounded out as well on priestly marriage. As it is allowed in the Eastern tradition, pro-reform Roman Catholics could see their inclusion as a hopeful sign. |
Di Redazione Ultimissime mercoled?, ottobre 13th, 2010
Città del Vaticano, 13 ott. (Apcom) – Se il Medio Oriente si svuoterà di cristiani diverrà una regione esclusivamente arabo-musulmana pronta a scontrarsi con l’Occidente: è l’allarme di Gregorios III Laham, patriarca di Antiochia dei Greco-Melkiti, intervenuto al sinodo sul Medio Oriente in corso in Vaticano.
Tra le “conseguenza più pericolose” del conflitto israelo-palestinese “c’è l’emigrazione dei cervelli, degli intellettuali, dei giovani dei musulmani moderati e soprattutto dei cristiani”, ha detto l’arcivescovo di Damasco (Siria). “Tutto ci? indebolisce il progresso e il futuro della libertà, della democrazia e dell’apertura del mondo arabo. L’emigrazione dei cristiani significa che la società araba diventerà una società di un solo colore, unicamente musulmana, e cos? il Vicino Oriente diventerà la regione di una società araba e musulmana di fronte ad una società europea detta cristiana. Se questo accadesse e l’Oriente dovesse svuotarsi dei suoi cristiani, ci? vorrebbe dire che ogni occasione sarebbe propizia per un nuovo scontro delle culture, delle civiltà e anche delle religioni, uno scontro distruttivo fra l’Oriente arabo musulmano e l’Occidente cristiano”.
“Per questo – ha detto Gregorios III Laham – noi cristiani orientali e arabi ci rivolgiamo al mondo europeo e americano in generale in questi termini: Non lavorate alla divisione del mondo arabo tramite patti, ma invece aiutare a realizzare la sua unità e la sua solidarietà. Vi diciamo sinceramente: se riuscite a dividere il mondo arabo, a dividere i cristiani e i musulmani tra di voi, vivrete nalla paura e nel timore del mondo arabo e musulmano”.
13-10-10 |
|
SINODO: VESCOVO DAMASCO, CONFLITTO ISRAELE-PALESTINA MINACCIA CRISTIANI |
|
|
|
(ASCA) - Citta' del Vaticano, 13 ott - Il conflitto israelo-palestinese, come minaccia alla presenza cristiana in Medio Oriente, e' stato uno dei temi ricorrenti negli interventi dei padri sinodali nel corso della Quarta congregazione del Sinodo dei vescovi per il Medio Oriente, svoltasi ieri pomeriggio in Vaticano. Secondo Gregorios III Laham, patriarca di Antiochia dei Greco-Melkiti e arcivescovo di Damasco, ''la presenza cristiana nel mondo arabo e' minacciata dai cicli di guerre che si abbattono su questa regione e in particolare dal conflitto israelo-palestinese''. |
|
Blitz quotidiano -Politica Mondo
![]() |
Il patriarca Gregorios III Laham
Se i cristiani mediorientali dovessero emigrare tutti dalle loro terre, questo porterebbe sempre di più ad un muro contro muro, ”ad uno scontro distruttivo” tra Oriente arabo musulmano e l’Occidente cristiano. E’ il monito lanciato, durante il Sinodo vaticano sul Medio Oriente, dal patriarca greco-melchita (cattolico) di Antiochia in Siria.
”Fra le conseguenze più gravi del conflitto israelo-palestinese – ha spiegato Gregorios III Laham – c’è l’emigrazione dei cristiani che farà della società araba una società di un solo colore, unicamente musulmana, di fronte ad una società europea detta cristiana”.
”Se questo accadesse – ha aggiunto – ci? vorrebbe dire che ogni occasione sarebbe propizia per un nuovo scontro delle culture, delle civiltà e anche delle religioni, uno scontro distruttivo tra l’Oriente arabo musulmano e l’Occidente cristiano”.
Il patriarca melchita ha anche addossato al conflitto israelo-palestinese la responsabilità di aver fatto crescere movimenti fondamentalisti come Hamas e Hezbollah.
Secondo il cardinale John Patrick Foley, Gran maestro dell’Ordine equestre del Santo Sepolcro di Gerusalemme, intervenuto al Sinodo vaticano sul Medio Oriente, l’ipotesi di una soluzione a due Stati, uno palestinese e uno israeliano, sta diventando sempre più difficile a causa dell’avanzamento degli insediamenti ebraici nei territori palestinesi.
”Sono convinto – ha detto il porporato – che le continue tensioni tra israeliani e palestinesi abbiano largamente contribuito ai disordini in tutto il Medio Oriente e anche alla crescita del fondamentalismo islamico”.
”Mentre molti, compresa la Santa Sede, hanno suggerito una soluzione a due della crisi israelo-palestinese, più passa il tempo più una tale soluzione diventa difficile, poiché la realizzazione di insediamenti israeliani e di infrastrutture sotto il controllo israeliano a Gerusalemme Est e in altre parti della Cisgiordania rendono sempre più arduo lo sviluppo di uno stato palestinese possibile e integrale”. 13 ottobre 2010 | 14:5
![]()
“I vescovi del Medio Oriente siano testimoni di coraggio e di ottimismo”. E l’esortazione del patriarca di Antiochia, Sua Beatitudine Gregorios III Laham, in vista del prossimo Sinodo dei Vescovi per il Medio Oriente, in programma per ottobre. "Non bisogna perdere di vista il fatto che noi siamo la Chiesa dei martiri e della Risurrezione – ha detto il patriarca di Antiochia in un’intervista rilasciata all’Osservatore Romano - tutti gli apostoli sono stati martiri. Gesù lo ripete con insistenza: Non abbiate paura. Dobbiamo dare al nostro popolo coraggio e ottimismo”. Non ha dubbi il patriarca di Antiochia dei greco-melkiti, nel fotografare la situazione delle Chiese particolari del Medio Oriente: sono comunità che devono confrontarsi con gli stessi ostacoli posti ai primi evangelizzatori, martirio compreso. "La testimonianza più recente – ha detto - è il tragico assassinio di mons. Padovese", il vicario apostolico di Anatolia ucciso il 3 giugno scorso. Per questo chiama a raccolta tutti i fedeli cattolici e tutti i vescovi e ripete che solo l'unità potrà dare a queste comunità la forza per continuare a dare la loro necessaria testimonianza. E confida nella prossima riunione sinodale come "vera occasione di rilancio per il nostro cammino comune". Già da tempo ha iniziato a preparare la Chiesa, affidata alla sua cura pastorale, a cogliere questa che ritiene una grande opportunità. Tra le sfide urgenti, che saranno affrontate nell’ambito del Sinodo, quelle opportunamente indicate nell'Istrumentum laboris: l'emigrazione, la continuità della presenza cristiana, la pacifica convivenza con l'islam. “Dobbiamo cercare di affrontare tutto ci? insieme, cristiani e musulmani, per difendere i valori comuni a tutti i credenti – ha sottolineato il patriarca - ma la cosa più urgente è la soluzione del conflitto israelo-palestinese, che è la causa principale dei problemi, delle crisi e dei pericoli che minacciano la presenza cristiana in Medio Oriente”. E sull’importanza del Sinodo aggiunge: “questa assemblea pu? essere l'occasione per un nuovo esame di coscienza, per un nuovo approfondimento di temi a noi molto familiari, e anche uno strumento per far s? che i nostri fedeli prendano coscienza della loro missione e del loro ruolo nel mondo arabo a maggioranza musulmana e per esortarli anche a non emigrare”. Secondo il patriarca, è necessario rafforzare considerevolmente la collaborazione fra i cattolici, e poi con tutti i cristiani, soprattutto sul piano della pastorale dei giovani, della famiglia e delle vocazioni. Ha inoltre menzionato l’entusiasmo dei fedeli greco-melkiti cattolici per la visita di Benedetto XVI a Cipro. “Ora per? – ha aggiunto - si aspettano che si rechi anche in Libano”. A proposito dell’esperienza vissuta con il Pontefice, il patriarca ha detto: “Mi ha fatto soprattutto piacere vedere che il Papa era felice, vicino ai fedeli, impressionato dalla pietà popolare maronita. E stata per me una bella esperienza anche se macchiata dalla tragedia dell'omicidio del vescovo Luigi Padovese”. Il presule sarebbe dovuto essere a Cipro, poiché era membro del Consiglio pre-sinodale incaricato della preparazione dell'assemblea speciale, in quanto rappresentante della Conferenza episcopale di Turchia, di cui era il presidente. “Siamo stati tutti colpiti e sconvolti da questa tragedia, ha concluso il patriarca; l'assemblea speciale del Sinodo dei Vescovi per il Medio Oriente dovrà operare molto per far s? che certe cose non si ripetano più. Per questo io dico che i pastori devono essere apostoli di ottimismo”. (A.D.G.)
Radio vatican
![]() |
Le pape Benoît XVI a ouvert un synode des évêques du Moyen-Orient dimanche 10 octobre à Rome en lançant un appel à la paix dans cette région où les chrétiens sont en net recul. Il a également appelé à y renforcer l'évangélisation : "Il faut que les Eglises orientales catholiques fleurissent." Pendant deux semaines, quelque 180 évêques discuteront des enjeux de la région, notamment du conflit israélo-palestinien et de l'islamisation de l'Irak.
![]() |
Membres du clergé d'Orient assistant à la messe d'ouverture du synode, dimanche au Vatican.
INFOGRAPHIE - Les pressions de l'islam radical dans le berceau du christianisme sont au cœur du synode qui s'ouvre au Vatican.
![]()
De notre envoyé spécial à Rome.
Prendre «de la hauteur» et analyser les problèmes du Proche-Orient avec le «regard de Dieu»: telle est l'ambition que Benoît XVI a fixée, dimanche matin dans la basilique Saint-Pierre, aux 246 patriarches, évêques, prêtres et experts de cette région du monde qu'il a convoqués à Rome, pour deux semaines d'un synode consacré à l'avenir des chrétiens de Terre sainte.
Faire en sorte que ces chrétiens puissent ressentir «la joie de vivre en Terre sainte», a-t-il insisté dans son homélie. Qu'ils puissent aussi échapper au «découragement» et à la tentation de fuir… Le phénomène de diaspora des chrétiens vers l'Occident a en effet atteint sa cote d'alerte. Il constitue la raison majeure de la convocation de ce synode. Le maintien des chrétiens sur cette terre qui est «le berceau» du christianisme, mais aussi du judaïsme et de l'islam, à travers les dix pays représentés au synode (Turquie, Syrie, Chypre, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Israël, Territoires palestiniens, Egypte), passe «avant tout» pour Benoît XVI par un «droit humain fondamental»: celui pour les chrétiens de «vivre dignement dans leur propre patrie».
Le document de travail préparatoire (Instrumentum Laboris) de ce synode, remis symboliquement par le Pape aux Eglises du Proche-Orient, sur l'île de Chypre, le 6 juin dernier, adoptait un ton sans concession vis-à-vis de l'islam radical -un ton qui n'a pas été celui du Pape dimanche. Benoît XVI a plutôt mis l'accent sur trois conditions pour qu'une convivialité soit possible entre fidèles des trois grandes religions: l'engagement de la communauté internationale pour «soutenir un chemin fiable, loyal et constructif vers la paix»; l'engagement des «religions majoritairement présentes dans la région», le judaïsme et l'islam, pour «promouvoir les valeurs spirituelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence»; l'engagement, enfin, des chrétiens eux-mêmes, non seulement dans les domaines où ils sont déjà très présents -l'action sociale et l'éducation- mais sur le terrain plus délicat de «la pratique du pardon et de la réconciliation». Car telle est, aux yeux du Pape, la vocation profonde de l'Eglise catholique: être un «signe et un instrument d'unité et de réconciliation».
![]() |
ez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.
Sondage des communautés
Dès lundi matin, les «pères synodaux», comme on les appelle, vont donc travailler avec le Pape -qui va suivre la plupart des séances. Tout d'abord en assemblée générale, où chacun va prendre la parole individuellement dans sa langue, dont l'arabe, l'une des langues officielles de cette réunion. Puis, dans un second temps, par groupes linguistiques d'une quinzaine de personnes. Au terme des deux semaines, un «message» du synode sera publié. Cette première synthèse sera également accompagnée de «propositions» concrètes, votées en assemblée synodale. Transmises au Pape, ces «propositions» lui serviront à écrire, d'ici à plusieurs mois, une «exhortation post-synodale» qui restera le document de référence de ce synode; Benoît XVI restant libre de retenir, ou de rejeter, telle ou telle proposition.
L'Eglise catholique convoque régulièrement des synodes -le dernier, en octobre 2009, fut consacré à l'Afrique- pour faire le point sur une région du monde ou sur une question théologique, comme celle de l'usage de la Bible en 2008. Outre la réunion de tous les responsables et spécialistes qu'ils occasionnent, les synodes sont précédés d'un sondage direct des communautés locales concernées. Trente-deux questions précises ont été ainsi envoyées par Rome à des milliers d'exemplaires dans tout le Proche-Orient, en décembre dernier, pour préparer ces deux semaines romaines. Les réponses ont servi à élaborer un document de travail.
Une préoccupation a ainsi été mise en évidence. Elle dominera les échanges romains: «Avec la montée de l'intégrisme islamique, les incidents contre les chrétiens augmentent un peu partout.»
LE FIGARO - La tenue d'un synode consacré aux chrétiens d'Orient indique la préoccupation du Vatican. Quel est l'objectif de cette réunion exceptionnelle?
Mgr Fouad Toual - L'idée de ce synode a été lancée par le Saint-Père après sa visite en Terre sainte, en mai 2009, quand il a vu la situation lamentable des chrétiens d'Orient, leur émigration massive, véritable hémorragie humaine, et senti les conséquences désastreuses du conflit entre Juifs et Arabes palestiniens. Il y a de tristes points communs à toutes les églises du Moyen-Orient, que ce soit en Irak, au Liban, en Palestine ou ailleurs: l'émigration, qui réduit la taille des communautés, et la peur des chrétiens d'Orient. Le thème de ce synode est «communion et témoignage». Communion, cela va de soi: il n'y a qu'à voir les divisions des chrétiens entre eux. Ne serait-ce qu'à Jérusalem, nous avons treize Eglises et trois patriarches. Même si nous disons que nous entretenons de bons rapports, les divisions demeurent,
Au-delà des points communs dans la situation des chrétiens dans tous les pays du Moyen-Orient, le conflit israélo-palestinien rend-il la situation de votre diocèse particulière?
L'occupation ne fait qu'aggraver des problèmes qui se posent ailleurs. Nous avons, pour la première fois, je crois, aussi clairement dans un document du Saint-Siège, évoqué les conséquences de l'occupation militaire israélienne, qui est l'une des principales causes de l'émigration des chrétiens, la réduction de leur liberté de mouvement et la situation économique très difficile qu'ils subissent. Il suffit de voir ces murs et ces checkpoints pour se rendre compte que ce n'est pas une vie normale.
Y a-t-il un risque de voir dans un avenir plus ou moins proche les communautés chrétiennes disparaître d'une région qui fut le berceau du christianisme?
Non, je ne crois pas. Nous risquons de voir le nombre de chrétiens se réduire, mais pas au point de voir disparaître leurs communautés. Ma certitude est que la Terre sainte ne sera jamais vide de chrétiens. Dans le patriarcat de Jérusalem, qui couvre Israël et la Palestine mais aussi la Jordanie, nous avons heureusement encore des familles nombreuses.
A combien estimez-vous le nombre de chrétiens dans votre diocèse?
En Jordanie et Palestine, toutes Eglises confondues, nous arrivons à environ 500.000 personnes. Il ne faut pas oublier que, si des chrétiens locaux émigrent, nous assistons aussi à l'arrivée de nouvelles populations. Nous avons en Israël et en Palestine une nouvelle communauté d'environ 40.000 Philippins, et autant en Jordanie, sans parler des Indiens et des Soudanais.
Parmi les raisons de l'exode des chrétiens de Terre sainte figure très clairement dans le document de travail du synode la montée de l'islam radical et politique. Quelles sont les conséquences de ce radicalisme musulman?
La peur que suscite la montée du radicalisme, qu'il soit musulman ou juif, d'ailleurs, est la troisième raison de l'émigration, après les problèmes économiques et politiques. L'extrémisme, d'où qu'il vienne, n'aide à rien. Il ne faut pas laisser le dernier mot aux fondamentalismes. Il existe assez de modérés, chez les juifs comme chez les musulmans, et il ne faut pas les laisser seuls.
Ces fondamentalistes musulmans voient souvent les chrétiens d'Orient comme une tête de pont de l'Occident, et ceci depuis le XIXe siècle, alors qu'ils sont pourtant des autochtones, dont la présence est plus ancienne que l'Islam...
Nous souffrons de deux côtés. Les Israéliens nous considèrent comme des Arabes palestiniens à 100% et nous infligent le même traitement qu'aux musulmans. Les musulmans fondamentalistes nous identifient avec l'Occident chrétien, qui d'ailleurs ne l'est pas toujours tellement, et voudraient nous en faire payer le prix. Nous devons avoir le courage d'accepter d'être arabes et chrétiens, et d'être fiers de cette identité. Notre belle mission est d'être un pont entre l'Orient et l'Occident, pour aider au dialogue.
Quel message envoyez-vous aux importantes communautés chrétiennes émigrées en Amérique du Sud ou du Nord, en Europe ou en Australie? Leur conseillez-vous de rentrer en Terre sainte?
Il y a des initiatives dans presque chaque paroisse de Palestine. Après le synode, je continue mon voyage au Chili, en Argentine, en Colombie et au Honduras, pour entrer en contact avec nos fidèles en diaspora, pour les inviter soit à revenir, soit à envoyer leurs enfants durant l'été pour apprendre l'arabe, et en tout cas pour qu'ils ne perdent jamais le contact avec leur Eglise mère, leur terre natale. Nous envisageons de lancer des projets en Terre sainte pour que des jeunes viennent étudier ici et renforcent leurs liens avec leurs Eglises d'origine.
Y a-t-il un désarroi spirituel en plus des difficultés politiques et économiques?
Je souffre avec mes fidèles de l'injustice de cette violence qui se déploie autour de nous, et je souhaite une vie normale. Se réveiller le matin normalement, aller travailler, aller à l'hôpital, aller visiter les Lieux saints. Prier comme tous les pèlerins. Ce n'est pas possible pour les chrétiens palestiniens. C'est triste et tragique. Nous avons toute une jeune génération de chrétiens qui ne savent pas où se trouve le Saint-Sépulcre. C'est aussi un problème pour l'avenir: quelle nouvelle génération préparons-nous si nous devons un jour vivre ensemble, Israéliens et Palestiniens, en bon voisinage?
![]() |
Lors d’une célébration solennelle dimanche 10 octobre à Saint-Pierre de Rome, le pape a fixé la feuille de route d’une assemblée synodale, certes pastorale mais à haute teneur politique
![]() |
Des patriarches et évêques des Eglises catholiques orientales lors de la messe d'ouverture de l'assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient, dimanche 10 octobre en la basiliuque Saint-Pierre de Rome (AP/Andrew Medichini).
«Chaque petit pas qui peut être réalisé est un pas en avant. Sur le chemin, chaque pas compte. » Le cardinal français Roger Etchegaray, ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix, vient d’entrer dans la basilique Saint-Pierre, ce dimanche matin, pour la célébration d’ouverture de l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient.
A ses yeux, ce dernier doit relever un triple défi : encourager la communion entre sept Eglises catholiques orientales liées à Rome, tout comme l’œcuménisme avec les orthodoxes ; favoriser le dialogue avec l’islam et le judaïsme au cœur d’une région déchirée par la violence et la montée des fondamentalismes. Et surtout tenter d’enrayer l’hémorragie des catholiques, « afin que la Terre de Jésus ne devienne pas un musée rempli de monuments et de pierres précieuses », selon les termes employés vendredi par Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode.
Malgré une tonalité massivement latine, la célébration d’ouverture, qui a réuni autour de Benoît XVI 177 pères synodaux (19 cardinaux, 9 patriarches, 72 archevêques, 67 évêques et 10 prêtres) a connu quelques accents orientaux. L’Evangile a été proclamé en latin et grec, tandis que la prière universelle a été prononcée en arabe, hébreu et farsi.
A noter, au lendemain de la visite au pape de Nicolas Sarkozy, l’intention dite en turc : « Que le Seigneur favorise le développement de la laïcité positive des Etats et la promotion des droits de l’homme. » L’offertoire a été accompagné par le chant Pain de la vie en arabe. Lors de la procession d’entrée, la diversité et la richesse des vêtements liturgiques orientaux contrastait avec la sobriété des vêtements latins.
Pour la première fois, l’arabe est une des langues officielles d’un Synode romain
Dans son homélie, Benoît XVI a insisté à plusieurs reprises sur l’indispensable communion : « Sans communion, il ne peut pas y avoir de témoignage : le grand témoignage est précisément la vie de communion. » Et il a décliné : « Avant tout, au sein de chaque Eglise, parmi tous ses membres. (…) Et puis dans les rapports avec les autres Eglises. Cette occasion est également propice pour poursuivre de façon constructive le dialogue avec les juifs auxquels nous lie de manière indissoluble la longue histoire de l’Alliance, tout comme celui avec les musulmans. »
Le pape a ensuite renouvelé l’appel traditionnel de l’Eglise, « vivre dignement dans sa propre patrie est avant tout un droit humain fondamental », appelant « les religions majoritairement présentes dans la région à promouvoir les valeurs spirituelles et culturelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence ».
Lundi matin à neuf heures débutera dans l’amphithéâtre du Synode, situé au premier étage de la grande salle Paul VI, la première « congrégation générale » des 185 pères synodaux (dont 140 de traditions orientales catholiques) consacrée au rapport du Secrétaire général. Puis s’égrèneront les interventions libres. Pour la première fois, l’arabe est une des langues officielles d’un Synode romain.
Mgr Sako : «N'ayons pas peur !»Frédéric MOUNIER, à Rome09/10/2010 9:12Au coeur du Moyen-Orient, avec le synode A l'occasion du synode des évêques sur le Proche-Orient, La Croix, en partenariat avec Radio Vatican, RCF et l'Oeuvre d'Orient, propose chaque jour un entretien avec une personnalité autour des enjeux de ce rassemblement. |
Dimanche 10 octobre s'ouvre à Rome le Synode des évêques pour les Eglises du Moyen-Orient. Quinze jours de débat qui devraient permettre aux chrétiens de cette région de réfléchir à leur place dans la société
![]() |
Des patriarches orientaux catholiques lors de la messe célébrée par Benoît XVI, le 6 juin 2006 au stade Eleftheria de Nicosie, à Chypre (Photo : Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC).
Le 10 octobre s’ouvre, au Vatican, l’Assemblée spéciale du Synode des évêques pour le Moyen-Orient. Jusqu’au 24 octobre, il sera question de l’avenir des sept Eglises catholiques d’Orient, soit 5,7 millions de fidèles, auxquelles il faut ajouter les 10,7 millions de chrétiens orthodoxes. Au total, donc, 16,5 millions de chrétiens, une toute petite minorité parmi les 360 millions d’habitants, très majoritairement musulmans, de la région.
Sous la présidence effective du pape, et dans un contexte local très tendu, ils diront au monde, et à l’Eglise latine, qu’on peut être croyant en Orient sans être musulman. Et chrétien autrement que selon le rite latin. Cinq points devraient retenir l’attention.![]()
L’EMIGRATION. Seule la paix pourra tarir l’hémorragie
Le constat. Les chiffres sont éloquents, l’émigration chrétienne hors du Moyen-Orient est massive et diverse. « Plus de la moitié des Palestiniens, en majorité chrétiens, vivent hors du Moyen-Orient. Ils sont ainsi plus de 300 000 au Chili. La moitié des chaldéens, soit environ 400 000, ont récemment fui l’Irak, en raison de la guerre », constate Giuseppe Caffulli, directeur des Editions Terra Santa (éditeur italien de la custodie franciscaine de Terre sainte).
Historiquement, on sait que des territoires entiers peuvent se vider d’une présence chrétienne : en un siècle, la Turquie est passée de 25% à 0,13% de chrétiens. Cette hémorragie n’est pas anodine. Les chrétiens, par leurs institutions (écoles, hôpitaux, universités) ouvertes à tous, sont des facteurs de dialogue et de contact entre les communautés. Leur exil entraîne donc un véritable appauvrissement culturel.
Le Synode devra aussi se pencher sur les conséquences juridiques de cette émigration massive. Parfois, les diasporas sont plus importantes que les communautés d’origine ; les patriarches demandent un droit de juridiction universelle leur permettant d’établir une hiérarchie hors de leur territoire, à l’instar des Eglises orthodoxes.
Les solutions. « Certes, nous pouvons aider les familles à se loger, à trouver un emploi. Mais ce serait sans commune mesure avec l’ampleur du problème, confirme à La Croix le P. David Jaeger, qui fut le délégué du Custode de Terre sainte à Rome. La plus grande œuvre de charité consiste à convaincre les pays occidentaux de faire leur possible pour construire une paix durable et sûre au Moyen-Orient. »
Et Mgr Philippe Brizard, ancien directeur de l’œuvre d’Orient, précise : « Pour rester sur place, ils devraient pouvoir être des agents actifs du développement social, notamment à travers la levée des discriminations pour l’accès aux fonctions publiques. » Il faut également noter, plus récemment, une immigration chrétienne importante vers le Moyen-Orient, en provenance d’Asie du Sud-Est : Kerala, Sri Lanka, Philippines…
L’ISLAM. Vers la liberté religieuse pour tous ?
Le constat. Ce dossier est extrêmement sensible. A Rome, chacun se souvient des conséquences imprévues des propos du pape à Ratisbonne, le 12 septembre 2006 : assassinat d’une religieuse, églises brûlées. Ou de l’assassinat de Mgr Luigi Padovese, président de la Conférence épiscopale turque, le 3 juin 2010, peu avant la remise par Benoît XVI à Chypre de l’Instrumentum laboris aux évêques orientaux.
En Orient, la population musulmane fait très vite l’amalgame entre Occidentaux, chrétiens et « croisés ». Juridiquement, le problème est le respect de la liberté religieuse, et de l’Etat de droit, dans les pays. C’est pourquoi le Saint-Siège, dans l’Instrumentum laborisen appelle à une « laïcité positive », inspirée de la laïcité à la française.
Les solutions. L’instauration d’une citoyenneté unique marquerait la fin des exemptions consenties aux minorités religieuses, dont les chrétiens. Pour le P. Jaeger, « le problème, c’est l’accès à la démocratie. Il ne faut pas séparer le sort des chrétiens du sort des autres : il n’existe pas de liberté religieuse sans respect de l’ensemble des droits de l’homme.
La solution est liée au degré de développement juridique et démocratique du pays. » Venant de Rome, les indications sont claires : « Le dialogue avec l’islam, indispensable pour travailler ensemble au bien commun, est un pèlerinage ; l’essentiel est de rester sur la route », affirme un proche du dossier.
Pour autant, les patriarches des Eglises orientales reprochent parfois à Rome un certain irénisme, et demandent l’application d’une véritable réciprocité. Mgr Joseph Kallas, évêque de Beyrouth et de Byblos pour les melkites, avance : « On ne change pas le monde musulman en le matant, mais en le développant socialement et culturellement. Il faut développer la fraternité avant d’exiger l’unité de la foi ou celle de l’administration. »
LA COMMUNION. Vers l’unité des Eglises catholiques arabes ?
Le constat. Mgr Philippe Brizard rappelle : « Il n’existe pas entre ces Eglises de problèmes christologiques ou sacramentels. Ce Synode pourra être un véritable moment de communion, une expérience d’Eglise commune. Mais, pour cela, les Eglises d’Orient, souvent plus préoccupées de marquer la différence avec le voisin que de réaliser des actions communes, devront dépasser leurs particularismes. »
En sachant que, de l’Occident, « elles n’attendent surtout pas des leçons ! » Mgr William Shomali, évêque auxiliaire du Patriarcat latin de Jérusalem, est plus sévère (lors de la conférence du 13 mai 2010 à Jérusalem) : « Actuellement, cette communion laisse à désirer. Les Eglises orientales ont besoin d’une révolution semblable à Vatican II pour s’adapter, se moderniser et pouvoir mieux répondre aux besoins de leurs fidèles. »
Comme le relève Mgr Louis Sako, évêque de Kirkouk (Irak), « avoir cinq évêques catholiques dans la même ville, pour de petites communautés, est un handicap ».
Les solutions. A Rome, on est confiant : Le pape est pour ces Eglises un facteur de communion, affirme un spécialiste romain. L’Instrumentum laboris insiste : « Le danger est dans le repli sur soi et la peur de l’autre. Il faut à la fois renforcer la foi et la spiritualité de nos fidèles et resserrer le lien social et la solidarité entre eux, sans tomber dans une attitude de ghetto. » Et le texte propose que « tous les cinq ans, une Assemblée rassemble l’ensemble de l’épiscopat au Moyen-Orient ».
L’ŒCUMENISME. Tous ensemble pour le bien commun
Le constat. Dans la plupart des pays concernés, il se pratique un véritable « œcuménisme populaire » entre catholiques et orthodoxes. Certes, l’appartenance ecclésiale est précise, mais les relations au quotidien sont importantes.
Pas partout : en Egypte, la situation est tendue entre la petite minorité copte-catholique et les millions de coptes-orthodoxes, eux-mêmes discriminés par rapport à l’islam dominant. Il faut se souvenir en effet qu’historiquement, les Eglises catholiques orientales sont issues de l’orthodoxie. D’où de nombreuses frictions.
Mgr Joseph Kallas, évêque de Beyrouth et de Byblos pour les melkites, porte une analyse qui semble assez largement partagée : « Ce Synode n’avancera pas l’union avec les Eglises orthodoxes tant que le fondement d’unité théologique ne sera pas établi. » Manière de renvoyer le dossier à Rome.
Les solutions. C’est en effet bien à Rome que se trouve la clé du dossier œcuménique au Moyen-Orient. Benoît XVI ne cesse d’affirmer que le bien commun à construire ensemble justifie la mise en évidence des valeurs communes. Il le dira à nouveau, probablement, au cours du Synode, en insistant sur l’unification possible des fêtes chrétiennes (Noël et Pâques) et la gestion commune des lieux saints de Terre sainte.
JERUSALEM ET LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN. Soutenir les populations
Le constat. Dossier sensible, très politique, focalisé sur la Terre sainte, où les chrétiens sont souvent pris en tenailles entre les deux protagonistes. Dans ses discours en Terre sainte, en mai 2009, Benoît XVI a su conserver un savant équilibre entre les deux parties. Les négociations trilatérales impliquant les Etats-Unis, Israël et les Palestiniens, si elles peuvent être décisives pour l’avenir, « manquent cruellement d’un véritable médiateur », constate un diplomate du Saint-Siège, assez pessimiste sur l’évolution du dossier.
En Israël, les difficultés quotidiennes des Palestiniens chrétiens, pour aller et venir, se soigner, éduquer leurs enfants ou simplement aller prier à Jérusalem, restent une blessure ouverte.
Les solutions. Le Saint-Siège a toujours soutenu le droit des Israéliens et des Palestiniens à vivre dans deux Etats séparés, reconnus et sûrs. L’Instrumentum laboris évoque « l’occupation israélienne des Territoires palestiniens ». Et les négociations semblent traîner en longueur entre Israël et le Saint-Siège, notamment sur le statut des lieux saints et la liberté de circulation des chrétiens là-bas.
Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche un synode des évêques du Moyen-Orient en lançant un appel à la paix, à la justice et à l'harmonie dans cette région troublée où le christianisme est en net déclin.
"Vivre de manière digne dans son propre pays est, avant tout, un droit de l'homme fondamental.
"Dès lors, il faut promouvoir les conditions de paix et de justice, qui sont nécessaires pour le développement harmonieux de tous ceux qui vivent dans la région", a dit le pape.
Quelque 180 évêques, venus pour la plupart du Proche-Orient, discuteront pendant deux semaines des problèmes rencontrés par les chrétiens de la région, allant du conflit israélo-palestinien à une tendance à la radicalisation de l'islam en Irak, en passant par la crise économique, sans oublier les divisions entre les nombreuses Eglises chrétiennes de la région.
BERCEAU DU CHRISTIANISME
Les évêques sont issus d'Eglises locales liées à Rome, mais l'exode continu de tous les chrétiens de la région, qu'ils soient catholiques, orthodoxes ou protestants, les conduit à se pencher plus largement sur les défis auxquels sont confrontés tous les chrétiens du Proche-Orient, quelle que soit leur obédience.
Si la situation des chrétiens du Proche-Orient varie d'un pays à l'autre, elle est dans l'ensemble dramatique. Les chrétiens qui, il y un siècle, constituaient 20% environ de la population de la région, n'y représentent plus que cinq pour cent des habitants et leur nombre ne cesse de décliner.
Au cours de la messe d'ouverture, dimanche, des prières ont été dites en plusieurs langues de la région, y compris l'arabe, qui sera pour la première fois une langue officielle d'un synode.
Des personnalités musulmanes et juives ont aussi été invitées à s'exprimer au synode, notamment un ayatollah iranien et un rabbin de Jérusalem.
Le pape a rappelé dimanche que le Proche-Orient était le berceau du christianisme et il a souligné que ceux qui y vivent doivent prendre conscience "qu'ils sont des pierres vivantes de l'Eglise du Moyen-Orient".
Lors de la prière de l'Angélus, il a aussi exhorté les chrétiens de la région à ne pas se décourager face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Pascal Gollnisch est le nouveau directeur de l’Œuvre d’Orient, qui aide les chrétiens dans 21 pays. Grand voyageur, il connaît la plupart de ceux dans lesquels l’Œuvre intervient.
Quel est le sens de la présence des chrétiens au Moyen-Orient ?
Ils jouent un rôle important dans l’animation de dispensaires et d’écoles qui profitent à tous. Mais, surtout, ils portent dans leur tradition cette distinction essentielle entre la sphère politique et la sphère religieuse qui fait défaut dans ces pays. La laïcité est une idée chrétienne avant tout. Le christianisme est mieux armé que l’islam et le judaïsme pour résister à l’instrumentalisation politique de la religion. Enfin, les chrétiens par les valeurs communes qu’ils partagent avec l’Occident constituent pour ces sociétés un trait d’union avec le monde extérieur.
Quelle est l’importance de leur présence pour nous Occidentaux ?
Le Moyen-Orient est le berceau spirituel du judaïsme, de l’islam et du christianisme. Ce serait extrêmement traumatisant pour nous que les chrétiens soient les seuls absents de cette région source. Ensuite, ces Eglises, aussi anciennes que l’Eglise de Rome, nous rappellent que le christianisme n’est pas la religion des Occidentaux. C’est une religion née en Asie, africaine, avec une présence en Egypte dès les premiers temps, et européenne, avec la Grèce et Rome. Nous, latins, avons trop tendance à nous prendre pour le centre du christianisme. Aussi ce synode est-il une chance pour nous de devenir réellement catholique en prenant conscience de cette diversité constitutive de l’Eglise. Ces traditions orientales peuvent en outre beaucoup nous apprendre, en matière de liturgie mais aussi d’exercice de l’autorité. Nous redécouvrons par exemple, depuis Vatican II, la collégialité, qui associe l’assemblée des évêques au patriarche, que les chrétiens d’Orient pratiquent depuis des siècles.
Les chrétiens d’Orient pourront-ils être sauvés ?
Il ne s’agit pas tant de leur maintenir la tête hors de l’eau que d’affirmer le droit à leur présence
au Moyen-Orient et d’ouvrir des perspectives d’avenir. Les Eglises d’Orient ne sont pas destinées à finir derrière les vitrines d’un musée, elles ont une mission à assumer. Toute Eglise est une Eglise naissante. D’ailleurs, le thème du synode, Témoignage et mission, pointe vers cet avenir.
![]() |
La messe marquant l’ouverture du synode consacré « au présent et à l’avenir » des chrétiens du Moyen-Orient, à Saint-Pierre de Rome. Tony Gentile/Reuters
Le pape Benoît XVI a donné hier, à Saint-Pierre de Rome, le coup d’envoi d’un important et historique synode consacré « au présent et à l’avenir » des chrétiens du Moyen-Orient, une région qui, a-t-il dit magnifiquement, « est le berceau d’un dessein universel ». Une bouffée d’espérance pour des Eglises affaiblies par les émigrations.
C'est dans l'espoir d'une « nouvelle Pentecôte » qui les renouvellerait que le pape Benoît XVI a donné hier le coup d'envoi d'une assemble spéciale du synode des évêques consacré aux « vénérables » Eglises du Moyen-Orient. L'assemblée se tiendra jusqu'au 24 octobre.
La messe solennelle célébrée à Saint-Pierre de Rome, à cette occasion, a permis au pape de justifier son appel. C'est dans cette partie du monde, a-t-il dit, que « le dessein universel de salut dans l'amour » s'est manifesté dans l'histoire. « Et nous aussi, a-t-il enchaîné, en tant que croyants, nous regardons vers le Moyen-Orient avec ce même regard, dans la perspective de l'histoire du salut. C'est cette optique intérieure qui m'a guidé dans les voyages apostoliques en Turquie, en Terre sainte - Jordanie, Israël, Palestine - et à Chypre, où j'ai pu connaître de près les joies et les préoccupations des communautés chrétiennes. C'est pour cela que j'ai accueilli volontiers la proposition des patriarches et des évêques de convoquer une assemblée synodale afin de réfléchir ensemble, à la lumière de l'Ecriture sainte et de la Tradition de l'Eglise, sur le présent et sur l'avenir des fidèles et des populations du Moyen-Orient. »
Dans la pensée du pape, la sollicitude pour les chrétiens du Moyen-Orient est inséparable de celle qu'il nourrit à l'égard de toutes les autres communautés. Réfléchir « au présent et à l'avenir des chrétiens », c'est indissolublement réfléchir à ceux de leurs compatriotes musulmans.
Dans son homélie, le pape n'en a fait, à aucun moment, explicitement mention. Mais ce qui inquiète les Eglises locales, et les documents préparatoires au synode le disent clairement, c'est le mouvement d'émigration des chrétiens hors du Moyen-Orient, avec une prédilection spéciale pour les fidèles de Terre sainte, berceau géographique, humain et culturel du christianisme.
Les chiffres à cet égard parlent d'eux-mêmes. Moins de 2 % de chrétiens palestiniens dans la Palestine historique ; Bethléem, Jérusalem, vidés de leurs chrétiens ; 0,2 % de chrétiens en Turquie où ils représentaient 20 % de la population au début du XXe siècle ; 600 000 chrétiens en Irak où, il y a seulement 20 ans, ils étaient 1,2 million.
Le problème majeur
Les causes de cette hémorragie sont multiples et le synode est appelé à les articuler clairement. On prête à Benoît XVI l'idée que le problème majeur qui se pose aujourd'hui, non pas seulement au Moyen-Orient, mais dans le monde, ce sont les rapports avec l'islam. Les courants islamiques extrémistes, certaines expressions étatiques de l'islam, qui ont tendance à se radicaliser, sont bien sûr en cause.
Mais rejeter l'essentiel de la responsabilité sur la cohabitation de plus en plus difficile avec l'islam - ou le Judaïsme - ne répond pas entièrement des faits. Des conditions économiques difficiles sont également en cause. Le chômage, le retard dans le décollage économique, les régimes corrompus sont certainement en cause, ainsi d'ailleurs que l'inégalité des échanges internationaux, la course aux armements, les politiques internationales basées essentiellement sur la recherche de l'intérêt économique ou stratégique des grandes puissances.
En outre, si, pour endiguer l'émigration - on ne pourra jamais arrêter complètement la mobilité humaine -, il faut agir sur le politique, l'économique et le social, il ne faudra pas oublier le spirituel. Les départs ne sont pas seulement physiques. Il en est de spirituels. Ce sont ceux des chrétiens atteints par l'indifférentisme, qui fait des ravages en Europe et dans les pays occidentaux, mais qui, véhiculé par la culture de ces pays et les médias, fait oublier aux chrétiens d'Orient leur identité.
Ce sont toutes ces considérations que l'assemblée synodale va examiner à partir d'aujourd'hui, dans un processus bien rodé où, selon un document synodal, « alterneront successivement l'analyse et la synthèse, la consultation des parties intéressées et les décisions prises par les autorités compétentes, suivant une dynamique qui permet la vérification continue des résultats atteints et la programmation de nouvelles propositions ».
Mais par-delà ce savant dosage, le succès du synode dépend de la bonne volonté des 185 évêques réunis, pour la première fois, autour du pape, « signe visible de l'unité de l'Eglise », comme l'a rappelé, dans une intention de prière, l'émir Hareth Chéhab, lors de la messe d'ouverture à Saint-Pierre.
Dans son homélie, Benoît XVI a rappelé que le but du synode est « principalement pastoral, même si l'on ne peut pas ignorer la délicate et parfois dramatique situation sociale et politique de certains pays ».
« Les premiers chrétiens, à Jérusalem, étaient peu nombreux, a enchaîné le pape. Personne n'aurait pu imaginer ce qui s'est réalisé par la suite. Et l'Eglise vit toujours de cette même force qui l'a fait partir puis croître. La Pentecôte est l'événement originaire, mais est aussi un dynamisme permanent, et le synode des évêques est un moment privilégié dans lequel peut se rénover dans le chemin de l'Eglise la grâce de la Pentecôte. »
S'il y a un miracle à espérer, ce sera, d'abord, de ce côté-là. Le synode apportera du nouveau, s'il est lui-même un moment de renouveau.
« Le salut passe par une médiation historique », souligne le pape dans son homélie
Voici de larges extraits de l'homélie prononcée par Benoît XVI hier, au cours de la messe solennelle d'ouverture du synode, en présence de tous les membres de cette assemblée :
« Elevons tout d'abord notre remerciement au Seigneur de l'histoire parce qu'il a permis que, malgré les vicissitudes souvent difficiles et tourmentées, le Moyen-Orient voit toujours, depuis le temps de Jésus jusqu'à aujourd'hui, la continuité de la présence des chrétiens. En ces terres, l'unique Eglise du Christ s'exprime dans la variété des traditions liturgiques, spirituelles, culturelles et disciplinaires des six vénérables Eglises orientales catholiques.
« Le salut est universel, mais il passe par une médiation déterminée, historique. La porte de la vie est ouverte pour tous, mais il s'agit bien d'une "porte", c'est-à-dire d'un passage défini et nécessaire. (...) C'est le mystère de l'universalité du salut et, en même temps, de son lien nécessaire avec la médiation historique du Christ, précédée par celle du peuple d'Israël et prolongée par celle de l'Eglise. (...) Ainsi il se révèle comme le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, qui veut conduire son peuple à la "terre" de la liberté et de la paix. Cette "terre" n'est pas de ce monde, tout le dessein de Dieu dépasse l'histoire, mais le Seigneur veut le construire avec les hommes, par les hommes et dans les hommes, à partir de coordonnées spatiales et temporelles dans lesquelles ils vivent et que Lui-même a données.
« Ce que nous appelons "le Moyen-Orient" fait partie, avec sa propre spécificité, de telles coordonnées. Cette région du monde, Dieu la voit aussi d'une perspective différente, nous pourrions dire "d'en haut" : c'est la terre d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; la terre de l'exode et du retour de l'exil ; la terre du temple et des prophètes, la terre en laquelle le Fils unique est né de Marie, où il a vécu, est mort et est ressuscité ; le berceau de l'Eglise. Et nous aussi, en tant que croyants, nous regardons vers le Moyen-Orient avec ce même regard, dans la perspective de l'histoire du salut. (...) Regarder cette partie du monde dans la perspective de Dieu signifie reconnaître en elle "le berceau" d'un dessein universel de salut dans l'amour (...). L'Eglise est constituée pour être au milieu des hommes, signe et instrument de l'unique et universel projet salvifique de Dieu ; elle accomplit sa mission en étant simplement elle-même, c'est-à-dire "communion et témoignage", comme le rappelle le thème de l'assemblée synodale (...). La Pentecôte est l'événement originaire, mais est aussi un dynamisme permanent, et le synode des évêques est un événement privilégié dans lequel peut se rénover dans le chemin de l'Eglise la grâce de la Pentecôte.
« Le but de cette assise synodale est principalement pastoral, même si nous ne pouvons pas ignorer la délicate et parfois dramatique situation sociale et politique de chaque pays (...). Le document de travail (relève) qu'il est dans son intention , sous la conduite de l'Esprit-Saint, de raviver la communion de l'Eglise catholique au Moyen-Orient. Avant tout au sein de chaque Eglise, parmi tous ses membres (...). Et puis dans les rapports avec les autres Eglises, dans le chemin œcuménique avec les autres Eglises et communautés ecclésiales présentes au Moyen-Orient. Cette occasion est également propice pour poursuivre de façon constructive le dialogue avec les juifs auxquels nous lie de manière indissoluble la longue histoire de l'Alliance, tout comme celui avec les musulmans (...).
« Malgré les difficultés, les chrétiens de Terre sainte sont appelés à raviver la conscience d'être des pierres vivantes de l'Eglise au Moyen-Orient, auprès des Lieux saints de notre salut. Mais vivre dignement dans sa propre patrie est avant tout un droit humain fondamental : c'est pourquoi il faut favoriser des conditions de paix et de justice, indispensables pour un développement harmonieux de tous les habitants de la région. Tous sont donc appelés à apporter leur propre contribution : la communauté internationale, en soutenant un chemin fiable, loyal et constructif envers la paix ; les religions majoritairement présentes dans la région, en promouvant les valeurs spirituelles et culturelles qui unissent les hommes et excluent toute expression de violence. Les chrétiens continueront à offrir leur contribution non seulement par le biais d'œuvres de promotion sociale, comme les instituts d'éducation et de santé, mais surtout avec l'esprit des béatitudes évangéliques qui anime la pratique du pardon et de la réconciliation. Dans cet engagement, ils auront toujours l'appui de toute l'Eglise (...) »